Réaction à la publication des résultats de l’OQRE pour 2025-2026

OTTAWA, le 29 septembre 2026 – Gabrielle Lemieux, présidente de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), a émis la déclaration suivante en réaction à la publication des résultats provinciaux des tests de l’Office de la qualité et de la responsabilité en éducation (OQRE) pour l’année scolaire 2025-2026 :

« Les résultats de l’OQRE ne donnent qu’un aperçu des apprentissages et des progrès des élèves. Ils représentent une photo d’une réalité à un moment précis, et ils ne racontent pas toute l’histoire. Ils ne sont qu’un élément parmi d’autres et ne remplacent pas le regard et le jugement professionnel du personnel qui les accompagne chaque jour.

Le gouvernement parle de responsabilité partagée pour favoriser la réussite des élèves. Pour l’AEFO, cette responsabilité doit réellement être partagée. Le personnel scolaire fait sa part chaque jour; le gouvernement doit lui aussi faire la sienne en s’assurant que les écoles disposent des ressources, des services et du soutien nécessaires pour que chaque élève puisse réellement s’épanouir.

Cette responsabilité est d’autant plus importante dans le système d’éducation de langue française. En contexte minoritaire, nos écoles font face à des réalités et à des défis qui leur sont propres. Le gouvernement doit donc en tenir compte dans ses décisions et ses investissements afin de donner au personnel les moyens de bien accompagner les élèves. Le meilleur moyen d’y arriver est de consulter les parties prenantes.

La vraie question demeure: est-ce que les écoles et le personnel ont les moyens pour répondre aux besoins des élèves au quotidien? »

 

Gabrielle Lemieux
Présidente de l’AEFO

L’AEFO tiendra un vote de grève cet automne

Peu de progrès à la table de négociations : les membres se préparent pour la suite

OTTAWA (Ontario), le 23 septembre 2026 – L’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO) annonce que ses membres du personnel enseignant régulier et suppléant seront appelés à se prononcer dans le cadre d’un vote de grève les 16 et 17 novembre prochains.

Cette décision survient alors que les négociations pour le renouvellement des conventions collectives sont toujours suspendues en raison d’un désaccord sur le champ de négociation, soit les sujets qui doivent être négociés à la table centrale et ceux qui doivent l’être aux tables locales. La Commission des relations de travail de l’Ontario (CRTO) doit se prononcer sur les sujets toujours en litige avant que les négociations puissent reprendre. 

« Nous avons demandé au gouvernement de commencer les négociations plus tôt afin de nous donner toutes les chances de parvenir à une entente rapidement. Aujourd’hui, plusieurs mois plus tard, nous sommes toujours dans l’attente et nous ne sentons pas, de la part du gouvernement, le même empressement à faire avancer les choses », affirme Gabrielle Lemieux, présidente de l’AEFO. « Notre objectif demeure pourtant le même : retourner à la table et parvenir à une entente négociée qui répond aux priorités de nos membres et aux réalités vécues dans les écoles franco-ontariennes. » 

Un mandat de grève renforcerait notre pouvoir de négociation et donnerait à notre équipe la marge de manœuvre nécessaire pour bien représenter nos membres à la table. Au cours des prochaines semaines, l’AEFO ira à la rencontre de ses membres, partout dans la province et en virtuel, dans le cadre d’une tournée d’information.  

L’AEFO poursuit également son travail en collaboration avec les autres syndicats du secteur de l’éducation de l’Ontario, qui sont confrontés à des enjeux similaires dans le cadre de cette ronde de négociations. 

« Les défis vécus dans nos écoles sont bien réels. Nos membres veulent pouvoir compter sur les ressources, le temps et le soutien nécessaires pour bien faire leur travail et répondre aux besoins de plus en plus complexes des élèves », conclut Gabrielle Lemieux.  

L’AEFO compte plus de 13 000 membres et représente les enseignantes et les enseignants des écoles élémentaires et secondaires de langue française de l’Ontario, tant catholiques que publiques, en plus du personnel professionnel et de soutien œuvrant dans différents lieux de travail francophones. 

Pour information et demandes d’entrevues :  

Marianne Raina
Cadre, service des communications à l’AEFO
Courriel : mraina@aefo.on.ca
Tél. : 613-218-3702

 

 

 

 

Activité volontaire ou responsabilité professionnelle?

