Réaction au rapport de la vérificatrice générale de l’Ontario sur l’éducation spécialisée

OTTAWA, le 13 mai 2026 – Gabrielle Lemieux, présidente de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), a émis la déclaration suivante en réaction au rapport de la vérificatrice générale de l’Ontario sur l’éducation spécialisée :

« Le rapport de la vérificatrice générale confirme plusieurs préoccupations que l’AEFO soulève depuis longtemps concernant l’éducation spécialisée en Ontario.

Nos membres, enseignantes et enseignants, personnel de soutien et professionnelles et professionnels de l’éducation accompagnent chaque jour les élèves ayant des besoins particuliers avec compétence, dévouement et bienveillance, souvent dans des conditions difficiles et avec des ressources limitées. Sur le terrain, elles et ils voient chaque jour les effets du manque de ressources, des délais d’attente trop longs pour obtenir des services spécialisés et du manque de personnel pour répondre adéquatement aux besoins réels des élèves.

Le rapport met aussi en lumière une réalité bien connue des familles d’élèves à besoins particuliers : un système souvent compliqué et difficile à naviguer, notamment en ce qui concerne les comités d’identification, de placement et de révision (CIPR) et l’accès aux services.

Les constats liés aux plans d’enseignement individualisés (PEI) sont également préoccupants. Les PEI sont essentiels à la réussite des élèves, mais leur qualité dépend directement du temps, de la formation et des ressources accordés au personnel pour les préparer adéquatement.

L’AEFO accueille favorablement les recommandations de la vérificatrice générale visant à réduire les délais, améliorer les services et rendre le système plus clair pour les familles qui souhaitent avant tout que leurs enfants reçoivent les services et l’appui nécessaires pour réussir et s’épanouir à l’école.

L’AEFO réaffirme sa volonté de collaborer avec le ministre de l’Éducation et l’ensemble des partenaires du milieu scolaire pour mettre en place des solutions concrètes et durables. C’est en travaillant ensemble que nous pourrons mieux répondre aux besoins des élèves et renforcer la confiance des familles envers le système d’éducation. Les élèves ayant des besoins particuliers, tout comme le personnel qui les accompagne au quotidien, méritent un soutien réel et à la hauteur des besoins. »

 

Gabrielle Lemieux
Présidente de l’AEFO

Réaction à la diffusion des résultats du Test de compétences en mathématiques

OTTAWA, le 5 mai 2026 – Gabrielle Lemieux, présidente de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), a émis la déclaration suivante en réaction à la diffusion, par la Fédération des enseignantes et enseignants de l’Ontario (FEO), de données liées au Test de compétences en mathématiques (TCM), exigé pour la certification depuis février 2025 :

« Les données rendues publiques sur le TCM soulèvent de sérieuses préoccupations quant à sa validité et son équité.

Dès la première tentative à ce test, un écart marqué apparaît : 71 % de réussite chez les anglophones contre 44 % chez les francophones; un écart important qui persiste et qui désavantage clairement les francophones.

Quand un test produit constamment ce type de résultats, il est normal de se questionner sur sa validité et son équité. D’autant plus que rien ne démontre que le TCM forme de meilleures enseignantes et enseignants. Au contraire, il semble aller à l’encontre des données de recherche et des orientations de la FEO.

Les résultats montrent aussi un taux d’échec plus élevé chez les francophones dans la composante pédagogique, ce qui soulève des doutes sur les aspects linguistiques et culturels du test.

Ces constats ne sont pas nouveaux : des préoccupations ont été soulevées par la FEO dès 2019, et en 2021, la Cour divisionnaire de l’Ontario a jugé le TCM discriminatoire et inconstitutionnel.

Dans un contexte de défis majeurs de recrutement de personnel enseignant, le TCM devient un obstacle de plus à l’entrée dans la profession. Il freine l’accès, particulièrement pour les francophones, et limite la diversité des parcours, ce qui soulève des enjeux de discrimination systémique et d’équité, notamment pour les personnes nouvellement arrivées et racisées. Un non-sens alors que le système a besoin de relève.

