Réaction à l’annonce d’une plateforme numérique de ressources pédagogiques standardisées et l’encadrement de l’évaluation des élèves.

OTTAWA, le 25 juin 2026 – Gabrielle Lemieux, présidente de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), a émis la déclaration suivante en réaction aux changements annoncés par le ministère de l’Éducation concernant la mise en place d’une plateforme numérique pour des ressources pédagogiques standardisées et l’encadrement de l’évaluation des élèves.  

« L’AEFO accueille favorablement l’intention du ministère visant à fournir davantage de ressources pédagogiques au personnel enseignant. Notre priorité demeure que les enseignantes et les enseignants disposent des outils nécessaires pour répondre aux besoins des élèves francophones. 

Nous déplorons toutefois l’absence de consultation du personnel enseignant et des partenaires francophones dans ce dossier. Toute initiative de cette envergure gagnerait à s’appuyer davantage sur l’expertise des personnes qui travaillent quotidiennement auprès des élèves. 

L’AEFO appuie la mise à disposition de ressources communes servant de point de départ. Toutefois, ces ressources doivent demeurer adaptables aux réalités des classes et ne pas devenir des outils prescriptifs qui limitent le jugement professionnel du personnel enseignant. 

Dans une perspective franco-ontarienne, il est également essentiel que les ressources et les pratiques d’évaluation tiennent compte des réalités linguistiques, culturelles et pédagogiques propres à nos écoles.  

Lorsqu’il est question d’évaluation, le jugement professionnel des enseignantes et des enseignants doit demeurer au cœur des décisions. Ce sont elles et eux qui sont les mieux placés pour évaluer les apprentissages des élèves et déterminer les approches les plus adaptées à leur réalité. 

Enfin, le moment choisi pour cette annonce, à l’aube de la période estivale et à quelques semaines de la rentrée scolaire, soulève certaines préoccupations quant à sa mise en œuvre.  

L’AEFO suivra ce dossier de près et demeurera attentive aux impacts de ces changements sur le personnel enseignant et sur l’apprentissage des élèves. » 

Gabrielle Lemieux
Présidente de l’AEFO

Chaleur et qualité de l’air : des milieux de travail sécuritaires pour toutes et tous

Par l’équipe de l’AEFO

Cette rubrique fait le point sur des sujets relatifs aux conditions de travail et aux droits des membres de l’AEFO.

 

Une classe étouffante en juin, un bureau mal aéré, une salle où l’on peine à respirer; ces conditions ne relèvent pas de la malchance. Elles doivent et peuvent changer.

Pour l’AEFO, il s’agit avant tout d’une question de santé et de sécurité. La chaleur excessive et la mauvaise qualité de l’air nuisent directement au bien-être et à la capacité de travailler.

 

La chaleur : un risque réel

Avec des étés de plus en plus chauds, les vagues de chaleur sont plus fréquentes. Dans bien des milieux, cela se traduit par des conditions physiquement éprouvantes, parfois dangereuses. Une mauvaise ventilation ou l’absence de climatisation peuvent causer de la fatigue, des maux de tête et des étourdissements.

Ces conditions représentent plus qu’un inconfort : elles constituent un risque pour la santé.

Ce que dit la Loi

La Loi sur la santé et la sécurité au travail (LSST) ne fixe pas de température maximale pour une salle de classe ou un bureau. Toutefois, elle oblige l’employeur à prendre toutes les précautions raisonnables pour protéger son personnel.

Concrètement, cela peut signifier des pauses supplémentaires, un accès constant à de l’eau potable, une meilleure ventilation ou une réorganisation des tâches. Ces mesures doivent être adaptées à chaque situation.

 

La qualité de l’air

La chaleur n’est pas le seul facteur en jeu. La qualité de l’air intérieur est tout aussi cruciale. Une ventilation défaillante, des moisissures, des poussières ou des produits nettoyants trop forts peuvent provoquer des troubles respiratoires, souvent sans que la cause soit évidente. Les épisodes de smog et de fumée liés aux feux de forêt, de plus en plus fréquents, viennent aggraver une situation déjà fragile dans bien des bâtiments.