Par l’équipe de l’AEFO

Une activité parascolaire qu’on vous propose de prendre en charge. Un comité qui cherche des bénévoles. Une levée de fonds pour financer un projet scolaire.

Pour le personnel enseignant régulier et suppléant, les tâches et les activités supplémentaires ne manquent pas, souvent dès la rentrée. Certaines font partie du travail, alors que d’autres reposent sur la participation volontaire.

Comment faire la différence? La réponse dépend de la tâche ou de l’activité en question.

 

Vos responsabilités

Toutes les tâches ne sont pas de même nature. Certaines font partie de vos fonctions professionnelles. D’autres sont des activités volontaires auxquelles vous choisissez de participer ou non.

Les responsabilités professionnelles comprennent l’enseignement, la préparation des cours, l’évaluation des apprentissages, la remise des bulletins, certaines tâches de surveillance et les autres responsabilités prévues par votre convention collective ou la Loi sur l’éducation. Tout cela fait partie du travail que vous devez faire.

 

Au-delà de vos responsabilités : les activités volontaires

Les activités parascolaires jouent souvent un rôle important dans la vie scolaire. Plusieurs membres choisissent d’y participer parce qu’elles correspondent à leurs intérêts ou à leurs passions.

La journée de travail du personnel enseignant, définie par votre convention collective, exclut les activités parascolaires. Dans ce contexte, l’AEFO considère que la participation à ces activités relève du volontariat. La décision de s’engager appartient donc à chaque membre.

On ne peut pas vous obliger à y prendre part ni vous pénaliser parce que vous choisissez de ne pas le faire.

En cas de doute, mieux vaut vous informer avant d’accepter. Communiquez avec votre unité locale de l’AEFO pour connaître vos droits.

 

Jusqu’où peut aller l’employeur?

L’employeur peut donner des directives et attribuer des tâches qui font partie de vos fonctions. Il ne peut toutefois pas simplement transformer une activité volontaire en obligation.

La pression des collègues, le désir d’aider ou la crainte de mal paraître peuvent rendre un refus difficile. Cela ne transforme pas pour autant une activité volontaire en responsabilité professionnelle.

Si vous choisissez de participer à une activité volontaire, il peut être utile de préciser dès le départ vos disponibilités et vos limites. Vous pouvez, par exemple, convenir d’une période précise ou d’un nombre d’heures à y consacrer. De cette manière, il vous sera plus facile de préserver l’équilibre entre cette activité et vos responsabilités professionnelles.

 

Et les levées de fonds?

Les activités de financement soulèvent souvent les mêmes questions. Vente de chocolat, vente de pizza, vente d’annuaires scolaires ou de cartes-cadeaux : aucune de ces activités ne fait partie de vos responsabilités professionnelles. Vous êtes donc libre d’y participer ou non, sans avoir à vous justifier.

Par ailleurs, lorsque vous choisissez de prendre part à une levée de fonds, vous devez respecter les procédures établies par votre conseil scolaire ou votre école.

 

Accepter une activité, c’est aussi accepter certaines responsabilités

Participer à une activité volontaire ne signifie pas seulement consacrer quelques heures supplémentaires. Certaines activités comportent également des obligations en matière de supervision et de sécurité.

Les sorties éducatives et les tournois sportifs peuvent offrir d’excellentes expériences aux élèves, mais cela comporte aussi des obligations spécifiques. Avant de vous engager, prenez le temps de bien connaître les attentes de votre conseil scolaire ou de votre école, vos responsabilités en matière de supervision et les règles qui encadrent l’activité.

L’AEFO vous déconseille fortement de transporter des élèves dans un véhicule personnel, compte tenu des risques et des responsabilités que cela peut entraîner.

Avant d’accepter une activité de cette nature, prenez le temps de bien évaluer la situation et d’en connaître les exigences.

 

Les tâches administratives ont aussi leurs limites

Les activités volontaires ne sont pas les seules situations qui soulèvent des interrogations. Certaines tâches administratives peuvent également s’ajouter à la charge de travail du personnel enseignant. L’AEFO est d’avis que les responsabilités fondamentales du personnel enseignant doivent demeurer centrées sur l’enseignement, l’évaluation et l’accompagnement pédagogique des élèves.

Ainsi, lorsqu’une tâche administrative s’ajoute à vos responsabilités, il est tout à fait raisonnable de vérifier si elle fait réellement partie de vos fonctions. En cas de doute, consultez votre convention collective ou communiquez avec votre unité locale.