Bref, le TCM pose un réel problème d’équité et de pertinence. Les données actuelles montrent clairement qu’il est temps de le revoir sérieusement. »

 

Gabrielle Lemieux
Présidente de l’AEFO

Plus de 255 000 enseignantes, enseignants et membres du personnel scolaire s’unissent pour une journée d’action provinciale

 

OTTAWA (Ontario) – L’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), la Fédération des enseignantes et des enseignants de l’élémentaire de l’Ontario (FEEO), l’Association des enseignantes et des enseignants catholiques anglo-ontariens (OECTA), le Conseil des syndicats des conseils scolaires de l’Ontario (SCFP-CSCSO) et la Fédération des enseignantes et des enseignants des écoles secondaires de l’Ontario (OSSTF/FEESO) publient la déclaration suivante en amont de la journée d’action provinciale qui aura lieu ce mercredi :

« Le 29 avril, plus de 255 000 membres de l’AEFO, de la FEEO, de l’OECTA, du SCFP-CSCSO et d’OSSTF/FEESO participeront à une journée d’action à l’échelle de la province. Cette mobilisation concertée est une démonstration éloquente de l’unité des enseignantes et enseignants ainsi que des membres du personnel scolaire de l’Ontario, dans un contexte où le système d’éducation financé par les fonds publics demeure confronté à des défis de taille.

En effet, le système d’éducation de l’Ontario subit des pressions croissantes et le plus récent budget provincial n’en a atténué aucune. Le sous-financement chronique continue de façonner la réalité quotidienne des écoles. Classes bondées, montée de la violence, insuffisance des ressources destinées aux élèves ayant des besoins particuliers, difficulté persistante de recruter et de retenir le personnel enseignant et scolaire, bâtiments vieillissants et en mauvais état sont autant de facteurs qui convergent et exercent une pression considérable. Dans le secteur postsecondaire, des années de sous-financement combinées aux récentes compressions apportées au Régime d’aide financière aux étudiants de l’Ontario (RAFEO) compromettent l’accès aux études et mettent en péril la main-d’œuvre ontarienne de demain.

Les enseignantes et les enseignants ainsi que les membres du personnel scolaire sont témoins de ces réalités au quotidien. Nos membres sont bien conscients des conséquences sur les milieux d’apprentissage ainsi que sur la réussite et le bien-être des élèves, et savent que nos jeunes et leurs familles méritent un système stable et doté des ressources nécessaires pour répondre à leurs besoins et les préparer pour l’avenir.

Le 29 avril, plus de 255 000 membres des quatre coins de l’Ontario se réuniront pour afficher clairement leur appui et réclamer qu’on investisse dans le système d’éducation public. Partout en Ontario, nos membres porteront du rouge et du mauve dans le cadre des mouvements « Red for Ed » et « Le pouvoir du mauve ». Cette action collective démontrera la solidarité des enseignantes et enseignants et des travailleuses et travailleurs de l’éducation, qui réclament de meilleures conditions d’apprentissage et de travail dans nos écoles et nos universités. Sous la bannière « Plus forts ensemble », les cinq syndicats sont prêts à entreprendre le prochain cycle de négociations centrales et à en demander davantage pour nos élèves que le gouvernement néglige depuis son arrivée au pouvoir en 2018.

Le mouvement prend de l’ampleur. Nos membres s’engagent, s’informent et se mobilisent pour défendre et renforcer notre système d’éducation financé par les fonds publics. Cet engagement partagé est notre plus grande force. Ensemble, nous continuerons de défendre le système de grande qualité et pleinement financé auquel chaque élève de l’Ontario a droit. Nous invitons les familles et les autres alliées et alliés communautaires à se joindre à nous pour réclamer des investissements concrets et un engagement véritable envers la réussite et le bien-être des élèves. »

 

