OTTAWA, le 27 janvier 2026 – Gabrielle Lemieux, présidente de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), a émis la déclaration suivante en réaction à la visite du ministre de l’Éducation, Paul Calandra, en Angleterre, dans le cadre de ses démarches visant à s’inspirer de modèles étrangers en matière d’éducation :
« Bien que nous reconnaissions l’importance de s’informer des meilleures pratiques à l’international, nous estimons essentiel que toute réflexion sur l’avenir du système d’éducation ontarien soit d’abord ancrée dans la réalité des élèves, du personnel scolaire et des communautés de la province.
Nous sommes également préoccupés par les coûts associés à ce déplacement en Angleterre, dans un contexte où chaque dollar public investi devrait prioritairement servir à soutenir directement les élèves et le personnel.
L’AEFO demeure préoccupée par le sous-financement du système d’éducation financé par les fonds publics, et particulièrement en langue française, qui limite la capacité à répondre adéquatement aux besoins croissants des élèves. Nous sommes également inquiets des risques de privatisation de l’éducation, qui pourraient découler de certaines orientations inspirées de modèles internationaux qui privilégient les entreprises et les mieux nantis, notamment à la suite de la visite du ministre d’une école à charte.
Avant d’importer des approches d’ailleurs, il est impératif d’investir pleinement dans notre système d’éducation et de consulter de façon significative les actrices et acteurs du milieu. L’éducation doit demeurer un bien collectif, accessible, équitable et géré dans l’intérêt des communautés.
D’ailleurs, nous avons hâte de rencontrer le ministre afin de lui faire part de nos réflexions, de nos préoccupations et de nos recommandations, tant sur ces enjeux que sur d’autres dossiers prioritaires touchant l’éducation en langue française en Ontario. »
Gabrielle Lemieux
Présidente de l’AEFO
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