 

Vos droits face à des conditions inacceptables

Si vos conditions de travail deviennent problématiques, signalez-le rapidement à votre direction. Un courriel est préférable à une discussion orale, car il permet de garder une trace écrite de votre démarche.

Lorsque la situation présente un danger réel et immédiat pour la santé (malaise, déshydratation, incapacité de fonctionner), vous pouvez exercer votre droit de refus de travailler, conformément à la Loi sur la santé et la sécurité au travail.

Le droit de refus de travailler

Le droit de refus est un processus bien encadré, mis en place afin de protéger tout le monde.

  1. Informez votre supérieure ou votre supérieur de la situation et de votre refus de travailler.
  2. Une enquête doit être menée immédiatement.
  3. Si le danger est confirmé, des correctifs doivent être apportés.
  4. Si le problème persiste, le ministère du Travail peut intervenir.

Même lorsque le refus n’est pas jugé fondé, une inspection peut mener à des recommandations améliorant les conditions de travail pour l’ensemble du personnel.

Tout au long de ce processus, votre unité locale de l’AEFO peut vous accompagner et vous conseiller. Le droit de refus est une démarche sérieuse qui doit reposer sur un danger réel, mais c’est aussi un droit fondamental.

Si vous comptez exercer ce droit, contactez votre unité locale sans tarder.

Attention – personnel enseignant
L’AEFO recommande aux enseignantes et enseignants d’exercer le droit de refus pendant une pause ou à l’heure du dîner afin de ne pas laisser les élèves sans surveillance.

 

Le rôle clé des comités de santé et de sécurité

Le comité mixte de santé et de sécurité au travail (CMSST) est la voix collective par excellence. Il peut documenter les problèmes, demander des inspections et exiger un suivi. Il peut aussi signaler des problèmes concernant les bâtiments, comme les infiltrations d’eau ou la ventilation défectueuse.

 

Ce que revendique l’AEFO

Chaque travailleuse et travailleur a le droit d’exercer son métier dans un environnement sain, confortable et sécuritaire.

C’est pourquoi l’AEFO revendique des conditions adaptées aux réalités climatiques actuelles, notamment :

  • des seuils de température acceptables dans tous les milieux;
  • une meilleure ventilation dans les lieux de travail de ses membres;
  • des protocoles clairs pour les périodes de chaleur extrême;
  • une meilleure communication auprès du personnel sur les symptômes liés à la chaleur et à l’air vicié.

 

Un enjeu de société

Les conditions environnementales des milieux de travail dépassent l’expérience individuelle. Elles finissent par fragiliser les milieux collectifs, augmenter la pression sur les services publics et toucher l’ensemble de la société.

Des milieux de travail sains et sécuritaires ne devraient jamais être un luxe. Il s’agit d’une question de dignité, de santé publique et de justice. Nous devons cesser de normaliser l’inacceptable, continuer de signaler les problèmes et exiger, ensemble, des changements concrets.

Les syndicats de l’éducation de l’Ontario envoient un avis d’intention de négocier

 

TORONTO (Ontario), le 3 juin 2026 – Aujourd’hui, les syndicats de l’éducation de l’Ontario — l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), la Fédération des enseignantes et des enseignants de l’élémentaire de l’Ontario (FEEO), l’Association des enseignantes et des enseignants catholiques anglo-ontariens (OECTA), le Conseil des syndicats des conseils scolaires de l’Ontario (SCFP-CSCSO) et la Fédération des enseignantes et des enseignants des écoles secondaires de l’Ontario (OSSTF/FEESO) — ont chacun envoyé un avis d’intention de négocier aux organismes négociateurs patronaux et informé le gouvernement provincial, présent à la table des négociations.

« Ensemble, nos syndicats représentent plus de 255 000 membres du personnel enseignant et scolaire de partout en Ontario. Solidaires dans notre engagement envers notre système d’éducation financé par les fonds publics, nous sommes prêtes et prêts à entreprendre des négociations constructives axées sur le soutien aux élèves et l’amélioration des conditions d’apprentissage et de travail dans les écoles de la province.