 

Quand le problème devient la charge de travail

Parfois, il ne s’agit pas de déterminer si une tâche est obligatoire ou volontaire. C’est plutôt l’accumulation des tâches et des responsabilités qui devient problématique.

Lorsque le travail déborde régulièrement sur les soirées et les fins de semaine, lorsque les tâches s’accumulent plus rapidement que vous ne pouvez les accomplir ou lorsque les attentes deviennent difficiles à concilier, il peut devenir nécessaire d’en parler.

Commencez par documenter la situation. Prenez en note les responsabilités qui vous sont confiées, le temps nécessaire pour les accomplir et les éléments qui vous empêchent de réaliser vos autres tâches.

Vous pourrez ensuite présenter concrètement la situation à votre superviseure ou superviseur, ou à la direction et discuter des priorités. Quelles tâches doivent être réalisées en premier? Que peut-on reporter? Que peut-on retirer ou confier à quelqu’un d’autre?

Si la situation persiste ou si vous croyez que certaines tâches ou directives ne respectent pas votre convention collective, communiquez avec votre unité locale.

Une surcharge qui touche plusieurs membres du personnel mérite également d’être signalée à l’AEFO. Elle peut révéler un problème qui dépasse une situation individuelle et devenir un enjeu de santé et de sécurité au travail.

 

Ressources utiles

Position de l’AEFO sur la tâche du personnel enseignant
Capsules d’information pour les membres de l’AEFO (portail des membres)

Activités parascolaires, comités, clubs :

 

 

Les belles paroles de Calandra sur les négociations ne tiennent pas la route face aux défis criants de l’éducation financée par les fonds publics

 

OTTAWA (Ontario) – L’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), le Conseil des syndicats des conseils scolaires de l’Ontario du Syndicat canadien de la fonction publique (CUPE-OSBCU/ SCFP-CSCSO), la Fédération des enseignantes et des enseignants de l’élémentaire de l’Ontario (ETFO/FEEO), la Ontario English Catholic Teachers’ Association (OECTA), et la Fédération des enseignantes-enseignants des écoles secondaires de l’Ontario (OSSTF/FEESO) ont émis la déclaration ci-dessous :

« Malgré les nombreuses assurances du ministre de l’Éducation Paul Calandra, selon lesquelles des conventions collectives seraient en place avant la fête du Travail, le personnel enseignant et les travailleuses et travailleurs en éducation de l’Ontario accueilleront les élèves la semaine prochaine en l’absence d’une nouvelle convention.

En mars, nous avions insisté pour que le gouvernement débute les négociations plus tôt. Au lieu d’entamer des négociations au début du printemps et de faire preuve d’un réel engagement envers la stabilité et l’amélioration de l’épanouissement et du bien-être des élèves, le ministre Calandra a rejeté notre demande et a annoncé avec assurance qu’il était « optimiste » quant à la possibilité de conclure des ententes avant la fête du Travail. Il a eu tort. Son optimisme déplacé et répété démontre clairement à quel point il est déconnecté de la réalité du système d’éducation financé par les fonds publics de l’Ontario et de la complexité du processus de négociation.

La volonté des conservateurs de Doug Ford de centraliser la prise de décision au niveau provincial lors de cette ronde de négociations n’a rien de surprenant. Parallèlement aux organismes de négociation des employeurs, le gouvernement a tenté d’intégrer des points de négociation locaux de longue date dans des négociations centrales, malgré notre opposition claire. Ces éléments comprennent les conditions de travail fondamentales, comme les délais de dotation liés aux transferts, au personnel surnuméraire et au personnel excédentaire, et le financement local du perfectionnement professionnel.

Transférer ces questions à la table centrale aurait pour conséquence de supprimer l’autonomie locale, d’affaiblir la capacité de nos unités de négociation à répondre aux besoins et aux circonstances particulières de nos membres, de nos élèves et de nos communautés scolaires, et de concentrer davantage le pouvoir à Queen’s Park à un moment où l’éducation financée par les fonds publics est déjà sous une pression immense.

