Depuis le début du mois, les images des feux à Fort McMurray sont sur tous nos écrans. Lorsque l’Alberta Teachers’ Association (ATA) a pressé ses membres de faire un don à la Croix-Rouge canadienne pour le fonds « Feux de forêt en Alberta », la Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants (FCE) a lancé cet appel à ses organisations membres. L’AEFO s’est empressée d'y répondre. Les gouvernements provinciaux, les groupes humanitaires, les Canadiennes et les Canadiens ont offert leur aide – et le Canada a même dû refuser l’aide internationale.

En tant que syndicat d’enseignement, sans négliger l’ampleur de la tragédie pour toutes les personnes concernées, l’AEFO est particulièrement interpellée par la situation des travailleuses et des travailleurs en éducation et des quelque 12 000 élèves de la région. De nombreux reportages ont décrit le courage des enseignantes et des enseignants. Certains d’entre eux sont restés des heures avec leurs élèves en attendant le secours, d’autres ont aidé à évacuer leurs élèves.

Le courage de ces enseignantes et de ces enseignants ne me surprend pas. Enseigner, c’est bien plus que l’apprentissage des mathématiques ou les verbes du premier groupe. Les enseignantes et les enseignants cheminent avec leurs élèves au quotidien, ils sont responsables de leur apprentissage et de leur bien-être. Et, en grand nombre, ils s’attachent à ces jeunes vies qui dépendent tellement d’eux.

La tragédie de Fort McMurray peut s’évaluer en chiffres : des milliers de personnes évacuées, des milliers d’hectares ravagés et de foyers détruits. Mais il est impossible de calculer les répercussions des feux à Fort McMurray sur les vies humaines. L’AEFO souhaite à ses collègues de l’ATA de trouver à nouveau ce courage dont ils ont fait preuve pour rebâtir leur nouvelle vie.