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Rémi Sabourin travaille en enseignement depuis 1992. Il a enseigné aux cycles moyen et intermédiaire dans la région du Centre-Sud de l’Ontario.  

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Son implication syndicale remonte à 1997, lorsqu’il est observateur à l’assemblée générale de l’AEFO provinciale. Par la suite, il est notamment devenu membre du comité de consultation en négociation lors de la première négociation après l’amalgamation des conseils scolaires en Ontario. De 2006 à 2016, il a été président de l’Unité 64 – Centre-Sud catholique. Il est membre du conseil d’administration de l’AEFO depuis 2005.

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On estime qu'entre 25 000 et 30 000 personnes — travailleuses et travailleurs en éducation, parents, enfants, grands-parents, élues et élus — se sont rassemblées devant l’Assemblée législative de l’Ontario, à Queen’s Park (Toronto), le samedi 6 avril, pour transmettre haut et fort un message au gouvernement Ford : NON aux coupes en éducation ! Les conditions d’apprentissage des élèves représentent un investissement, et l’avenir de nos enfants et de notre province en vaut la peine.

Au nom des quelque 10 600 membres de l’AEFO des quatre coins de la province, je tiens à vous dire MERCI pour votre présence au rassemblement, un jour de week-end. Près de 180 autobus se sont rendus jusqu'à Toronto, transportant des travailleuses et travailleurs en éducation de cinq syndicats d'éducation. Des membres de l’AEFO de Sudbury, de Thunder Bay, de la région de Nipissing, d’Ottawa, de Windsor, de la région de Prescott-Russell, du sud de l’Ontario et bien sûr, de la grande région de Toronto étaient sur place. Je vous invite à visiter le rassemblement en images sur la page Facebook de l’AEFO.

Samedi, j’ai parlé en votre nom. Vous pouvez d’ailleurs écouter un extrait de mon allocution sur le compte YouTube de l’AEFO ou lire mon discours sur le site Web de l’AEFO. J’étais fier de vous représenter et de constater la force de la collectivité et la force de notre syndicat. L’esprit de solidarité dont j’ai été témoin me confirme encore une fois qu’ensemble, on peut agir pour l’éducation, pour la francophonie et pour l’avenir de nos jeunes.

#ENSEMBLEPOURAGIR
#AEFOJEMIMPLIQUE

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Lors de la grande manifestation du 1er décembre 2018, nous étions 14 000 Francoontariennes et Franco-ontariens à nous opposer aux décisions surprises du gouvernement concernant le Commissariat aux services en français et l’Université de l’Ontario français... La cause francophone s’est propagée d’un bout à l’autre de la province et du pays, appuyée par des élues et élus politiques, des syndicats d’enseignement — que je tiens à remercier encore une fois — des célébrités, des gens de tout âge et de tout horizon. Et la lutte est loin d’être terminée. À titre d’exemple, l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) cherche à obtenir justice par des moyens légaux.

Malheureusement, la cause francophone est loin d’être la seule qu’on doive défendre ces jours-ci en Ontario. Dans un article de Perspectives que vous pouvez lire au http://perspectives-ctf-fce.ca/?lang=fr, un magazine mensuel de la Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants (FCE), je notais qu’un courant de populisme semble traverser la province. Qu’il s’agisse de mettre en place un programme de bière à un dollar ou d’annuler l’augmentation du salaire minimum, les annonces surprises se multiplient... et les syndicats se mobilisent. Car, à l’inverse de Doug Ford, les syndicats se portent à la défense de causes bien réelles, qui, souvent, touchent l’ensemble de la société. Nous savons manifester, revendiquer. C’est notre expertise. C’est dans notre ADN.

Malgré tout, je crois que nous vivons à une époque fascinante. Nous sommes à la croisée des chemins, et nous devons nous questionner sur ce qui est important pour notre collectivité, ce pour quoi nous devons lutter. Une cause à laquelle je tiens fermement, à titre personnel et professionnel : le droit des femmes. Il ne faut pas oublier que deux tiers des membres de l’AEFO sont des femmes. Je vous invite à parcourir les articles sur la femme dans cet En Bref. J’en profite également pour vous souhaiter une excellente Journée internationale des femmes, le 8 mars prochain!

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Cet article a d'abord été publié en février 2019 dans Perpectives, le magazine de la Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants (FCE) 

Parlez-vous français ? Au Canada, près de 10 millions* de francophones et de francophiles peuvent répondre oui à la question. Et maintenant, posez la question — parlez-vous français? — aux Franco-Ontariennes et Franco-Ontariens. La réponse sera oui, bien entendu. Mais il est bien possible que derrière ce oui,vous entendiez quelque chose de plus : une profonde et légitime indignation. Car, encore une fois, les droits linguistiques fondamentaux des francophones sont menacés en Ontario.

