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Rémi Sabourin travaille en enseignement depuis 1992. Il a enseigné aux cycles moyen et intermédiaire dans la région du Centre-Sud de l’Ontario.  

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Son implication syndicale remonte à 1997, lorsqu’il est observateur à l’assemblée générale de l’AEFO provinciale. Par la suite, il est notamment devenu membre du comité de consultation en négociation lors de la première négociation après l’amalgamation des conseils scolaires en Ontario. De 2006 à 2016, il a été président de l’Unité 64 – Centre-Sud catholique. Il est membre du conseil d’administration de l’AEFO depuis 2005.

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Les chiffres parlent d’eux-mêmes. À l’AEFO, les deux tiers des membres sont des femmes. On pourrait croire que, parce qu’elles sont si présentes dans notre syndicat, la lutte est gagnée, il n’y a plus rien à revendiquer. Le féminisme a gagné. Et pourtant…

Un rapide coup d’œil sur les présidences d’unité, le comité exécutif, le conseil d’administration, bref sur la gouvernance de l’AEFO, révèle que ces proportions ne sont pas respectées. Plusieurs raisons peuvent expliquer ce déséquilibre, mais il faut continuer d’encourager la participation et trouver des moyens pour que les femmes s’impliquent davantage dans leur syndicat.

L’engagement syndical de chaque femme contribue à l’épanouissement, à la richesse, à la force de notre syndicat et de nos communautés. Que ce soit à titre de déléguée syndicale ou de membre d’un comité, que ce soit une présidente d’unité, ou une présidence provinciale... Notre monde en pleine mouvance doit trouver les moyens de permettre aux femmes de revendiquer l’espace syndical. Pour un monde meilleur et une société plus équitable.

Bonne journée internationale de la femme!

Carol Jolin

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L’attente aura été longue. Déjà, en 2012, un de mes Mot du président (En Bref #653) avait pour titre : Assez tardé! À cette époque, je déplorais la baisse importante de l’activité physique chez nos jeunes et la recrudescence de maladies transmises sexuellement. En 2012, il était urgent que le ministère de l’Éducation (MÉO) mette à jour son programme-cadre d’éducation physique et de santé. On aurait presque pu croire qu’il s’agissait d’une mission impossible. En effet, quelques groupes s’opposaient aux changements proposés en matière d’éducation sexuelle; il a donc fallu attendre.

Quelques années plus tard, c’est maintenant chose faite. Le nouveau programme est inclusif et reflète bien la diversité de nos élèves, tout en leur apprenant à respecter les autres, que ce soit à l’école ou ailleurs. Pour que la mise en œuvre du programme soit efficace, il faut absolument que le MÉO et les conseils scolaires mettent à la disposition de nos enseignantes et de nos enseignants les ressources et la formation nécessaires. Et en français, cela va de soi.

Les programmes du MÉO contribuent sans aucun doute au succès de nos élèves. Mais il est important de reconnaître que c’est le professionnalisme et l’excellence de notre personnel enseignant qui fait toute la différence.

Pour plus d'information au sujet du nouveau programme.

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La mission de notre syndicat est la défense et la promotion des intérêts de ses membres. Mais il faut avouer que de nombreuses travailleuses et de nombreux travailleurs au Canada ont la même attente par rapport à leur propre syndicat. Après tout, la défense des membres, c’est la principale raison d’être du syndicalisme. C’est également un des progrès les plus notables survenus dans le monde du travail depuis le 19e siècle. Mais justement, les temps changent. Et bien que la défense des membres sera toujours la préoccupation primaire et absolue de l’AEFO, il convient à notre syndicat d’aller plus loin.

Depuis quelques mois, l’AEFO se penche sur la façon d’améliorer son appui aux membres. Je ne parle donc pas de défense des membres, mais de trouver des moyens, des outils, des stratégies, pour leur mieux-être.

Pour l’instant, il est prématuré de savoir comment parvenir à ce mieux-être, de façon concrète, mais la conclusion qui s’impose est la suivante : il faut un plan à moyen terme afin que l’espace professionnel de tous les membres de l’AEFO contribue à leur mieux-être. Pour vous en donner un exemple, il faudrait que l’AEFO s’assure d’être consultée avant que toute initiative, politique ou programme du gouvernement ou des conseils scolaires ne fasse son chemin dans votre classe ou votre lieu de travail.

Vous aurez certainement l’occasion d’entendre parler non seulement du mieux-être des membres, mais aussi des deux autres priorités de cette nouvelle planification stratégique (qui vient d’être adoptée par le conseil d’administration de l’AEFO), c’est-à-dire le rayonnement et l’influence de l’AEFO, et la performance organisationnelle. Il s’agit donc tout d’abord de trouver les façons d’encadrer ces priorités, puis de les mettre en œuvre.

Pour un syndicalisme fort, renouvelé, toujours d’actualité, et bien ancré dans notre 21e siècle.

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Tout récemment, j’ai donné des entrevues aux médias à Windsor et Sudbury. La question qui semble revenir : combien de temps prennent les négos? Certains membres se posent même la question en termes plus incisifs : on en entend parler depuis longtemps – ça ne devrait pas bientôt aboutir?

À l’ère de la rapidité, voire de l’instantané, il est vrai que ce qui « n’aboutit » pas immédiatement peut sembler être un anachronisme. Et pourtant… Les négos ne peuvent pas être un processus ultra-rapide. D’abord et avant tout, parce que les intérêts des membres ne peuvent, en aucun cas, être négociés à la va-vite. De plus, chaque sujet de négociation doit être réfléchi, analysé, compris, et accepté par les parties prenantes. Et le processus lui-même peut prendre du temps. Par exemple, pour le personnel enseignant régulier et suppléant, les parties doivent s’entendre sur les sujets pour la table provinciale avant que la négociation puisse commencer entre l’AEFO, le gouvernement et le Conseil des associations d’employeurs. Les sujets qui ne sont pas retenus pour la table centrale peuvent faire l’objet de négociations au niveau local. L’AEFO détermine présentement les sujets pour la table provinciale.

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