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Rémi Sabourin travaille en enseignement depuis 1992. Il a enseigné aux cycles moyen et intermédiaire dans la région du Centre-Sud de l’Ontario.  

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Son implication syndicale remonte à 1997, lorsqu’il est observateur à l’assemblée générale de l’AEFO provinciale. Par la suite, il est notamment devenu membre du comité de consultation en négociation lors de la première négociation après l’amalgamation des conseils scolaires en Ontario. De 2006 à 2016, il a été président de l’Unité 64 – Centre-Sud catholique. Il est membre du conseil d’administration de l’AEFO depuis 2005.

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 Lors du Sommet provincial sur le postsecondaire en Ontario qui s’est tenu du 3 au 5 octobre à Toronto, organisé par le Regroupement étudiant franco-ontarien (RÉFO) en collaboration avec l’Assemblée de la francophonie (AFO) et la Fédération de la jeunesse franco-ontarienne (FESFO), j’ai pu constater que le postsecondaire en français est un dossier qui prend de plus en plus d’importance.

En Ontario, il y a une université et trois collèges francophones. Pour les plus jeunes, il est difficile de comprendre à quel point cela représente un gain, le résultat de longues luttes pour l’obtention de nos droits les plus fondamentaux. Mais il ne faudrait surtout pas croire que la lutte est terminée. En effet, pour ce qui est du postsecondaire en français, l’offre de service est loin d’être parfaite. Surtout dans le Centre et le Sud-Ouest, où nos jeunes sont tellement mal desservis dans notre langue qu’ils doivent songer à poursuivre leurs études postsecondaires dans un établissement anglophone.

Selon le document Bâtir l’avenir 2013  ― un sommaire du comité d’experts en matière d’éducation post secondaire en langue française pour le Centre et le Sud-Ouest de l’Ontario ― ces régions pourraient abriter près de la moitié de la population francophone de l’Ontario d’ici la prochaine décennie. C’est une bonne nouvelle, puisque cela veut dire que la francophonie prend de l’ampleur. Mais cela veut également dire qu’il faut s’assurer de pouvoir répondre adéquatement aux besoins de cette population grandissante.

Nous avons une responsabilité, en tant que francophones, d’assurer aux générations futures l’accessibilité à des programmes dans leur langue. Sinon, que feront nos jeunes du Centre et Sud-Ouest? Comme c’est le cas présentement, ils iront apprendre en anglais. Et pourtant, en tant que parent, en tant que membre de l’AEFO, en tant que francophone, nous sommes des milliers à vouloir que nos jeunes puissent étudier en français aux niveaux élémentaire, secondaire. Nous voulons aussi que nos jeunes, qu’ils soient à Barrie, à Timmins ou à Hawkesbury, puissent commencer leur vie d’adulte dans un établissement francophone.

Le Symposium aura été une étape essentielle – peut-être même historique – qui aura permis aux francophones de se questionner, d’analyser la situation, et de se rendre compte que le statu quo serait une aberration. Il faut se mobiliser, il faut accepter de comprendre l’urgence et l’importance d’un mouvement francophone qui permette aux Francophones de toute la province d’avoir accès à une éducation postsecondaire dans leur langue.

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Il n’est pas donné à tout le monde de pouvoir enseigner. Ce n’est pas seulement une profession, ou un travail pour lequel on se lève tous les matins. C’est beaucoup plus qu’un chèque de paye. Ce ne sont pas uniquement des conditions de travail.

Il n’est pas donné à tout le monde d’enseigner, parce que même si l’enseignement est le plus beau métier du monde; que c’est une profession qui permet d’être aux premières loges de l’épanouissement des générations montantes; même si enseigner, c’est aider, c’est forger les destins, c’est délivrer de l’ignorance, c’est transmettre la connaissance et le souci de l’avancement personnel et social… Ce n’est pas donné à toutes et à tous.

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Les négociations sont le sujet de l’heure. Non seulement pour l’AEFO, mais également pour les membres des syndicats de la Fonction publique, la B.C. Teachers’ Federation (qui, au moment de mettre sous presse, venait de conclure une entente de principe avec le gouvernement), les membres de la WUFA (Windsor University Faculty Association), pour ne nommer que ces quelques syndicats.

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