13 mars 2026
On le constate toutes et tous : les crises environnementales et sociales font désormais partie de notre quotidien. Feux de forêt, inondations, insécurité alimentaire, montée des inégalités sociales… Ces enjeux frappent à la porte de nos communautés – et donc, forcément, à celle de nos écoles. Les constats du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) sont clairs : l’urgence est là. Et l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) insiste sur le rôle essentiel que joue l’éducation pour transformer nos sociétés. Mais concrètement, comment intégrer ces réalités changeantes à notre mission pédagogique, non pas en en faisant toujours plus, mais en abordant autrement certains apprentissages et en donnant davantage de sens à ce que nous faisons déjà en classe?
L’éducation à l’environnement et au développement durable (EEDD) ne devrait pas être une mode passagère ou un simple ajout au curriculum. C’est une réponse concrète à une situation qu’on ne peut pas ignorer, un véritable levier d’action et d’engagement pour nos élèves.
Mais au-delà des rapports du GIEC ou de l’UNESCO, ce qui m’inspire le plus dans le Dossier de l’heure de cette édition, ce sont les gestes concrets posés dans nos écoles. Partout en province, des enseignantes et des enseignants mobilisent leurs élèves autour de projets qui prennent vie dans leurs communautés. Je vous invite à découvrir, à même cet article, ce qui se fait à l’école élémentaire catholique Saint-Jean-Baptiste de L’Orignal en lien avec son engagement dans le programme ÉcoÉcoles Canada. Toutes ces initiatives en province demandent du temps, de la recherche, de la créativité et beaucoup de mobilisation. Elles démontrent qu’un changement de culture est possible lorsque la volonté est au rendez-vous, et je tiens à reconnaître l’engagement remarquable de nos membres dans ce domaine!
Cela dit, il est essentiel de rappeler que cette responsabilité d’éducation environnementale ne peut pas reposer uniquement sur les épaules des enseignantes et des enseignants. L’EEDD demande du temps, des ressources à jour, du perfectionnement professionnel ainsi qu’un appui clair des directions et des conseils scolaires. Elle exige également un engagement gouvernemental cohérent et soutenu.
À l’AEFO, on va continuer de demander les ressources et les formations nécessaires qui permettent à nos membres d’effectuer ce travail essentiel. Parce qu’au fond, éduquer à l’environnement, c’est aussi éduquer à l’engagement et à la responsabilité. C’est former des jeunes capables de comprendre les enjeux d’aujourd’hui, d’en parler et de passer à l’action. Bref, l’EEDD, c’est au cœur de l’école d’aujourd’hui et de demain.
Je vous invite à saisir l’occasion de la Journée de la Terre, qui aura lieu le 22 avril prochain, pour poser, avec vos élèves, de petits ou de grands gestes en faveur de l’environnement. Que ce soit par une activité en classe, un projet dans l’école ou une initiative dans la communauté, ces moments permettront d’éveiller leur curiosité, de nourrir leur réflexion et de leur montrer qu’elles et ils ont le pouvoir d’agir. Ensemble, continuons d’encourager cet engagement qui peut réellement changer les choses.
Gabrielle Lemieux
Présidente