Contenu principal

Lorsque j’ai débuté mon mandat à la présidence il y a quatre ans, je n’avais qu’une petite idée de l’ampleur de la tâche. J’ai vite réalisé que l’AEFO est beaucoup plus complexe que je ne le croyais. La défense des membres, les négociations et le fait français sont, bien entendu, les priorités absolues de l’AEFO. Mais il y a plus. Pour faire avancer une cause, pour prendre sa place, pour le mieux-être des membres, l’AEFO s’implique en temps, en ressources humaines, en énergie. Cela se traduit par des nombreux comités, des activités politiques, communautaires ou associatives, des revendications, des prises de position, une présence médiatique constante… Il existe donc tout un monde, peu connu, que je pourrais qualifier de connexe et parallèle… ou de « machine syndicale ».

De nos jours, cette « machine » devient de plus en plus importante, en constante évolution. Il y a une vingtaine d’années, personne n’aurait pu imaginer que nos membres auraient à maîtriser un nouveau vocabulaire : testing, mieux-être, initiatives gouvernementales, santé mentale, enseignement différencié, communauté d’apprentissage professionnelle... La tâche des membres – que vous soyez travailleuse ou travailleur d’un établissement francophone ou enseignante ou enseignant – n’a cessé de s’accroître, augmentant la menace d’épuisement professionnel. C’est pourquoi j’ai souvent conseillé à un membre d’accepter une nouvelle activité ou un nouveau comité en disant à sa superviseure ou son superviseur : « Oui, mais qu’est-ce que tu m’enlèves de mon assiette, car elle déborde déjà »?

Afin de s’adapter au changement, l’AEFO doit continuer à être près de ses membres. Pour ma part, pendant mes mandats, j’ai tenu à assister aux assemblées annuelles des unités, à participer aux rencontres syndicales dans les lieux de travail. Il m’est arrivé plus d’une fois de rapporter à une élue ou un élu l’anecdote que je tenais d’un membre, afin de donner plus de poids à mes arguments. Chaque histoire personnelle a le potentiel d’aider la collectivité et doit se faire entendre. J’ai également tenu à appuyer les nouvelles présidences en poste dans leurs fonctions.

Le travail n’est jamais fini pour la cause syndicale, pour la francophonie en Ontario, pour l’amélioration des soins de santé mentale, pour l’éducation postsecondaire en français… Je passerai le flambeau à Rémi Sabourin, le président élu de l’AEFO, le 1er septembre 2016. Il a toute ma confiance. Je sais qu’il continuera à veiller sur les dossiers qui me tiennent tellement à cœur et poursuivra de nouvelles avenues pour le mieux-être des membres.

Sur ce, je tiens à vous remercier pour la confiance que vous m’avez témoignée tout au long de mes mandats.  J’en profite pour vous souhaiter des vacances bien méritées.

À la prochaine!