L’AEFO lance son microsite sur la violence en milieux scolaires : un outil centralisé pour agir avec assurance

Des mesures concrètes pour outiller, former, revendiquer et collaborer

TORONTO (Ontario), le 21 novembre 2025 — Dans le cadre de sa conférence des déléguées syndicales et délégués syndicaux, l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO) a lancé aujourd’hui son tout nouveau microsite DireNonÀLaViolence.ca, une plateforme numérique centralisée qui vise à outiller ses membres et à faciliter les démarches dans les situations de violence en milieu de travail.

Cette initiative s’inscrit dans la continuité du Plan d’action provincial pour contrer la violence dans les milieux scolaires de l’AEFO, dévoilé en octobre dernier et constitue une réponse directe à une situation qui s’aggrave, se banalise et met à risque la santé et la sécurité du personnel scolaire.

« La violence dans nos écoles est une réalité de plus en plus présente, et elle ne peut plus être tolérée ni banalisée. C’est inacceptable! L’AEFO prend cette situation très au sérieux : nos membres nous parlent de blessures physiques, de détresse psychologique et d’une surcharge qui s’ajoute à des conditions déjà difficiles. Tous nos membres et les élèves ont droit à des environnements d’apprentissage sains et sécuritaires », déclare Gabrielle Lemieux, présidente de l’AEFO.

Le microsite DireNonALaViolence.ca regroupe des ressources fiables, à des outils pratiques et à des informations essentielles concernant leurs droits. Il vise également à remédier à un problème majeur : des mécanismes de signalement souvent ambiguës qui génèrent de la confusion., ce qui contribue au climat de silence et d’insécurité dans les écoles.

 

Un outil concret issu du Plan d’action provincial

Le microsite lancé aujourd’hui découle directement des engagements pris par l’AEFO dans son plan d’action provincial qui s’articule autour de quatre axes : outiller, former, revendiquer et collaborer. Il vise à simplifier, clarifier et renforcer les démarches de signalements d’incidents, un élément crucial alors que la violence est en hausse dans les écoles élémentaires comme secondaires.

Concrètement, le microsite propose :

  • des fiches informatives décrivant les premiers gestes à poser après un incident de violence ;
  • des modèles de formulaires et un guide complet sur les types de signalement conformes aux obligations légales ;
  • des parcours guidés selon les responsabilités de chacun, que vous soyez membre, déléguée ou délégué syndical, présidence d’unité ou membre d’un comité mixte sur la santé et la sécurité au travail ;
  • un répertoire des politiques pertinentes, des références juridiques et des ressources provinciales ; et
  • les coordonnées des personnes-ressources à contacter pour discuter d’une situation de violence ou obtenir un accompagnement personnalisé.

« Ce microsite est un pas important, mais il ne remplace pas les investissements que le gouvernement doit faire en prévention, en formation et en ressources humaines, notamment pour appuyer l’intégration des élèves à besoins particuliers. Sans personnel suffisant, sans formation en résolution de conflits et en désescalade, et sans mécanismes de signalement efficaces, la violence continuera d’augmenter », ajoute madame Lemieux.

L’AEFO demeure pleinement engagée dans la lutte contre la violence en milieu scolaire et participe activement au groupe de travail provincial en santé et sécurité pour améliorer les pratiques, les formations et les outils disponibles dans les écoles de l’Ontario.

 

L’AEFO compte plus de 12 500 membres et représente les enseignantes et les enseignants des écoles élémentaires et secondaires de langue française de l’Ontario, tant catholiques que publiques, en plus du personnel professionnel et de soutien œuvrant dans différents lieux de travail francophones.

 

Pour information et demandes d’entrevues :
Marianne Raina
Cadre, service des communications à l’AEFO
Courriel : mraina@aefo.on.ca
Tél. : 613-218-3702*

(*Compte tenu du volume élevé de demandes, nous recommandons de nous contacter par courriel.)