Le ministre Calandra a affirmé qu’une des caractéristiques du mandat du gouvernement Ford est la « paix relative » entretenue avec les syndicats du personnel enseignant et les syndicats représentant les travailleuses et travailleurs en éducation. Encore une fois, il a tort. La dernière ronde de négociations a été longue et conflictuelle, et a forcé les membres du CUPE-OSBCU/ SCFP-CSCSO à défendre leurs droits au moyen d’une grève à l’échelle de la province. Ce n’est pas tout à fait la « paix relative » qu’il a décrite.

Les plus de 275 000 membres du personnel enseignant et travailleuses et travailleurs en éducation en Ontario méritent un gouvernement qui respecte notre expertise et notre expérience, ainsi que le processus de négociation, et non un gouvernement qui sous-estime notre travail ou gaspille les fonds publics en publicités diffamatoires. Nous méritons un ministre de l’Éducation qui comprend les dures réalités de l’éducation financée par les fonds publics et qui soit prêt à s’engager dans des négociations de bonne foi pour y remédier.

 

Martha Hradowy, présidente d’OSSTF/FEESO
René Jansen in de Wal, président d’OECTA
Gabrielle Lemieux, présidente de l’AEFO
David Mastin, président de l’ETFO/FEEO
Joe Tigani, président du CUPE-OSBCU/ SCFP-CSCSO

 

 

AEFO—Marianne Raina, AEFO, au 613-218-3702 ou à mraina@aefo.on.ca
CUPE-OSBCU/ SCFP-CSCSO—Chitra Kunnath, au 416-317-0285 ou à ckunnath@cupe.ca
ETFO/FEEO—Carla Pereira, au 416-962-3836, poste 2332 ou à cpereira@etfo.org
OECTA—Michelle Despault, au 416-925-2493, poste 509 ou à m.despault@catholicteachers.ca
OSSTF/FEESO—Caitlin Reid, au 416-576-8346 ou à caitlin.reid@osstf.ca

 

Réaction à l’annonce d’une plateforme numérique de ressources pédagogiques standardisées et l’encadrement de l’évaluation des élèves.

OTTAWA, le 25 juin 2026 – Gabrielle Lemieux, présidente de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), a émis la déclaration suivante en réaction aux changements annoncés par le ministère de l’Éducation concernant la mise en place d’une plateforme numérique pour des ressources pédagogiques standardisées et l’encadrement de l’évaluation des élèves.  

« L’AEFO accueille favorablement l’intention du ministère visant à fournir davantage de ressources pédagogiques au personnel enseignant. Notre priorité demeure que les enseignantes et les enseignants disposent des outils nécessaires pour répondre aux besoins des élèves francophones. 

Nous déplorons toutefois l’absence de consultation du personnel enseignant et des partenaires francophones dans ce dossier. Toute initiative de cette envergure gagnerait à s’appuyer davantage sur l’expertise des personnes qui travaillent quotidiennement auprès des élèves. 

L’AEFO appuie la mise à disposition de ressources communes servant de point de départ. Toutefois, ces ressources doivent demeurer adaptables aux réalités des classes et ne pas devenir des outils prescriptifs qui limitent le jugement professionnel du personnel enseignant. 

Dans une perspective franco-ontarienne, il est également essentiel que les ressources et les pratiques d’évaluation tiennent compte des réalités linguistiques, culturelles et pédagogiques propres à nos écoles.  

Lorsqu’il est question d’évaluation, le jugement professionnel des enseignantes et des enseignants doit demeurer au cœur des décisions. Ce sont elles et eux qui sont les mieux placés pour évaluer les apprentissages des élèves et déterminer les approches les plus adaptées à leur réalité. 

Enfin, le moment choisi pour cette annonce, à l’aube de la période estivale et à quelques semaines de la rentrée scolaire, soulève certaines préoccupations quant à sa mise en œuvre.  

L’AEFO suivra ce dossier de près et demeurera attentive aux impacts de ces changements sur le personnel enseignant et sur l’apprentissage des élèves. » 

Gabrielle Lemieux
Présidente de l’AEFO

Chaleur et qualité de l’air : des milieux de travail sécuritaires pour toutes et tous

Par l’équipe de l’AEFO

Cette rubrique fait le point sur des sujets relatifs aux conditions de travail et aux droits des membres de l’AEFO.

 

Une classe étouffante en juin, un bureau mal aéré, une salle où l’on peine à respirer; ces conditions ne relèvent pas de la malchance. Elles doivent et peuvent changer.

Pour l’AEFO, il s’agit avant tout d’une question de santé et de sécurité. La chaleur excessive et la mauvaise qualité de l’air nuisent directement au bien-être et à la capacité de travailler.