Martha Hradowy, présidente d’OSSTF/FEESO
René Jansen in de Wal, président de l’OECTA
Gabrielle Lemieux, présidente de l’AEFO
David Mastin, président de la FEEO
Joe Tigani, président du SCFP-CSCSO

 

AEFO – Marianne Raina au 613-218-3702 ou mraina@aefo.on.ca
SCFP-CSCSO – Shannon Carranco au 514-703-8358 ou scarranco@cupe.ca
FEEO – Carla Pereira au 416-962-3836, poste 2332 ou cpereira@etfo.org
OECTA – Michelle Despault au 416-925-2493, poste 509 ou m.despault@catholicteachers.ca
OSSTF/FEESO – Caitlin Reid au 416-576-8346 ou caitlin.reid@osstf.ca

 

 

Réaction à l’annonce visant à améliorer l’accès aux services en français

OTTAWA, le 17 avril 2026 – Gabrielle Lemieux, présidente de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), a émis la déclaration suivante en réaction à l’annonce du gouvernement pour un renforcement de l’accès aux services en français :

« L’AEFO salue l’annonce du gouvernement de l’Ontario visant à améliorer l’accès aux services en français. 

Rendre obligatoire le bilinguisme pour le poste d’Ombudsman représente un pas concret pour mieux protéger les droits linguistiques et assurer une surveillance plus rigoureuse sur la livraison des services en français. Cela permettra aussi de simplifier les échanges et de mieux répondre aux réalités des communautés francophones. 

Cette mesure contribue à un accès plus direct, plus équitable et sans entrave aux services en français, particulièrement pour les francophones qui font face aux mêmes enjeux que la majorité mais pour qui la langue devient souvent un enjeu supplémentaire. 

À l’instar de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario, l’AEFO y voit une avancée attendue. Ombudsman Ontario doit être pleinement en mesure d’agir et de communiquer dans les deux langues officielles, sans dépendre d’intermédiaires.» 

Gabrielle Lemieux
Présidente de l’AEFO 

Réaction à l’annonce de réforme de la gouvernance des conseils scolaires

OTTAWA, le 14 avril 2026 – Gabrielle Lemieux, présidente de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), a émis la déclaration suivante en réaction à l’annonce du gouvernement sur la réforme de la gouvernance des conseils scolaires : 

« Ce qui se passe en ce moment avec les conseils scolaires est profondément inquiétant. En retirant des pouvoirs aux instances locales pour les concentrer à Queen’s Park, le gouvernement impose une ingérence politique sans précédent. 

Je veux être très claire : l’AEFO est solidaire des conseils de langue anglaise et de nos collègues. Ce qu’elles et ils vivent est inacceptable, avec une perte d’autonomie, des élues et élus mis de côté et des décisions imposées sans consultation. 

C’est tout le concept de démocratie locale qui est fragilisé. Réduire les pouvoirs des conseils scolaires, c’est réduire au silence la voix des parents, des élèves et du personnel. 

On le voit déjà : des décisions importantes qui touchent directement nos membres, notamment sur l’évaluation des élèves, l’assiduité et l’organisation scolaire, se prennent sans consultation. 

Oui, le ministre reconnaît le droit des francophones à gérer leurs écoles. Mais une reconnaissance ne suffit pas. Elle doit se traduire en actions concrètes, et cela passe aussi par le respect des conseils scolaires de langue anglaise.  

Il ne doit pas y avoir de système à deux standards entre francophones et anglophones. Les décisions en éducation doivent rester ancrées localement. 

Au fond, c’est simple : affaiblir la gouvernance des conseils scolaires, c’est fragiliser tout le système d’éducation.» 

Gabrielle Lemieux
Présidente de l’AEFO 

Réaction à l’annonce du gouvernement sur la réduction du programme de formation à l’enseignement

OTTAWA, le 10 avril 2026 – Gabrielle Lemieux, présidente de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), a émis la déclaration suivante en réaction à l’annonce du gouvernement sur la réduction du programme de formation à l’enseignement à 12 mois.

