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Lors de la grande manifestation du 1er décembre 2018, nous étions 14 000 Francoontariennes et Franco-ontariens à nous opposer aux décisions surprises du gouvernement concernant le Commissariat aux services en français et l’Université de l’Ontario français... La cause francophone s’est propagée d’un bout à l’autre de la province et du pays, appuyée par des élues et élus politiques, des syndicats d’enseignement — que je tiens à remercier encore une fois — des célébrités, des gens de tout âge et de tout horizon. Et la lutte est loin d’être terminée. À titre d’exemple, l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) cherche à obtenir justice par des moyens légaux.

Malheureusement, la cause francophone est loin d’être la seule qu’on doive défendre ces jours-ci en Ontario. Dans un article de Perspectives que vous pouvez lire au http://perspectives-ctf-fce.ca/?lang=fr, un magazine mensuel de la Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants (FCE), je notais qu’un courant de populisme semble traverser la province. Qu’il s’agisse de mettre en place un programme de bière à un dollar ou d’annuler l’augmentation du salaire minimum, les annonces surprises se multiplient... et les syndicats se mobilisent. Car, à l’inverse de Doug Ford, les syndicats se portent à la défense de causes bien réelles, qui, souvent, touchent l’ensemble de la société. Nous savons manifester, revendiquer. C’est notre expertise. C’est dans notre ADN.

Malgré tout, je crois que nous vivons à une époque fascinante. Nous sommes à la croisée des chemins, et nous devons nous questionner sur ce qui est important pour notre collectivité, ce pour quoi nous devons lutter. Une cause à laquelle je tiens fermement, à titre personnel et professionnel : le droit des femmes. Il ne faut pas oublier que deux tiers des membres de l’AEFO sont des femmes. Je vous invite à parcourir les articles sur la femme dans cet En Bref. J’en profite également pour vous souhaiter une excellente Journée internationale des femmes, le 8 mars prochain!