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 Lors du Sommet provincial sur le postsecondaire en Ontario qui s’est tenu du 3 au 5 octobre à Toronto, organisé par le Regroupement étudiant franco-ontarien (RÉFO) en collaboration avec l’Assemblée de la francophonie (AFO) et la Fédération de la jeunesse franco-ontarienne (FESFO), j’ai pu constater que le postsecondaire en français est un dossier qui prend de plus en plus d’importance.

En Ontario, il y a une université et trois collèges francophones. Pour les plus jeunes, il est difficile de comprendre à quel point cela représente un gain, le résultat de longues luttes pour l’obtention de nos droits les plus fondamentaux. Mais il ne faudrait surtout pas croire que la lutte est terminée. En effet, pour ce qui est du postsecondaire en français, l’offre de service est loin d’être parfaite. Surtout dans le Centre et le Sud-Ouest, où nos jeunes sont tellement mal desservis dans notre langue qu’ils doivent songer à poursuivre leurs études postsecondaires dans un établissement anglophone.

Selon le document Bâtir l’avenir 2013  ― un sommaire du comité d’experts en matière d’éducation post secondaire en langue française pour le Centre et le Sud-Ouest de l’Ontario ― ces régions pourraient abriter près de la moitié de la population francophone de l’Ontario d’ici la prochaine décennie. C’est une bonne nouvelle, puisque cela veut dire que la francophonie prend de l’ampleur. Mais cela veut également dire qu’il faut s’assurer de pouvoir répondre adéquatement aux besoins de cette population grandissante.

Nous avons une responsabilité, en tant que francophones, d’assurer aux générations futures l’accessibilité à des programmes dans leur langue. Sinon, que feront nos jeunes du Centre et Sud-Ouest? Comme c’est le cas présentement, ils iront apprendre en anglais. Et pourtant, en tant que parent, en tant que membre de l’AEFO, en tant que francophone, nous sommes des milliers à vouloir que nos jeunes puissent étudier en français aux niveaux élémentaire, secondaire. Nous voulons aussi que nos jeunes, qu’ils soient à Barrie, à Timmins ou à Hawkesbury, puissent commencer leur vie d’adulte dans un établissement francophone.

Le Symposium aura été une étape essentielle – peut-être même historique – qui aura permis aux francophones de se questionner, d’analyser la situation, et de se rendre compte que le statu quo serait une aberration. Il faut se mobiliser, il faut accepter de comprendre l’urgence et l’importance d’un mouvement francophone qui permette aux Francophones de toute la province d’avoir accès à une éducation postsecondaire dans leur langue.