« L’AEFO accueille positivement l’annonce du gouvernement de l’Ontario concernant la réforme de la formation à l’enseignement. Cette annonce envoie un signal attendu et encourageant pour le milieu de l’éducation. Les principales orientations vont dans le sens d’une formation plus accessible, plus flexible et mieux adaptée aux réalités actuelles.

Elle reconnaît aussi clairement l’ampleur du défi de main-d’œuvre dans le système d’éducation, particulièrement en contexte francophone. C’est un pas important de voir que cet enjeu est pris au sérieux et qu’il y a une volonté d’agir.

Un programme de formation plus court est un pas dans la bonne direction. Le modèle de deux ans créait un désavantage pour le secteur francophone, notamment en limitant l’accès à la profession. En raccourcissant le parcours, on pourra former plus rapidement du nouveau personnel, ce qui aidera à répondre à certains besoins sur le terrain.

L’augmentation du nombre de journées de stage est également une avancée très encourageante. En misant davantage sur l’expérience terrain, on donne aux futures enseignantes et futurs enseignants de meilleurs outils pour se préparer concrètement à la réalité de la classe.

Cela dit, former davantage de personnes ne suffira pas à régler tous les défis actuels. La rétention du personnel enseignant demeure un enjeu central. Il faut améliorer concrètement les conditions de travail, notamment en assurant un lieu de travail sécuritaire, pour donner envie aux enseignantes et enseignants de rester dans la profession.

Le manque de personnel enseignant qualifié francophone a des impacts qui dépassent l’école. Les écoles de langue française jouent un rôle clé dans la vitalité et l’identité des communautés francophones. Lorsqu’elles sont fragilisées, ce sont toutes les communautés franco-ontariennes et même la société ontarienne dans son ensemble qui en ressentent les effets. »

Gabrielle Lemieux
Présidente de l’AEFO

Les syndicats de l’éducation de l’Ontario s’unissent : le budget confirme l’urgence de négociations anticipées

OTTAWA (Ontario) — L’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), la Fédération des enseignantes et des enseignants de l’élémentaire de l’Ontario (FEEO), l’Association des enseignantes et des enseignants catholiques anglo-ontariens (OECTA), le Conseil des syndicats des conseils scolaires de l’Ontario (SCFP-CSCSO) et la Fédération des enseignantes et des enseignants des écoles secondaires de l’Ontario (OSSTF/FEESO) publient la déclaration commune suivante en réaction à l’annonce du budget de l’Ontario :

« Les familles, les enseignantes et enseignants et le personnel scolaire de l’Ontario continuent d’entendre le gouvernement Ford soutenir que le système d’éducation financé par les fonds publics bénéficie d’investissements sans précédent. Mais dans nos écoles, la réalité est sans appel : notre système est en crise et le budget proposé par le gouvernement, qui échoue encore à soutenir les élèves, les enseignantes et enseignants et le personnel scolaire, ne fera qu’empirer la situation.

Le sous-financement chronique se traduit par des classes bondées, une montée de la violence et un besoin urgent d’agir pour retenir et recruter le personnel enseignant et scolaire. Les élèves ayant des besoins particuliers attendent des années pour des évaluations et des services, et nos membres s’épuisent à répondre à des besoins de plus en plus complexes, sans disposer des moyens nécessaires. Ce ne sont pas là les signes d’investissements “historiques”, mais les conséquences prévisibles d’années de négligence.

En dépit des déclarations du gouvernement, le financement par élève (une fois corrigé pour tenir compte de l’inflation) est plus bas qu’au début de son mandat. Nous sommes prêtes et prêts à collaborer de manière constructive et à trouver des solutions dans le cadre du processus de négociation, dès que le gouvernement sera prêt à s’asseoir à la table.

Le ministre de l’Éducation, Paul Calandra, a refusé d’entamer les négociations de manière anticipée, mais la crise des écoles ontariennes exige du leadership, pas d’autres délais. Il est temps d’entamer sans attendre le processus pour bâtir le système éducatif stable et bien outillé dont les élèves sont privés depuis trop longtemps.