 

Les syndicats de l’éducation de l’Ontario font une mise en garde contre l’adoption du projet de loi 33

OTTAWA, le 18 novembre 2025 — L’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), la Fédération des enseignantes et des enseignants de l’élémentaire de l’Ontario (ETFO/FEEO), Ontario English Catholic Teachers’ Association (OECTA), le Conseil des syndicats des conseils scolaires de l’Ontario (SCFP-CSCSO) et la Fédération des enseignantes-enseignants des écoles secondaires de l’Ontario (OSSTF/FEESO) ont publié la déclaration conjointe suivante au sujet de l’adoption probable du projet de loi 33, intitulé la Loi sur le soutien aux enfants, aux élèves et aux étudiants :

 « Les écoles de l’Ontario sont confrontées à de vraies crises : classes pleines à craquer, montée de la violence, infrastructures délabrées et réduction massive des services d’éducation spécialisée. Or, le projet de loi 33 ne fait que détourner l’attention de chacun de ces problèmes, et risque même de les exacerber.

Une fois de plus, le gouvernement conservateur utilisera sa majorité comme une arme. Non pas pour venir en aide aux élèves, mais pour réduire des collectivités au silence et éroder la confiance du public. Le projet de loi 33 n’est rien de moins qu’une prise de contrôle hostile de la gouvernance de l’éducation financée par des fonds publics, et une attaque stratégique contre la démocratie, présentée sous le masque de la modernisation et de la responsabilisation.

Cette loi mettra à l’écart les conseillères et conseillers scolaires locaux démocratiquement élus, ce qui privera les familles de leur pouvoir, compromettra la transparence et ouvrira la voie à des décisions politiques qui font fi des besoins des élèves et de la parole des communautés. Elle accordera des pouvoirs à des superviseurs nommés par le Ministère qui n’ont souvent aucune expérience en éducation, aucun lien avec les communautés locales, possiblement aucune compréhension de la mission des écoles de langue française, et aucun engagement en faveur de l’équité ou les droits de la personne. Ces superviseurs n’auront de comptes à rendre qu’au gouvernement Ford, alors qu’ils devraient être redevables aux personnes que nos écoles sont censées servir. À ce jour, les actions du gouvernement sont éloquentes : coupes dans l’enseignement spécialisé, réduction du soutien à l’apprentissage de l’anglais et du français, et financement centralisé des arts qui en limite l’accès. Sa mission est claire : réduire les coûts, au mépris de l’impact sur la réussite et le bien‑être des élèves.

Les conseillères et conseillers scolaires élus ne sont pas parfaits. Certaines ou certains ont commis des erreurs, d’autres ont manqué à leurs responsabilités envers leurs communautés. Mais dans une démocratie, c’est à la population qu’il faut rendre des comptes. Pas aux élites politiques. Si le gouvernement Ford se souciait vraiment de la reddition de comptes, il commencerait par examiner son propre bilan, entaché de scandales et d’un mépris flagrant pour le contrôle citoyen.

Le ministre de l’Éducation veut faire croire à la population ontarienne que les conseillères et conseillers scolaires sont le problème, mais soyons clairs : la véritable crise, c’est le sous-financement chronique de nos écoles. Depuis des décennies, les conseils scolaires doivent étirer au maximum des budgets toujours plus restreints, alors que les besoins des élèves ne cessent de croître. La province n’a fait qu’empirer les choses en forçant les conseillères et conseillers scolaires à en faire plus avec moins, puis en leur faisant porter le blâme des conséquences.

L’adoption du projet de loi 33 ne sera pas un incident isolé. Cela s’inscrit dans un programme plus vaste et profondément troublant qui vise à démanteler l’enseignement public et à livrer les écoles à des intérêts privés. Le personnel en éducation de l’Ontario ne restera pas les bras croisés pendant que le gouvernement prive le peuple de son pouvoir et met en péril l’avenir des élèves de notre province. »

 

Martha Hradowy, présidente de l’OSSTF/FEESO
René Jansen in de Wal, président de l’OECTA
Gabrielle Lemieux, présidente de l’AEFO
David Mastin, président de la FEEO
Joe Tigani, président du SCFP-CSCSO

 

Pour plus d’informations, veuillez communiquer avec :