 

La chaleur : un risque réel

Avec des étés de plus en plus chauds, les vagues de chaleur sont plus fréquentes. Dans bien des milieux, cela se traduit par des conditions physiquement éprouvantes, parfois dangereuses. Une mauvaise ventilation ou l’absence de climatisation peuvent causer de la fatigue, des maux de tête et des étourdissements.

Ces conditions représentent plus qu’un inconfort : elles constituent un risque pour la santé.

Ce que dit la Loi

La Loi sur la santé et la sécurité au travail (LSST) ne fixe pas de température maximale pour une salle de classe ou un bureau. Toutefois, elle oblige l’employeur à prendre toutes les précautions raisonnables pour protéger son personnel.

Concrètement, cela peut signifier des pauses supplémentaires, un accès constant à de l’eau potable, une meilleure ventilation ou une réorganisation des tâches. Ces mesures doivent être adaptées à chaque situation.

 

La qualité de l’air

La chaleur n’est pas le seul facteur en jeu. La qualité de l’air intérieur est tout aussi cruciale. Une ventilation défaillante, des moisissures, des poussières ou des produits nettoyants trop forts peuvent provoquer des troubles respiratoires, souvent sans que la cause soit évidente. Les épisodes de smog et de fumée liés aux feux de forêt, de plus en plus fréquents, viennent aggraver une situation déjà fragile dans bien des bâtiments.

 

Vos droits face à des conditions inacceptables

Si vos conditions de travail deviennent problématiques, signalez-le rapidement à votre direction. Un courriel est préférable à une discussion orale, car il permet de garder une trace écrite de votre démarche.

Lorsque la situation présente un danger réel et immédiat pour la santé (malaise, déshydratation, incapacité de fonctionner), vous pouvez exercer votre droit de refus de travailler, conformément à la Loi sur la santé et la sécurité au travail.

Le droit de refus de travailler

Le droit de refus est un processus bien encadré, mis en place afin de protéger tout le monde.

  1. Informez votre supérieure ou votre supérieur de la situation et de votre refus de travailler.
  2. Une enquête doit être menée immédiatement.
  3. Si le danger est confirmé, des correctifs doivent être apportés.
  4. Si le problème persiste, le ministère du Travail peut intervenir.

Même lorsque le refus n’est pas jugé fondé, une inspection peut mener à des recommandations améliorant les conditions de travail pour l’ensemble du personnel.

Tout au long de ce processus, votre unité locale de l’AEFO peut vous accompagner et vous conseiller. Le droit de refus est une démarche sérieuse qui doit reposer sur un danger réel, mais c’est aussi un droit fondamental.

Si vous comptez exercer ce droit, contactez votre unité locale sans tarder.

Attention – personnel enseignant
L’AEFO recommande aux enseignantes et enseignants d’exercer le droit de refus pendant une pause ou à l’heure du dîner afin de ne pas laisser les élèves sans surveillance.

 

Le rôle clé des comités de santé et de sécurité

Le comité mixte de santé et de sécurité au travail (CMSST) est la voix collective par excellence. Il peut documenter les problèmes, demander des inspections et exiger un suivi. Il peut aussi signaler des problèmes concernant les bâtiments, comme les infiltrations d’eau ou la ventilation défectueuse.

 

Ce que revendique l’AEFO

Chaque travailleuse et travailleur a le droit d’exercer son métier dans un environnement sain, confortable et sécuritaire.

C’est pourquoi l’AEFO revendique des conditions adaptées aux réalités climatiques actuelles, notamment :

  • des seuils de température acceptables dans tous les milieux;
  • une meilleure ventilation dans les lieux de travail de ses membres;
  • des protocoles clairs pour les périodes de chaleur extrême;
  • une meilleure communication auprès du personnel sur les symptômes liés à la chaleur et à l’air vicié.

 

Un enjeu de société

Les conditions environnementales des milieux de travail dépassent l’expérience individuelle. Elles finissent par fragiliser les milieux collectifs, augmenter la pression sur les services publics et toucher l’ensemble de la société.

Des milieux de travail sains et sécuritaires ne devraient jamais être un luxe. Il s’agit d’une question de dignité, de santé publique et de justice. Nous devons cesser de normaliser l’inacceptable, continuer de signaler les problèmes et exiger, ensemble, des changements concrets.

