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J’ai passé une grande partie de ma vie professionnelle à lutter pour de meilleures
conditions de travail, ce qui, d’après moi, comprend un salaire raisonnable. J’ai donc suivi avec passion les débats entourant la hausse du salaire minimum, qui vient de passer de 11,60 $ à 14 $ l’heure. J’ai été étonné d’entendre et de lire tant de commentaires négatifs. Le capitalisme fait partie de notre société, c’est un fait. Mais comment peut-on croire que les travailleuses et travailleurs de notre province ne méritent pas plus? Lorsque des employeurs ont coupé dans les avantages sociaux du personnel dès l’entrée en vigueur de l’augmentation du salaire minimum, j’ai trouvé cette réaction désolante. J’espère de tout coeur que les employées et employés concernés vont commencer à penser à des solutions, se regrouper et trouver des moyens d’obtenir des conditions de travail plus acceptables. Plusieurs chemins mènent au syndicalisme. Le premier pas, c’est de sortir de l’isolement et croire à une cause commune.

Ce n’est pas un hasard si la plus grande partie des ressources humaines et financières de l’AEFO est consacrée à la négociation et à la gestion des conventions collectives de ses membres. Au travail, le droit à l’épanouissement, au mieux-être et à l’équité salariale devrait être acquis, mais la route est encore longue pour la plupart d’entre nous. Car même pour les travailleuses et travailleurs syndiqués, la lutte pour l’amélioration des conditions de travail est loin d’être terminée.

Je vous souhaite mes meilleurs voeux de réussite et de succès en 2018!