AEFO – Marianne Raina au 613-218-3702 ou mraina@aefo.on.ca
SCFP-CSCSO – Shannon Carranco au 514-703-8358 ou scarranco@cupe.ca
FEEO – Carla Pereira au 416-962-3836, poste 2332 ou cpereira@etfo.org
OECTA – Michelle Despault au 416-925-2493, poste 509 ou m.despault@catholicteachers.ca
OSSTF/FEESO – Caitlin Reid au 416-576-8346 ou caitlin.reid@osstf.ca

 

Déclaration conjointe en solidarité avec le personnel enseignant de l’Alberta

 

OTTAWA, le 28 octobre 2025 — L‘Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), la Fédération des enseignantes et des enseignants de l’élémentaire de l’Ontario (ETFO/FEEO), la Ontario English Catholic Teachers’ Association (OECTA), le Conseil des syndicats des conseils scolaires de l’Ontario (SCFP-CSCSO), et la Fédération des enseignantes-enseignants des écoles secondaires de l’Ontario (OSSTF/FEESO) ont émis une déclaration conjointe :  

« Nous nous dressons en toute solidarité aux côtés de nos collègues, le personnel enseignant de l’Alberta, qui luttent pour obtenir une entente juste afin d’assurer de meilleures conditions d’apprentissage et de travail pour le personnel enseignant, les travailleuses et travailleurs en éducation et les élèves.  

Nous sommes profondément alarmées et alarmés et indignées et indignés par la décision du gouvernement de l’Alberta de légiférer pour forcer le personnel enseignant à retourner au travail et par son recours à la clause dérogatoire pour imposer une convention collective. Il s’agit d’un abus de pouvoir dangereux et antidémocratique. En invoquant la clause dérogatoire, le gouvernement a délibérément bafoué les droits constitutionnels du personnel enseignant de l’Alberta à une négociation collective libre, équitable et pertinente, réduisant ainsi au silence leur capacité à se défendre elles-mêmes et eux-mêmes, à défendre leurs élèves et à défendre leur profession.  

La clause dérogatoire n’est pas censée être un outil de convenance politique ou une arme visant à priver les travailleuses et les travailleurs de leurs droits fondamentaux. Son utilisation par le gouvernement de l’Alberta porte atteinte à la démocratie et crée un précédent profondément troublant qui menace les droits de toutes les Canadiennes et de tous les Canadiens.  

Le mouvement syndical de l’Ontario a déjà connu cela par le passé. Quand le gouvernement Ford a utilisé la clause dérogatoire contre les travailleuses et les travailleurs en éducation du SCFP-CSCSO en 2022, nous nous sommes unies et unis à nos alliées et alliés de partout au Canada et avons forcé le gouvernement à revenir sur sa décision et à abroger le projet de loi. Le gouvernement de l’Alberta doit maintenant faire la même chose et abroger cette loi honteuse de retour au travail.  

Partout au pays, le personnel enseignant et les travailleuses et travailleurs en éducation sont unies et unis par un engagement commun à soutenir chaque élève, à renforcer l’éducation financée à même les fonds publics et à bâtir une société juste et équitable. Le personnel enseignant de l’Alberta a fait preuve d’un courage et d’une unité extraordinaires face à l’inaction et au manque de respect du gouvernement. Leur combat en est un que nous comprenons et défendons tous — la lutte pour des écoles financées adéquatement, des classes dotées d’effectifs qui garantissent la réussite et le respect essentiel pour soutenir au mieux les élèves dans leur apprentissage, leur croissance et leur épanouissement.  

À tous les membres du personnel enseignant de l’Alberta, vous n’êtes pas seuls. Les syndicats et le personnel en éducation de l’Ontario se dressent à vos côtés. Votre force, votre détermination et votre solidarité nous inspirent tous. »  

 

Martha Hradowy, présidente de l’OSSTF/FEESO
René Jansen in de Wal, président de l’OECTA
Gabrielle Lemieux, présidente de l’AEFO
David Mastin, président de l’ETFO
Joe Tigani, président du SCFP-CSCSO

 

Pour plus d’information, veuillez contacter :