Les élèves et leurs familles méritent un système d’éducation public sûr, stable et doté des ressources nécessaires. La négociation est l’un des outils les plus puissants dont nous disposons pour concrétiser cet objectif. Les membres du personnel enseignant et scolaire sont les premiers à constater les pressions croissantes auxquelles les classes et les écoles sont confrontées chaque jour : complexification des besoins des élèves, violence dans les écoles, insuffisance des ressources destinées aux élèves ayant des besoins particuliers, classes bondées, manque de personnel et difficultés de recrutement et de rétention.

Les élèves, le personnel scolaire et les enseignantes et enseignants ne devraient pas avoir à recourir à la négociation pour garantir les conditions essentielles au bon fonctionnement et à la sécurité des écoles. Mais après des années de sous-financement et de pénurie de personnel, on ne peut plus faire abstraction de ces défis. Le gouvernement ne peut plus continuer à ignorer les conséquences négatives du sous-financement chronique, de l’insuffisance de personnel et du manque de ressources sur les élèves, le personnel enseignant et les travailleuses et travailleurs du secteur de l’éducation. C’est pourquoi nous avons réclamé le début anticipé des négociations le 2 mars, demande qui a été rejetée.

Les syndicats de l’éducation de l’Ontario réclament depuis longtemps des investissements substantiels dans nos écoles, ainsi qu’un processus de négociation centré sur les véritables enjeux qui touchent nos jeunes, leurs familles et nos communautés. Notre engagement commun en faveur de la réussite et du bien-être des élèves guidera notre approche tout au long de cette ronde de négociations.

Les enseignantes et enseignants et les membres du personnel scolaire disposent d’une expérience sur le terrain et de connaissances pratiques acquises dans les classes et les établissements scolaires de toute la province. Cette expertise sera cruciale dans le cadre des négociations, alors que les syndicats chercheront à ce que tous les élèves, notamment ceux ayant des besoins particuliers, bénéficient des milieux d’apprentissage de qualité auxquels ils ont droit.

Maintenant que nous avons déposé un avis de négocier, les parties sont légalement tenues d’entamer des négociations dans un délai de 15 jours. Nous pressons le gouvernement provincial et les organismes négociateurs patronaux à se présenter à la table des négociations dès que possible, prêts à échanger de façon constructive pour garantir que chaque élève ait accès au soutien, aux ressources et aux conditions d’apprentissage nécessaire à sa réussite. L’Ontario ne peut pas se permettre une autre année de sous-financement, d’insuffisance de personnel et d’instabilité. »

 

Martha Hradowy, présidente d’OSSTF/FEESO
René Jansen in de Wal, président de l’OECTA
Gabrielle Lemieux, présidente de l’AEFO
David Mastin, président de la FEEO
Joe Tigani, président du SCFP-CSCSO

 

AEFO — Marianne Raina au 613-218-3702 ou mraina@aefo.on.ca
SCFP-CSCSO — Shannon Carranco au 514-703-8358 ou scarranco@cupe.ca
FEEO — Carla Pereira au 416-962-3836, poste 2332 ou cpereira@etfo.org
OECTA — Michelle Despault au 416-925-2493, poste 509 ou m.despault@catholicteachers.ca
OSSTF/FEESO — Munib Sajjad au 416-527-3276 ou munib.sajjad@osstf.ca

 

Réaction au rapport de la vérificatrice générale de l’Ontario sur l’éducation spécialisée

OTTAWA, le 13 mai 2026 – Gabrielle Lemieux, présidente de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), a émis la déclaration suivante en réaction au rapport de la vérificatrice générale de l’Ontario sur l’éducation spécialisée :

« Le rapport de la vérificatrice générale confirme plusieurs préoccupations que l’AEFO soulève depuis longtemps concernant l’éducation spécialisée en Ontario.