À la table des négociations, nous défendrons les conditions et le soutien dont ont besoin les élèves, le personnel scolaire et les enseignantes et enseignants, tout en continuant d’exiger du gouvernement qu’il investisse réellement dans l’éducation.

Nous sommes solidaires et travaillons ensemble pour nos écoles financées par les fonds publics. Nous rencontrerons ce gouvernement à la table des négociations et ferons valoir les investissements dont les élèves de l’Ontario ont besoin pour réussir. »

Martha Hradowy, présidente d’OSSTF/FEESO
René Jansen in de Wal, président de l’OECTA
Gabrielle Lemieux, présidente de l’AEFO
David Mastin, président de la FEEO
Joe Tigani, président du SCFP-CSCSO

 

 

AEFO – Marianne Raina au 613-218-3702 ou mraina@aefo.on.ca
SCFP-CSCSO – Shannon Carranco au 514-703-8358 ou scarranco@cupe.ca
FEEO – Carla Pereira au 416-962-3836, poste 2332 ou cpereira@etfo.org
OECTA – Michelle Despault au 416-925-2493, poste 509 ou m.despault@catholicteachers.ca
OSSTF/FEESO – Caitlin Reid au 416-576-8346 ou caitlin.reid@osstf.ca

Que se passe-t-il après l’échéance de votre convention collective?

Par l’équipe de l’AEFO

Cette rubrique fait le point sur des sujets relatifs aux conditions de travail et aux droits des membres de l’AEFO.

 

La convention collective : votre contrat de travail

La convention collective est le document qui régit un grand nombre de vos conditions de travail : salaire, heures de travail, congés, avantages sociaux, procédures de grief, règles de dotation, ancienneté, etc. Négociée par un syndicat pour un groupe de membres ayant le même employeur, elle constitue votre contrat de travail collectif.

Les membres de l’AEFO sont couverts par différentes conventions collectives, selon leur employeur, leur statut ou leur milieu de travail. Bien que ces conventions puissent varier dans leur contenu, elles reposent sur les mêmes principes fondamentaux : elles définissent les conditions de travail, encadrent les relations de travail et prévoient des mécanismes de protection des droits. C’est pourquoi, même si les clauses diffèrent d’une convention à l’autre, les règles générales applicables après l’échéance restent les mêmes pour l’ensemble des membres.

Toute convention collective comporte une date d’expiration (date d’échéance). Pour la majorité des membres de l’AEFO, cette date est le 31 août 2026; elle est toutefois fixée au 31 mars 2028 pour l’Unité 203. Cette échéance marque la fin de la période couverte par l’entente, mais elle ne met pas fin à vos droits ni à vos protections.

 

Après l’échéance : vos droits demeurent protégés

En Ontario, le droit du travail prévoit un mécanisme clair pour assurer la continuité et la stabilité des conditions de travail après l’échéance d’une convention collective : le gel statutaire.

Concrètement, l’entente arrivée à échéance ne disparaît pas. Elle continue de s’appliquer et demeure votre contrat de travail jusqu’à la conclusion d’une nouvelle entente ou jusqu’à ce que les parties atteignent légalement le stade de la grève ou du lock‑out.

 

Le gel statutaire : un filet de sécurité

Le gel statutaire empêche toute modification unilatérale des conditions de travail pendant la négociation. Les règles déjà négociées restent en vigueur, et l’employeur ne peut pas imposer de changements de son propre chef.

À compter du 1er septembre 2026, même en l’absence d’une nouvelle convention collective conclue et ratifiée, les protections suivantes continuent de s’appliquer :

  • Votre sécurité d’emploi
    Les règles encadrant la discipline et le congédiement demeurent en vigueur. L’employeur conserve l’obligation de démontrer une cause juste et suffisante pour ses décisions, et les protections contre les décisions arbitraires s’appliquent toujours.
  • Votre salaire
    Votre rémunération demeure en vigueur à l’échéance de votre entente. Elle ne peut pas être réduite, puisque les salaires font partie des matières négociées.
  • Vos avantages sociaux
    Assurances collectives, régime de retraite, banques de congés, etc. : l’ensemble de ces avantages reste en place. L’échéance de la convention n’entraîne pas l’interruption de votre couverture.
  • Le droit de grief
    Si une disposition de la convention n’est pas respectée, le mécanisme de grief demeure pleinement accessible. Une convention échue n’est pas une convention affaiblie.