AEFO—Marianne Raina au 613-218-3702 ou mraina@aefo.on.ca
CUPE—Shannon Carranco au 514-703-8358 ou scarranco@cupe.ca
ETFO—Carla Pereira au 416-962-3836 ext. 2332 ou cpereira@etfo.org
OECTA—Michelle Despault au 416-925-2493 ext. 509 ou m.despault@catholicteachers.ca
OSSTF/FEESO—Caitlin Reid au 416-576-8346 ou caitlin.reid@osstf.ca

 

 

 

 

Les syndicats de l’éducation de l’Ontario unis contre le projet de loi 33

OTTAWA, le 21 octobre 2025  — Alors que la législature provinciale reprend ses travaux, l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), la Fédération des enseignantes et des enseignants de l’élémentaire de l’Ontario (ETFO), l’Association des enseignantes et des enseignants catholiques anglo-ontariens (OECTA), le Conseil des syndicats des conseils scolaires de l’Ontario (SCFP-OSBCU) et la Fédération des enseignantes et des enseignants des écoles secondaires de l’Ontario (OSSTF/FEESO) publient la déclaration conjointe suivante :

Plus tôt cette année, le gouvernement Ford a présenté le projet de loi 33, Loi sur le soutien aux enfants, aux élèves et aux étudiants. Il s’agit d’une mesure législative rétrograde qui ne fait rien pour soutenir les élèves, et qui vise uniquement à concentrer davantage de pouvoir entre les mains du ministre de l’Éducation, Paul Calandra.

Nos écoles traversent une crise, mais pas celle que ce gouvernement prétend vouloir résoudre. Le système d’éducation publique de l’Ontario s’effondre sous le poids du sous-financement. Certaines classes sont pleines à craquer. Des programmes essentiels sont supprimés. Le personnel enseignant et les travailleuses et travailleurs en éducation sont poussés à bout. Les besoins des élèves peuvent être négligés, ce qui entraîne des retards d’apprentissage et une hausse de la violence en milieu scolaire. En clair, il manque cruellement de personnel qualifié et de services pour soutenir adéquatement nos élèves.

Nous avons déjà vu ce scénario. La centralisation du pouvoir, l’érosion de la démocratie locale et l’imposition de systèmes punitifs sont les marques de fabrique des politiques à l’américaine. Malheureusement, le premier ministre Ford semble déterminé à toutes les reproduire. Ce n’est pas l’Ontario auquel croit la majorité d’entre nous.

Le premier acte législatif du ministre Paul Calandra dans ses nouvelles fonctions n’a rien à voir avec la sécurité ou la réussite des élèves : il s’agit d’une manœuvre politique calculée, conçue pour détourner l’attention de la véritable crise qui frappe l’éducation en Ontario : le sous-financement chronique et la réduction drastique du personnel. Au lieu d’investir dans des classes plus petites et dans le soutien aux élèves, le gouvernement préfère faire des conseillères et conseillers scolaires des boucs émissaires, tout en dissimulant le fait que, depuis 2018, il a retranché 6,3 milliards de dollars de notre système d’éducation publique.

Au début de septembre, le ministre Calandra a déclaré qu’il envisageait « à cent pour cent » d’éliminer le rôle des conseillères et conseillers scolaires. Ces derniers, élus par leurs communautés, pourraient être remplacés par des personnes nommées par le gouvernement ou par des superviseures et superviseurs pour la plupart des conseils scolaires, comme c’est déjà le cas pour cinq conseils scolaires de l’Ontario. Depuis plus de 175 ans, les conseillères et conseillers scolaires élus localement représentent fidèlement les voix des parents, des élèves, des proches aidantes et aidants et des communautés.

Nous savons que les conseillères et conseillers scolaires ne sont pas parfaits, mais ce rôle demeure essentiel au bon fonctionnement de notre système d’éducation. Elles et ils sont accessibles et redevables aux Ontariennes et Ontariens qui les élisent. Et s’ils ne remplissent pas leurs responsabilités envers leurs communautés, ils peuvent être remplacés par un vote. Quant aux superviseures et superviseurs nommés, ces derniers ne rendent de comptes qu’au gouvernement Ford et à personne d’autre — pas aux parents, pas aux élèves, ni aux résidentes et résidents locaux. C’est ainsi que meurt la démocratie.

