Je me souviens très bien de l’époque où, en Ontario, les enseignantes et enseignants francophones s’éparpillaient dans 129 conseils scolaires. Il n’existait que deux conseils francophones à Toronto et à Ottawa, créés en 1989, puis un autre plus tard en 1991 dans Prescott-Russell. Quand la gestion scolaire est devenue une réalité pour toute la province de l’Ontario en 1998, ce fut une victoire incroyable. L’AEFO et ses membres, et tant d’individus et d’organismes francophones, avaient milité pendant des années à coups de mémoires, de rencontres, de rapports. Beaucoup d’encre avait coulé, des projets de loi étaient devenus des lois. Et enfin, on obtenait la gestion de nos écoles.

La responsabilité première des enseignantes et enseignants ainsi que des autres professionnels du secteur de l’éducation, membres de l’AEFO, a toujours été la réussite scolaire des jeunes. Les conseils scolaires sont fiers de souligner leur succès, mais rappelons-nous que vous, membres de l'AEFO, participez à ce succès par votre dévouement, votre professionnalisme et votre fierté franco-ontarienne. 

Aujourd’hui, grâce au militantisme de celles et ceux qui ont lutté pour nos droits linguistiques, nos jeunes peuvent vivre, apprendre et évoluer dans un milieu francophone qui est appuyé par une structure francophone. Je crois que c’est d’une importance capitale. Pour nos jeunes. Pour vous. Pour notre communauté francophone. Et pour l’avenir de notre si belle langue.