Nos membres, enseignantes et enseignants, personnel de soutien et professionnelles et professionnels de l’éducation accompagnent chaque jour les élèves ayant des besoins particuliers avec compétence, dévouement et bienveillance, souvent dans des conditions difficiles et avec des ressources limitées. Sur le terrain, elles et ils voient chaque jour les effets du manque de ressources, des délais d’attente trop longs pour obtenir des services spécialisés et du manque de personnel pour répondre adéquatement aux besoins réels des élèves.

Le rapport met aussi en lumière une réalité bien connue des familles d’élèves à besoins particuliers : un système souvent compliqué et difficile à naviguer, notamment en ce qui concerne les comités d’identification, de placement et de révision (CIPR) et l’accès aux services.

Les constats liés aux plans d’enseignement individualisés (PEI) sont également préoccupants. Les PEI sont essentiels à la réussite des élèves, mais leur qualité dépend directement du temps, de la formation et des ressources accordés au personnel pour les préparer adéquatement.

L’AEFO accueille favorablement les recommandations de la vérificatrice générale visant à réduire les délais, améliorer les services et rendre le système plus clair pour les familles qui souhaitent avant tout que leurs enfants reçoivent les services et l’appui nécessaires pour réussir et s’épanouir à l’école.

L’AEFO réaffirme sa volonté de collaborer avec le ministre de l’Éducation et l’ensemble des partenaires du milieu scolaire pour mettre en place des solutions concrètes et durables. C’est en travaillant ensemble que nous pourrons mieux répondre aux besoins des élèves et renforcer la confiance des familles envers le système d’éducation. Les élèves ayant des besoins particuliers, tout comme le personnel qui les accompagne au quotidien, méritent un soutien réel et à la hauteur des besoins. »

 

Gabrielle Lemieux
Présidente de l’AEFO

Réaction à la diffusion des résultats du Test de compétences en mathématiques

OTTAWA, le 5 mai 2026 – Gabrielle Lemieux, présidente de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), a émis la déclaration suivante en réaction à la diffusion, par la Fédération des enseignantes et enseignants de l’Ontario (FEO), de données liées au Test de compétences en mathématiques (TCM), exigé pour la certification depuis février 2025 :

« Les données rendues publiques sur le TCM soulèvent de sérieuses préoccupations quant à sa validité et son équité.

Dès la première tentative à ce test, un écart marqué apparaît : 71 % de réussite chez les anglophones contre 44 % chez les francophones; un écart important qui persiste et qui désavantage clairement les francophones.

Quand un test produit constamment ce type de résultats, il est normal de se questionner sur sa validité et son équité. D’autant plus que rien ne démontre que le TCM forme de meilleures enseignantes et enseignants. Au contraire, il semble aller à l’encontre des données de recherche et des orientations de la FEO.

Les résultats montrent aussi un taux d’échec plus élevé chez les francophones dans la composante pédagogique, ce qui soulève des doutes sur les aspects linguistiques et culturels du test.

Ces constats ne sont pas nouveaux : des préoccupations ont été soulevées par la FEO dès 2019, et en 2021, la Cour divisionnaire de l’Ontario a jugé le TCM discriminatoire et inconstitutionnel.

Dans un contexte de défis majeurs de recrutement de personnel enseignant, le TCM devient un obstacle de plus à l’entrée dans la profession. Il freine l’accès, particulièrement pour les francophones, et limite la diversité des parcours, ce qui soulève des enjeux de discrimination systémique et d’équité, notamment pour les personnes nouvellement arrivées et racisées. Un non-sens alors que le système a besoin de relève.