Les élèves de l’Ontario ont besoin de milliers d’enseignantes, d’enseignants et de travailleuses et travailleurs qualifiés supplémentaires dans leurs écoles. Ils ont besoin de classes moins nombreuses, d’un meilleur soutien en éducation spécialisée et en santé mentale, et de programmes entièrement financés qui répondent à leurs besoins. Ce dont ils n’ont pas besoin, c’est d’un contrôle accru de la part d’un gouvernement qui refuse d’investir dans leur réussite.

Nous devons faire front commun — personnel enseignant, parents, élèves et Ontariennes et Ontariens préoccupés — pour défendre nos écoles contre cette ingérence politique flagrante. Des écoles fortes reposent sur des voix locales fortes. Le gouvernement Ford doit renoncer à cette mesure législative rétrograde et investir de manière significative dans ce que méritent nos élèves et notre personnel éducatif. Il est temps de tourner la page sur les compressions et les projets de centralisation — les élèves de l’Ontario méritent un avenir à la hauteur de leur potentiel.

 

Martha Hradowy, présidente de l’OSSTF/FEESO
René Jansen in de Wal, président de l’OECTA
Gabrielle Lemieux, présidente de l’AEFO
David Mastin, président de l’ETFO
Joe Tigani, président du SCFP-CSCSO

 

Pour plus d’information, veuillez contacter :

AEFO—Marianne Raina au 613-218-3702 ou mraina@aefo.on.ca
CUPE—Shannon Carranco au 514-703-8358 ou scarranco@cupe.ca
ETFO—Carla Pereira au 416-962-3836 ext. 2332 ou cpereira@etfo.org
OECTA—Michelle Despault au 416-925-2493 ext. 509 ou m.despault@catholicteachers.ca
OSSTF/FEESO—Caitlin Reid au 416-576-8346 ou caitlin.reid@osstf.ca

 

 

 

 

L’entente de principe pour les enseignantes et les enseignants franco-ontariens est ratifiée!

 

English follows

 

OTTAWA, le 27 mars 2024 – Les membres de l’Association des enseignantes et enseignants franco-ontariens (AEFO) ont ratifié à 93,5 % l’entente de principe conclue avec le gouvernement et le Conseil des associations d’employeurs (CAE) pour le renouvellement de la partie A des conventions collectives des membres du personnel enseignant et suppléant, échues depuis le 31 août 2022. Le vote électronique s’est tenu les 26 et 27 mars 2024.

« Nous tenons à remercier les membres de leur appui continu, leur solidarité et leur engagement pendant ces longues négociations. La ratification de l’entente de principe démontre que c’est grâce à cette force collective et syndicale que nous avons réussi à démontrer à ce gouvernement qu’il doit faire de l’éducation une réelle priorité. Nous continuerons à revendiquer un meilleur financement du système d’éducation en langue française et davantage d’appuis et de ressources en salle de classe pour améliorer les conditions d’apprentissage pour les élèves. Il est plus que temps que ce gouvernement reconnaisse que les enseignantes et les enseignants sont une valeur sûre pour former notre jeunesse et bâtir la société de demain. », déclare Anne Vinet-Roy, présidente de l’AEFO.

Les négociations locales avec les conseils scolaires débuteront au cours des prochaines semaines et devraient se poursuivre jusqu’à l’automne.

 

L’AEFO compte environ 12 000 membres et représente les enseignantes et les enseignants des écoles élémentaires et secondaires de langue française de l’Ontario, tant catholiques que publiques, en plus du personnel professionnel et de soutien œuvrant dans différents lieux de travail francophones.

 

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The Franco-Ontarian Teachers’ Tentative Agreement Has Been Ratified!

OTTAWA, March 27, 2024 – The members of the Association des enseignantes et enseignants franco-ontariens (AEFO) have ratified, with a 93.5% majority, their tentative agreement with the government and the Council of Trustee’s Association (CTA) for the renewal of Part A of the collective bargaining agreements of regular and supply teachers, expired since August 31, 2022. AEFO held an electronic vote on March 26 and 27, 2024.

