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Rémi Sabourin travaille en enseignement depuis 1992. Il a enseigné aux cycles moyen et intermédiaire dans la région du Centre-Sud de l’Ontario.  

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Son implication syndicale remonte à 1997, lorsqu’il est observateur à l’assemblée générale de l’AEFO provinciale. Par la suite, il est notamment devenu membre du comité de consultation en négociation lors de la première négociation après l’amalgamation des conseils scolaires en Ontario. De 2006 à 2016, il a été président de l’Unité 64 – Centre-Sud catholique. Il est membre du conseil d’administration de l’AEFO depuis 2005.

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Je me souviens très bien de l’époque où, en Ontario, les enseignantes et enseignants francophones s’éparpillaient dans 129 conseils scolaires. Il n’existait que deux conseils francophones à Toronto et à Ottawa, créés en 1989, puis un autre plus tard en 1991 dans Prescott-Russell. Quand la gestion scolaire est devenue une réalité pour toute la province de l’Ontario en 1998, ce fut une victoire incroyable. L’AEFO et ses membres, et tant d’individus et d’organismes francophones, avaient milité pendant des années à coups de mémoires, de rencontres, de rapports. Beaucoup d’encre avait coulé, des projets de loi étaient devenus des lois. Et enfin, on obtenait la gestion de nos écoles.

La responsabilité première des enseignantes et enseignants ainsi que des autres professionnels du secteur de l’éducation, membres de l’AEFO, a toujours été la réussite scolaire des jeunes. Les conseils scolaires sont fiers de souligner leur succès, mais rappelons-nous que vous, membres de l'AEFO, participez à ce succès par votre dévouement, votre professionnalisme et votre fierté franco-ontarienne. 

Aujourd’hui, grâce au militantisme de celles et ceux qui ont lutté pour nos droits linguistiques, nos jeunes peuvent vivre, apprendre et évoluer dans un milieu francophone qui est appuyé par une structure francophone. Je crois que c’est d’une importance capitale. Pour nos jeunes. Pour vous. Pour notre communauté francophone. Et pour l’avenir de notre si belle langue.

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J’ai passé une grande partie de ma vie professionnelle à lutter pour de meilleures
conditions de travail, ce qui, d’après moi, comprend un salaire raisonnable. J’ai donc suivi avec passion les débats entourant la hausse du salaire minimum, qui vient de passer de 11,60 $ à 14 $ l’heure. J’ai été étonné d’entendre et de lire tant de commentaires négatifs. Le capitalisme fait partie de notre société, c’est un fait. Mais comment peut-on croire que les travailleuses et travailleurs de notre province ne méritent pas plus? Lorsque des employeurs ont coupé dans les avantages sociaux du personnel dès l’entrée en vigueur de l’augmentation du salaire minimum, j’ai trouvé cette réaction désolante. J’espère de tout coeur que les employées et employés concernés vont commencer à penser à des solutions, se regrouper et trouver des moyens d’obtenir des conditions de travail plus acceptables. Plusieurs chemins mènent au syndicalisme. Le premier pas, c’est de sortir de l’isolement et croire à une cause commune.

Ce n’est pas un hasard si la plus grande partie des ressources humaines et financières de l’AEFO est consacrée à la négociation et à la gestion des conventions collectives de ses membres. Au travail, le droit à l’épanouissement, au mieux-être et à l’équité salariale devrait être acquis, mais la route est encore longue pour la plupart d’entre nous. Car même pour les travailleuses et travailleurs syndiqués, la lutte pour l’amélioration des conditions de travail est loin d’être terminée.

Je vous souhaite mes meilleurs voeux de réussite et de succès en 2018!

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Un de mes grands héros personnel est Rick Hansen, ce défenseur passionné des personnes ayant un handicap au Canada. Ce qui m’a toujours frappé, chez lui, c’est à quel point il peut avoir une influence positive. Il sait motiver les gens pour leur donner le courage d’exercer leurs droits.

De nos jours, on pourrait penser qu’on connait toutes et tous nos droits. Mais après avoir passé des années à défendre les membres de l’AEFO, je sais fort bien que ce n’est pas toujours le cas. À maintes reprises, j’ai pu constater que les travailleuses et travailleurs du secteur de l’éducation n’osent pas prendre leur place. Certains sont prêts à dire oui à tout le monde et en tout temps, même si cela va à l’encontre de leurs propres droits. Et je sais que de nombreux membres de l’AEFO préfèrent penser presque exclusivement aux jeunes dont ils ont la responsabilité plutôt qu’à eux-mêmes, ce qui peut mener à l’épuisement professionnel.

Les droits de la personne ne s’appliquent pas seulement aux jeunes, mais à tout le monde. Il faut cesser de les voir uniquement comme des grands concepts inatteignables. Selon moi, il s’agit peut-être tout simplement de prendre sa place au quotidien, sans brimer les droits des autres.

Bien des années après la tournée mondiale en fauteuil roulant de Rick Hansen, il continue à être un modèle pour moi. C’est pourquoi j’ai été agréablement surpris quand j’ai su que son histoire faisait partie d’une ressource pour les enseignantes et enseignants. Parler vrai au pouvoir Canada s’inspire du projet original Speak Truth to Power (STTP) conçu par l’organisation Robert F. Kennedy Human Rights, et a été élaboré par la Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants (FCE). J’invite tout le monde — et pas seulement le personnel enseignant — à y jeter un coup d’oeil, car c’est un portrait inspirant de Canadiennes et Canadiens voués à la défense des droits de la personne.

Et comme c’est déjà la période des Fêtes, je souhaite aux membres de l’AEFO de prendre le temps de penser à vous et de vous reposer. Bonne et heureuse année 2018!

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Dernièrement, je me suis adressé aux déléguées syndicales et délégués syndicaux à l’une des formations qui ont eu lieu en octobre et novembre. Pour moi, c’est toujours un plaisir de pouvoir échanger avec celles et ceux qui sont si importants pour la vitalité et la force de notre syndicat. En effet, votre déléguée syndicale ou délégué syndical prête ses yeux et ses oreilles à l’AEFO, entre autres pour s’assurer que chaque membre reçoive l’aide ou les conseils dont il a besoin. Je vous invite à prendre le temps de la ou de le remercier pour son engagement, sa solidarité. Le syndicalisme est bien vivant dans nos lieux de travail, en grande partie grâce à des gens comme eux. 

À une époque où les emplois permanents sont de plus en plus rares, le syndicalisme devient, selon moi, une obligation. Cet automne, je me suis rendu sur les lignes de piquetage du Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario (SEFPO) pour donner mon appui à ses membres. Je peux vous dire que la chaleur humaine et la recherche de solutions étaient au rendez-vous. Les membres du SEFPO ne demandaient pas la lune, mais des conditions justes et équitables. Il n’est pas normal que tant de travailleuses et travailleurs se sentent si vulnérables face aux employeurs. Plus que jamais, il faut continuer à se battre contre la précarité d’emploi et l’insécurité.

Dans le fond, l’AEFO, c’est chacun de nous. C’est en s’organisant et en se rassemblant qu’on voit le vrai pouvoir de notre collectivité. Et merci encore aux déléguées syndicales et délégués syndicaux de l’AEFO pour le travail que vous accomplissez pour les membres!

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