Les syndicats de l’éducation de l’Ontario envoient un avis d’intention de négocier

 

OTTAWA (Ontario) – Aujourd’hui, les syndicats de l’éducation de l’Ontario — l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), la Fédération des enseignantes et des enseignants de l’élémentaire de l’Ontario (FEEO), l’Association des enseignantes et des enseignants catholiques anglo-ontariens (OECTA), le Conseil des syndicats des conseils scolaires de l’Ontario (SCFP-CSCSO) et la Fédération des enseignantes et des enseignants des écoles secondaires de l’Ontario (OSSTF/FEESO) — ont chacun envoyé un avis d’intention de négocier aux organismes négociateurs patronaux et informé le gouvernement provincial, présent à la table des négociations.

« Ensemble, nos syndicats représentent plus de 255 000 membres du personnel enseignant et scolaire de partout en Ontario. Solidaires dans notre engagement envers notre système d’éducation financé par les fonds publics, nous sommes prêtes et prêts à entreprendre des négociations constructives axées sur le soutien aux élèves et l’amélioration des conditions d’apprentissage et de travail dans les écoles de la province.

Les élèves et leurs familles méritent un système d’éducation public sûr, stable et doté des ressources nécessaires. La négociation est l’un des outils les plus puissants dont nous disposons pour concrétiser cet objectif. Les membres du personnel enseignant et scolaire sont les premiers à constater les pressions croissantes auxquelles les classes et les écoles sont confrontées chaque jour : complexification des besoins des élèves, violence dans les écoles, insuffisance des ressources destinées aux élèves ayant des besoins particuliers, classes bondées, manque de personnel et difficultés de recrutement et de rétention.

Les élèves, le personnel scolaire et les enseignantes et enseignants ne devraient pas avoir à recourir à la négociation pour garantir les conditions essentielles au bon fonctionnement et à la sécurité des écoles. Mais après des années de sous-financement et de pénurie de personnel, on ne peut plus faire abstraction de ces défis. Le gouvernement ne peut plus continuer à ignorer les conséquences négatives du sous-financement chronique, de l’insuffisance de personnel et du manque de ressources sur les élèves, le personnel enseignant et les travailleuses et travailleurs du secteur de l’éducation. C’est pourquoi nous avons réclamé le début anticipé des négociations le 2 mars, demande qui a été rejetée.

Les syndicats de l’éducation de l’Ontario réclament depuis longtemps des investissements substantiels dans nos écoles, ainsi qu’un processus de négociation centré sur les véritables enjeux qui touchent nos jeunes, leurs familles et nos communautés. Notre engagement commun en faveur de la réussite et du bien-être des élèves guidera notre approche tout au long de cette ronde de négociations.

Les enseignantes et enseignants et les membres du personnel scolaire disposent d’une expérience sur le terrain et de connaissances pratiques acquises dans les classes et les établissements scolaires de toute la province. Cette expertise sera cruciale dans le cadre des négociations, alors que les syndicats chercheront à ce que tous les élèves, notamment ceux ayant des besoins particuliers, bénéficient des milieux d’apprentissage de qualité auxquels ils ont droit.

Maintenant que nous avons déposé un avis de négocier, les parties sont légalement tenues d’entamer des négociations dans un délai de 15 jours. Nous pressons le gouvernement provincial et les organismes négociateurs patronaux à se présenter à la table des négociations dès que possible, prêts à échanger de façon constructive pour garantir que chaque élève ait accès au soutien, aux ressources et aux conditions d’apprentissage nécessaire à sa réussite. L’Ontario ne peut pas se permettre une autre année de sous-financement, d’insuffisance de personnel et d’instabilité. »

 

Martha Hradowy, présidente d’OSSTF/FEESO
René Jansen in de Wal, président de l’OECTA
Gabrielle Lemieux, présidente de l’AEFO
David Mastin, président de la FEEO
Joe Tigani, président du SCFP-CSCSO

 

AEFO — Marianne Raina au 613-218-3702 ou mraina@aefo.on.ca
SCFP-CSCSO — Shannon Carranco au 514-703-8358 ou scarranco@cupe.ca
FEEO — Carla Pereira au 416-962-3836, poste 2332 ou cpereira@etfo.org
OECTA — Michelle Despault au 416-925-2493, poste 509 ou m.despault@catholicteachers.ca
OSSTF/FEESO — Munib Sajjad au 416-527-3276 ou munib.sajjad@osstf.ca

 

Réaction au rapport de la vérificatrice générale de l’Ontario sur l’éducation spécialisée

OTTAWA, le 13 mai 2026 – Gabrielle Lemieux, présidente de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), a émis la déclaration suivante en réaction au rapport de la vérificatrice générale de l’Ontario sur l’éducation spécialisée :

« Le rapport de la vérificatrice générale confirme plusieurs préoccupations que l’AEFO soulève depuis longtemps concernant l’éducation spécialisée en Ontario.

