Depuis un an, le mouvement #moiaussi (#metoo) met en lumière les inégalités entre hommes et femmes et dénonce, entre autres, le harcèlement, les agressions sexuelles et les abus de pouvoir. Depuis 2012, la Journée internationale de la fille, le 11 octobre, encourage les filles à accéder, autant que les garçons, à un avenir meilleur. Les changements ne surviendront pas du jour au lendemain, si on songe qu’à l’heure actuelle, seuls 66 % des pays ont atteint la parité entre les sexes dans l’enseignement primaire, 45 % dans le premier cycle du secondaire et 25 % dans le deuxième cycle du secondaire, selon le Rapport mondial de suivi sur l’éducation de l’UNESCO. Les chances de succès sont loin d’être égales. Mais je crois sincèrement que les travailleuses et travailleurs du monde de l’éducation sont appelés à jouer un rôle important pour équilibrer la balance.

Grâce à vous, les jeunes apprennent à s’affirmer, à choisir leur chemin. N’hésitez pas à les guider, à leur faire comprendre les grandes notions de société comme la démocratie, la parité, l’égalité... Et même le syndicalisme! Car de ce côté-là aussi, des changements, pas toujours positifs, sont peut-être à venir. Je pense par exemple au gouvernement de la province, qui a décidé de ne pas augmenter le salaire minimum en 2019. Cette décision fait vibrer en moi la fibre syndicale, car je crois que chaque membre de la société a le droit d’accéder à un meilleur niveau de vie.

En tant que membre de l’AEFO, je vous demande de continuer à inculquer aux jeunes que vous côtoyez les valeurs qui rassemblent les Canadiennes et Canadiens, telles que l’inclusion et l’égalité des chances. Collectivement, notre engagement, un des grands moteurs de changement dans la société, pourrait soulever des montagnes.