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Comme vous le savez sans doute, les négociations ont commencé entre l’AEFO, le gouvernement provincial et le Conseil des associations d’employeurs (CAE), qui représente les 12 conseils scolaires de langue française. Il se peut que vous entendiez parler des négos par les médias traditionnels et les médias sociaux, par vos collègues, des amies ou des amis, etc. En ce qui a trait aux négos de votre syndicat, je vous encourage à utiliser l’AEFO comme courroie de transmission. Vous pouvez vous fier à la publication Info NÉGOS, que vous continuerez de recevoir par courriel, afin de vous tenir au courant des négociations.

En marge des négos, et en cette période de rentrée, les nouvelles sur l’éducation en Ontario sont de plus en plus difficiles à suivre : taille des classes, coupes de postes dans toutes les professions et métiers en éducation, mathématiques, cellulaires, cours en ligne obligatoires, programme-cadre d’éducation physique et de santé, éducation postsecondaire en français... D’après moi, un des facteurs qui contribue à cela est la rhétorique politique (« spin politique ») du gouvernement déguisée en « nouveauté ». Un exemple : le gouvernement a annoncé à grand bruit un « nouveau » programmecadre d’éducation physique et de santé. En fait, il s’agit plutôt du programme-cadre de 2015, avec quelques modifications mineures. Quand on pense que le gouvernement s’est cru obligé de tenir « la plus grande consultation de l’histoire de la province » pour en arriver là, on se demande si cette consultation en valait vraiment la peine. Un autre exemple : les conseils scolaires ont depuis longtemps des politiques et des directives sur l’utilisation des appareils électroniques en salle de classe. Cela n’a pas empêché le gouvernement de ressortir ses trompettes pour proclamer que le cellulaire était « désormais » interdit en salle de classe.

Bien entendu, les annonces du gouvernement ne sont pas toutes des anciennes nouvelles. Je pense par exemple au nouveau test de compétences en mathématiques pour les étudiantes et étudiants des facultés d’éducation, qui fait tant de vagues, et avec raison. Selon les derniers résultats des tests provinciaux de l’Office de la qualité et de la responsabilité en éducation (OQRE), les connaissances mathématiques de nos élèves de 3e et 6e années sont bonnes, le défi serait plutôt de mettre ces connaissances en pratique et de faire preuve de pensée critique. Or, ces résultats contredisent deux choses : la nécessité d’un test de maths obligatoire pour nos futures enseignantes et futurs enseignants, et l’urgence de revenir à l’enseignement des connaissances de base en maths. En regardant les résultats des tests de l’OQRE pour les élèves francophones, je constate que le personnel enseignant utilise déjà les stratégies nécessaires pour l’apprentissage des maths.

En réagissant aux « bonnes nouvelles » ou aux « anciennes nouvelles remises à neuf » du gouvernement, les syndicats en éducation ne veulent pas critiquer ou démentir pour le plaisir. Nous le faisons parce que nous avons le devoir de remettre les pendules à l’heure, afin que les fausses polémiques, les rhétoriques politiques et les annonces qui ressemblent à des coups de tête ne nous détournent pas de l’essentiel : assurer un avenir d’apprentissage de qualité pour nos jeunes.

Sur ce, je vous souhaite à toutes et tous un bon début d’année scolaire!