Nos membres, enseignantes et enseignants, personnel de soutien et professionnelles et professionnels de l’éducation accompagnent chaque jour les élèves ayant des besoins particuliers avec compétence, dévouement et bienveillance, souvent dans des conditions difficiles et avec des ressources limitées. Sur le terrain, elles et ils voient chaque jour les effets du manque de ressources, des délais d’attente trop longs pour obtenir des services spécialisés et du manque de personnel pour répondre adéquatement aux besoins réels des élèves.

Le rapport met aussi en lumière une réalité bien connue des familles d’élèves à besoins particuliers : un système souvent compliqué et difficile à naviguer, notamment en ce qui concerne les comités d’identification, de placement et de révision (CIPR) et l’accès aux services.

Les constats liés aux plans d’enseignement individualisés (PEI) sont également préoccupants. Les PEI sont essentiels à la réussite des élèves, mais leur qualité dépend directement du temps, de la formation et des ressources accordés au personnel pour les préparer adéquatement.

L’AEFO accueille favorablement les recommandations de la vérificatrice générale visant à réduire les délais, améliorer les services et rendre le système plus clair pour les familles qui souhaitent avant tout que leurs enfants reçoivent les services et l’appui nécessaires pour réussir et s’épanouir à l’école.

L’AEFO réaffirme sa volonté de collaborer avec le ministre de l’Éducation et l’ensemble des partenaires du milieu scolaire pour mettre en place des solutions concrètes et durables. C’est en travaillant ensemble que nous pourrons mieux répondre aux besoins des élèves et renforcer la confiance des familles envers le système d’éducation. Les élèves ayant des besoins particuliers, tout comme le personnel qui les accompagne au quotidien, méritent un soutien réel et à la hauteur des besoins. »

 

Gabrielle Lemieux
Présidente de l’AEFO

Réaction à la diffusion des résultats du Test de compétences en mathématiques

OTTAWA, le 5 mai 2026 – Gabrielle Lemieux, présidente de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), a émis la déclaration suivante en réaction à la diffusion, par la Fédération des enseignantes et enseignants de l’Ontario (FEO), de données liées au Test de compétences en mathématiques (TCM), exigé pour la certification depuis février 2025 :

« Les données rendues publiques sur le TCM soulèvent de sérieuses préoccupations quant à sa validité et son équité.

Dès la première tentative à ce test, un écart marqué apparaît : 71 % de réussite chez les anglophones contre 44 % chez les francophones; un écart important qui persiste et qui désavantage clairement les francophones.

Quand un test produit constamment ce type de résultats, il est normal de se questionner sur sa validité et son équité. D’autant plus que rien ne démontre que le TCM forme de meilleures enseignantes et enseignants. Au contraire, il semble aller à l’encontre des données de recherche et des orientations de la FEO.

Les résultats montrent aussi un taux d’échec plus élevé chez les francophones dans la composante pédagogique, ce qui soulève des doutes sur les aspects linguistiques et culturels du test.

Ces constats ne sont pas nouveaux : des préoccupations ont été soulevées par la FEO dès 2019, et en 2021, la Cour divisionnaire de l’Ontario a jugé le TCM discriminatoire et inconstitutionnel.

Dans un contexte de défis majeurs de recrutement de personnel enseignant, le TCM devient un obstacle de plus à l’entrée dans la profession. Il freine l’accès, particulièrement pour les francophones, et limite la diversité des parcours, ce qui soulève des enjeux de discrimination systémique et d’équité, notamment pour les personnes nouvellement arrivées et racisées. Un non-sens alors que le système a besoin de relève.