“We thank our members for their continued support, solidarity, and dedication throughout these long negotiations. The ratification of the tentative agreement is proof that by standing together within our union, we showed the government that it must prioritize education. We will continue to advocate for better financing of the French language education system and more classroom support and resources to improve student’s learning conditions. It is long overdue for this government to recognize that teachers’ contributions to educate our youth is essential, to build the future for our society,” said Anne Vinet-Roy, AEFO President.

Local bargaining with school boards will be commencing within the next few weeks and is expected to continue through the fall.

 

AEFO has 12,000 members and represents French-language elementary and high school teachers in Ontario, from both Catholic and public school boards, and professional and support staff working in various French-language workplaces.

 

Pénurie criante de personnel enseignant francophone : le gouvernement Ford doit faire beaucoup plus et plus rapidement

OTTAWA, le 19 mars 2024 – L’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), tout comme ses homologues des autres syndicats en enseignement en Ontario (OECTA, ETFO et FEESO*), appuie la décision de la Fédération des enseignantes et des enseignants de l’Ontario (FEO) de ne pas acquiescer à la demande du ministre de l’Éducation de prolonger la limite de réemploi des enseignantes et des enseignants à la retraite de 50 à 95 jours.  

« Étendre la limite de réemploi pour les enseignantes retraitées et les enseignants retraités n’est définitivement pas une solution pour retenir et recruter du personnel. Cette mesure risque plutôt d’avoir un effet contraire en incitant le personnel en poste à prendre une retraite prématurée en ayant la possibilité de bénéficier d’une rente et d’un revenu d’emploi pendant près d’une demi-année scolaire. Le régime de retraite est conçu pour fournir un revenu aux enseignantes retraitées et enseignants retraités et ne doit pas être un outil pour contrer les défis du marché du travail. », déclare Anne Vinet-Roy, présidente de l’AEFO. 

L’AEFO est d’avis que de meilleures solutions sont à portée de main et ne cessera de le répéter : le gouvernement tarde beaucoup trop à mettre en œuvre l’ensemble des 37 recommandations du rapport du Groupe de travail sur la pénurie du personnel enseignant dans le système d’éducation en langue française. Il s’agit de solutions concrètes qui font consensus et qui lui ont été soumises il y a plus de trois ans déjà. 

Tout comme les autres syndicats en enseignement, cela fait plusieurs années que l’AEFO soutient qu’il est impératif de s’attaquer concrètement au cœur du problème du recrutement et de la rétention des enseignantes et des enseignants et de leur offrir les ressources nécessaires pour des conditions d’apprentissage et de travail à la hauteur des importants services qu’elles et qu’ils offrent aux élèves.  

« Nous ne nous attendons à rien de moins qu’à une réelle volonté politique et des actions concrètes pour régler ce problème. Le gouvernement doit faire des investissements majeurs pour lutter contre la violence croissante dans les écoles, réduire le nombre d’élèves par classe et améliorer les ressources et le soutien au personnel avec une attention particulière aux besoins des francophones. », poursuit Anne Vinet-Roy.  

L’AEFO et les autres syndicats en enseignement auraient d’ailleurs souhaité que le gouvernement aborde davantage ces questions dans le cadre des négociations centrales, mais il a refusé de saisir cette occasion pour démontrer une réelle volonté de régler ce problème; un problème qu’il a lui-même créé. 

Une fois de plus, l’AEFO exhorte le gouvernement d’agir rapidement afin : 

  • d’augmenter le nombre de places et le financement dans les programmes de formation en enseignement en français; 
  • de favoriser l’insertion professionnelle et la rétention du nouveau personnel enseignant; 
  • d’adresser la question de la lourdeur de la tâche et de l’augmentation inquiétante de la violence dans les écoles;  
  • de valoriser publiquement la profession enseignante; et 
  • de promouvoir les opportunités d’emploi en éducation en langue française. 

*OECTA : Ontario English Catholic Teachers Association
ETFO : Elementary Teachers Federation of Ontario
FEESO : Fédération des enseignantes-enseignants des écoles secondaires de l’Ontario  

 

 

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