Certaines clauses temporaires, comme des projets pilotes, peuvent comporter des modalités particulières. Cela ne signifie pas pour autant que les droits des membres cessent de s’appliquer : le cadre légal demeure contraignant, et l’AEFO exerce une veille constante afin d’en assurer le respect.

 

Quand commencent les négociations?

Le déclenchement officiel des négociations ne peut pas être déterminé à l’avance.

Personnel enseignant régulier et suppléant des conseils scolaires franco-ontariens – Unités 56 à 66 et Unité 204

Selon la loi*, l’avis d’intention de négocier peut être donné dans les 90 jours précédant l’échéance des conventions collectives. La loi permet aussi au ministre de l’Éducation, par règlement, d’autoriser un déclenchement plus précoce – jusqu’à 180 jours avant l’échéance.

Dans cette optique, les filiales syndicales**, dont fait partie l’AEFO, ont demandé au gouvernement de commencer à négocier le plus tôt possible. Un déclenchement plus précoce des discussions favoriserait une rentrée plus prévisible. Il permettrait aussi de clarifier plus tôt les priorités gouvernementales et de soutenir la stabilité du milieu éducatif.

Le ministre de l’Éducation ne semble toutefois pas préconiser cette approche pour l’instant.

* Loi de 2014 sur la négociation collective dans les conseils scolaires

** Ces filiales sont la Fédération des enseignantes et des enseignants de l’élémentaire de l’Ontario (ETFO), l’AEFO, la Fédération des enseignantes et des enseignants des écoles secondaires de l’Ontario (OSSTF/FEESO), le Conseil des syndicats des conseils scolaires de l’Ontario (CSCSO).

 

Unité 103 – PAPSP* (Conseil scolaire Franco-Nord)

Pour les membres de l’Unité 103 (PAPSP), le processus de négociation s’inscrit dans la même ronde provinciale, mais se déroule selon un cadre et un calendrier qui lui sont propres.

* Personnel administratif, professionnel et de soutien pédagogique

 

Unités 201 et 202 (Lycée Claudel)

Le Lycée Claudel est un établissement scolaire français privé situé à Ottawa. L’Unité 201 regroupe des membres du personnel enseignant et suppléant, tandis que l’Unité 202 comprend des membres du personnel administratif et de soutien.

Bien que les conventions collectives de ces deux unités arrivent à échéance le 31 août 2026, les discussions peuvent s’amorcer avant cette date, soit lorsque l’AEFO et le Lycée sont prêts à s’engager dans le processus.

 

Unité 203 – Le CAP

La convention collective des membres de l’Unité 203, qui travaillent au Centre d’appui et de prévention (Le CAP) à Ottawa, arrive à échéance le 31 mars 2028. Leur négociation se déroulera lors d’une ronde ultérieure.

 

Avant et pendant la négociation : le rôle des membres

La négociation ne se déroule pas uniquement à la table. Elle repose aussi sur la vigilance et l’engagement des membres dans chaque lieu de travail. Vous pouvez soutenir le processus de plusieurs façons :

  • Informez-vous.
    Les rumeurs peuvent circuler rapidement. Fiez-vous aux communications officielles de l’AEFO, notamment aux Infos NÉGOS envoyées à votre courriel personnel.
  • Gardez vos coordonnées à jour.
    Assurez-vous que l’AEFO dispose de votre adresse courriel personnelle. Pour mettre à jour vos coordonnées, rendez-vous à : Mon profil AEFO.
  • Signalez toute situation problématique.
    Si une directive semble contredire votre convention collective, communiquez rapidement avec votre unité locale. Une intervention précoce permet d’éviter qu’une pratique irrégulière s’installe.