Bref, le TCM pose un réel problème d’équité et de pertinence. Les données actuelles montrent clairement qu’il est temps de le revoir sérieusement. »

 

Gabrielle Lemieux
Présidente de l’AEFO

Plus de 255 000 enseignantes, enseignants et membres du personnel scolaire s’unissent pour une journée d’action provinciale

 

OTTAWA (Ontario) – L’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), la Fédération des enseignantes et des enseignants de l’élémentaire de l’Ontario (FEEO), l’Association des enseignantes et des enseignants catholiques anglo-ontariens (OECTA), le Conseil des syndicats des conseils scolaires de l’Ontario (SCFP-CSCSO) et la Fédération des enseignantes et des enseignants des écoles secondaires de l’Ontario (OSSTF/FEESO) publient la déclaration suivante en amont de la journée d’action provinciale qui aura lieu ce mercredi :

« Le 29 avril, plus de 255 000 membres de l’AEFO, de la FEEO, de l’OECTA, du SCFP-CSCSO et d’OSSTF/FEESO participeront à une journée d’action à l’échelle de la province. Cette mobilisation concertée est une démonstration éloquente de l’unité des enseignantes et enseignants ainsi que des membres du personnel scolaire de l’Ontario, dans un contexte où le système d’éducation financé par les fonds publics demeure confronté à des défis de taille.

En effet, le système d’éducation de l’Ontario subit des pressions croissantes et le plus récent budget provincial n’en a atténué aucune. Le sous-financement chronique continue de façonner la réalité quotidienne des écoles. Classes bondées, montée de la violence, insuffisance des ressources destinées aux élèves ayant des besoins particuliers, difficulté persistante de recruter et de retenir le personnel enseignant et scolaire, bâtiments vieillissants et en mauvais état sont autant de facteurs qui convergent et exercent une pression considérable. Dans le secteur postsecondaire, des années de sous-financement combinées aux récentes compressions apportées au Régime d’aide financière aux étudiants de l’Ontario (RAFEO) compromettent l’accès aux études et mettent en péril la main-d’œuvre ontarienne de demain.

Les enseignantes et les enseignants ainsi que les membres du personnel scolaire sont témoins de ces réalités au quotidien. Nos membres sont bien conscients des conséquences sur les milieux d’apprentissage ainsi que sur la réussite et le bien-être des élèves, et savent que nos jeunes et leurs familles méritent un système stable et doté des ressources nécessaires pour répondre à leurs besoins et les préparer pour l’avenir.

Le 29 avril, plus de 255 000 membres des quatre coins de l’Ontario se réuniront pour afficher clairement leur appui et réclamer qu’on investisse dans le système d’éducation public. Partout en Ontario, nos membres porteront du rouge et du mauve dans le cadre des mouvements « Red for Ed » et « Le pouvoir du mauve ». Cette action collective démontrera la solidarité des enseignantes et enseignants et des travailleuses et travailleurs de l’éducation, qui réclament de meilleures conditions d’apprentissage et de travail dans nos écoles et nos universités. Sous la bannière « Plus forts ensemble », les cinq syndicats sont prêts à entreprendre le prochain cycle de négociations centrales et à en demander davantage pour nos élèves que le gouvernement néglige depuis son arrivée au pouvoir en 2018.

Le mouvement prend de l’ampleur. Nos membres s’engagent, s’informent et se mobilisent pour défendre et renforcer notre système d’éducation financé par les fonds publics. Cet engagement partagé est notre plus grande force. Ensemble, nous continuerons de défendre le système de grande qualité et pleinement financé auquel chaque élève de l’Ontario a droit. Nous invitons les familles et les autres alliées et alliés communautaires à se joindre à nous pour réclamer des investissements concrets et un engagement véritable envers la réussite et le bien-être des élèves. »

 

Martha Hradowy, présidente d’OSSTF/FEESO
René Jansen in de Wal, président de l’OECTA
Gabrielle Lemieux, présidente de l’AEFO
David Mastin, président de la FEEO
Joe Tigani, président du SCFP-CSCSO

 

AEFO – Marianne Raina au 613-218-3702 ou mraina@aefo.on.ca
SCFP-CSCSO – Shannon Carranco au 514-703-8358 ou scarranco@cupe.ca
FEEO – Carla Pereira au 416-962-3836, poste 2332 ou cpereira@etfo.org
OECTA – Michelle Despault au 416-925-2493, poste 509 ou m.despault@catholicteachers.ca
OSSTF/FEESO – Caitlin Reid au 416-576-8346 ou caitlin.reid@osstf.ca

 

 

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