Tout a commencé un 15 novembre 2018 pendant une mise à jour économique du ministre des Finances de l’Ontario, Vic Fedeli. Sans préavis — et, d’après moi, sans logique ni raison —, il déclara à l’Assemblée législative la fin du Commissariat aux services en français et l’annulation du projet de l’Université de l’Ontario français. Pour les 620 000 francophones de la province, cela revenait à freiner l’amélioration des services dans leur langue maternelle et à leur interdire un meilleur et plus grand accès à une éducation postsecondaire en français. Pas étonnant que l’évènement ait tant fait réagir… Les réseaux sociaux n’ont pas tardé à se déchaîner. De partout au pays, les appuis se sont manifestés — je tiens d’ailleurs à remercier les syndicats d’enseignement qui nous ont donné leur appui. Très rapidement, un mouvement de résistance a surgi, puis 14 000 personnes ont participé à une trentaine de manifestations partout en province et plusieurs autres à travers le pays… Les francophones et francophiles ne s’arrêteront pas là; car, pour nous, la lutte est loin d’être terminée.

Je ne peux pas dire que la décision du gouvernement ontarien ait été entièrement surprenante. Dès la course à la chefferie des conservateurs, en mars 2018, Doug Ford avait annoncé ses couleurs, notamment en promettant d’abolir le programme d’éducation sexuelle de 2015, un curriculum progressiste qui tenait compte des réalités d’aujourd’hui et qui avait été mis en place par le gouvernement ontarien précédent. Ça s’annonçait plutôt mal pour le monde de l’éducation… Une fois élu premier ministre de l’Ontario, il a ressorti le curriculum d’éducation physique et santé de 1998 et lancé ce qu’il a par la suite appelé la « plus vaste consultation publique de l’histoire de l’Ontario ». Comme vous le savez, cette consultation sur l’éducation était ouverte à qui le voulait, et comprenait un méli-mélo de questions sur l’éducation sexuelle, les téléphones cellulaires, les mathématiques, les tests standardisés ou toute autre question que la population générale avait envie d’aborder. En prime pour Doug Ford, ce Don Quichotte redresseur des torts causés par l’éducation publique et le personnel enseignant : un lien sur le formulaire de consultation menant directement à l’Ordre des enseignantes et des enseignants de l’Ontario afin de porter plainte contre n’importe quelle enseignante ou n’importe quel enseignant.

Un courant de populisme semble donc traverser l’Ontario. Qu’il s’agisse de mettre en place un programme de bière à un dollar ou d’annuler l’augmentation du salaire minimum, les annonces surprises se multiplient… et les syndicats se mobilisent. Car, à l’inverse de Doug Ford, les syndicats se portent à la défense de causes bien réelles, qui, souvent, touchent l’ensemble de la société.

En Ontario comme ailleurs, le populisme continuera probablement sa montée, soufflant, comme le vent d’hiver, des idées « pour le peuple » derrière lesquelles peuvent se cacher le manque de transparence et le manque de rigueur. Les Donald Trump de ce monde prétendent être les seuls qui représentent « le peuple ». Pourtant, tout porte à croire qu’ils ne connaissent pas l’importance de la collectivité. Si les circonstances l’exigent et qu’on pousse les syndicats à monter aux barricades, nous le ferons. Exactement comme lors des manifestations du 1er décembre. Partout en province, l’AEFO était présente ainsi qu’un très grand nombre de ses membres. Nous savons manifester, revendiquer. C’est notre expertise. C’est dans notre ADN.

Parlez-vous français? Non seulement nous le parlons, mais nous vivons en français. C’est dans notre langue que nous allons à l’école, que nous travaillons et que nous vieillissons. Et nous avons la ferme intention de nous assurer que les générations futures pourront encore faire le même choix.

Voilà pourquoi, pour l’instant, les revendications des francophones retentissent d’un bout à l’autre du pays.

C’est notre langue, notre culture et notre droit.

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La fin de l’année 2018 aura été mouvementée pour la francophonie : élimination du Commissariat aux services en français, arrêt du projet de l’Université de l’Ontario français, recul concernant certaines décisions, etc. On finit par croire que le gouvernement semble privilégier les décisions spontanées, voire imprévisibles et non informées. Mais il se trouve que les francophones savent faire face à toute décision, surtout lorsque leurs droits sont menacés : réaction immédiate et indignée de la communauté franco-ontarienne et franco-canadienne, de francophiles, d’anglophones... manifestations massives le 1er décembre, auxquelles les membres de l’AEFO ont participé en grand nombre... concertations d’organismes, de juristes pour planifier les prochaines étapes... La lutte, qui ne fait que commencer, sera chaude. Qu’à cela ne tienne. L’AEFO sera présente à chacune des batailles. Je crois d’ailleurs que les membres de l’AEFO, à titre de travailleuses et travailleurs en éducation, sont une des premières lignes de défense pour les droits des francophones. L’éducation est un des piliers de la société, que nous avons le devoir de protéger. Nous devons nous assurer que nos jeunes pourront un jour envoyer leurs propres enfants dans une école francophone. Chacune et chacun de nos jeunes doit avoir, aujourd’hui et demain, le droit de dire #jesuisfrancophone, #jevisenfrançais. N’ayez pas peur d’affirmer votre francophonie. Joignez-vous au mouvement #AEFOJEMIMPLIQUE. Impliquez-vous auprès d’un organisme local francophone ou de votre unité locale de l’AEFO. Suivez les nouvelles de #LaRésistance.

Et sur cette note solidaire et francophone, je vous souhaite de profiter du temps des Fêtes pour refaire le plein et passer du temps avec les êtres qui vous sont chers.

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