 

Une transition protégée

La période du gel statutaire ne crée pas de vide : pendant la négociation, vos droits demeurent pleinement protégés par l’entente actuelle, dans l’attente de sa mise à jour.

La négociation pour le renouvellement des conventions collectives a un objectif clair : maintenir les droits déjà acquis et améliorer les conditions de travail afin que l’engagement professionnel des membres soit reconnu et appuyé par des conditions justes et respectées.

 

Réaction à la création d’un fonds pour les fournitures de classe

OTTAWA, le 11 mars 2026 – Gabrielle Lemieux, présidente de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), a émis la déclaration suivante en réaction à l’annonce du gouvernement au sujet de la création d’un fonds pour les fournitures de classe destiné aux enseignantes et enseignants à l’élémentaire. 

« L’AEFO reconnaît que la création d’un fonds pour les fournitures scolaires peut sembler aider un peu en classe, mais elle rappelle qu’il faut rester vigilantes et vigilants. Même si cette mesure semble apporter de l’aide, elle met en lumière la tendance du ministère à offrir des solutions incomplètes au lieu de soutenir durablement le système d’éducation.  

Trop souvent, les enseignantes et enseignants doivent acheter eux-mêmes les fournitures de base pour faire leur travail, ce qui ne devrait pas être leur responsabilité. Ce fonds ne doit pas devenir un prétexte pour transférer une charge supplémentaire sur les enseignantes et les enseignants. Elles et ils doivent pouvoir se concentrer sur l’élève. Une aide pour les fournitures ne compense pas des années de sous-financement.  

Des investissements solides et durables tant dans les ressources matérielles que dans les ressources humaines et les services spécialisés sont essentiels pour permettre aux écoles et aux enseignantes et enseignants d’avoir ce dont elles et ils ont besoin pour soutenir l’apprentissage, répondre à la complexité croissante des salles de classe, et favoriser la réussite des élèves. 

L’AEFO demeure préoccupée par le sous-financement du système d’éducation financé par les fonds publiques, particulièrement en langue française, ce qui limite la capacité à répondre adéquatement aux besoins croissants des élèves. Nous rappelons au ministre que nous sommes toujours disponibles pour partager nos réflexions, nos préoccupations, notre expertise sur le terrain et nos recommandations, tant sur ces enjeux que sur d’autres dossiers prioritaires touchant l’éducation en langue française en Ontario. » 

Gabrielle Lemieux
Présidente de l’AEFO 

Réaction à l’annonce de la création d’un organisme consultatif pour évaluer l’apprentissage des élèves de l’Ontario

OTTAWA, le 4 mars 2026 – Gabrielle Lemieux, présidente de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), a émis la déclaration suivante en réaction à l’annonce du gouvernement concernant la création d’un organisme consultatif expert qui mènera un examen exhaustif de la réussite des élèves partout en province :

« L’AEFO souligne l’annonce du gouvernement de l’Ontario concernant la nomination d’un organisme consultatif chargé d’évaluer l’apprentissage des élèves, notamment à la lumière des résultats provinciaux des tests de l’Office de la qualité et de responsabilité en éducation (OQRE).

Nous reconnaissons l’importance de se pencher sur les défis réels des élèves et de rassembler les expertises afin de mieux répondre à leurs besoins grandissants.

L’AEFO rappelle qu’elle possède une expertise essentielle liée aux réalités du terrain et aux besoins spécifiques de l’éducation en langue française. Les personnes qui travaillent au quotidien auprès des élèves sont les mieux placées pour identifier des solutions concrètes et porteuses.

Nous réitérons notre volonté de collaborer de façon constructive aux travaux de cet organisme et d’être pleinement consultés, afin que les mesures proposées reflètent concrètement les réalités vécues dans nos écoles et contribuent de manière tangible à la réussite de tous les élèves. »

 

Gabrielle Lemieux
Présidente de l’AEFO

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