Bref, le TCM pose un réel problème d’équité et de pertinence. Les données actuelles montrent clairement qu’il est temps de le revoir sérieusement. »

 

Gabrielle Lemieux
Présidente de l’AEFO

Plus de 255 000 enseignantes, enseignants et membres du personnel scolaire s’unissent pour une journée d’action provinciale

 

OTTAWA (Ontario) – L’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), la Fédération des enseignantes et des enseignants de l’élémentaire de l’Ontario (FEEO), l’Association des enseignantes et des enseignants catholiques anglo-ontariens (OECTA), le Conseil des syndicats des conseils scolaires de l’Ontario (SCFP-CSCSO) et la Fédération des enseignantes et des enseignants des écoles secondaires de l’Ontario (OSSTF/FEESO) publient la déclaration suivante en amont de la journée d’action provinciale qui aura lieu ce mercredi :

« Le 29 avril, plus de 255 000 membres de l’AEFO, de la FEEO, de l’OECTA, du SCFP-CSCSO et d’OSSTF/FEESO participeront à une journée d’action à l’échelle de la province. Cette mobilisation concertée est une démonstration éloquente de l’unité des enseignantes et enseignants ainsi que des membres du personnel scolaire de l’Ontario, dans un contexte où le système d’éducation financé par les fonds publics demeure confronté à des défis de taille.

En effet, le système d’éducation de l’Ontario subit des pressions croissantes et le plus récent budget provincial n’en a atténué aucune. Le sous-financement chronique continue de façonner la réalité quotidienne des écoles. Classes bondées, montée de la violence, insuffisance des ressources destinées aux élèves ayant des besoins particuliers, difficulté persistante de recruter et de retenir le personnel enseignant et scolaire, bâtiments vieillissants et en mauvais état sont autant de facteurs qui convergent et exercent une pression considérable. Dans le secteur postsecondaire, des années de sous-financement combinées aux récentes compressions apportées au Régime d’aide financière aux étudiants de l’Ontario (RAFEO) compromettent l’accès aux études et mettent en péril la main-d’œuvre ontarienne de demain.

Les enseignantes et les enseignants ainsi que les membres du personnel scolaire sont témoins de ces réalités au quotidien. Nos membres sont bien conscients des conséquences sur les milieux d’apprentissage ainsi que sur la réussite et le bien-être des élèves, et savent que nos jeunes et leurs familles méritent un système stable et doté des ressources nécessaires pour répondre à leurs besoins et les préparer pour l’avenir.

Le 29 avril, plus de 255 000 membres des quatre coins de l’Ontario se réuniront pour afficher clairement leur appui et réclamer qu’on investisse dans le système d’éducation public. Partout en Ontario, nos membres porteront du rouge et du mauve dans le cadre des mouvements « Red for Ed » et « Le pouvoir du mauve ». Cette action collective démontrera la solidarité des enseignantes et enseignants et des travailleuses et travailleurs de l’éducation, qui réclament de meilleures conditions d’apprentissage et de travail dans nos écoles et nos universités. Sous la bannière « Plus forts ensemble », les cinq syndicats sont prêts à entreprendre le prochain cycle de négociations centrales et à en demander davantage pour nos élèves que le gouvernement néglige depuis son arrivée au pouvoir en 2018.

Le mouvement prend de l’ampleur. Nos membres s’engagent, s’informent et se mobilisent pour défendre et renforcer notre système d’éducation financé par les fonds publics. Cet engagement partagé est notre plus grande force. Ensemble, nous continuerons de défendre le système de grande qualité et pleinement financé auquel chaque élève de l’Ontario a droit. Nous invitons les familles et les autres alliées et alliés communautaires à se joindre à nous pour réclamer des investissements concrets et un engagement véritable envers la réussite et le bien-être des élèves. »

 

Martha Hradowy, présidente d’OSSTF/FEESO
René Jansen in de Wal, président de l’OECTA
Gabrielle Lemieux, présidente de l’AEFO
David Mastin, président de la FEEO
Joe Tigani, président du SCFP-CSCSO

 

AEFO – Marianne Raina au 613-218-3702 ou mraina@aefo.on.ca
SCFP-CSCSO – Shannon Carranco au 514-703-8358 ou scarranco@cupe.ca
FEEO – Carla Pereira au 416-962-3836, poste 2332 ou cpereira@etfo.org
OECTA – Michelle Despault au 416-925-2493, poste 509 ou m.despault@catholicteachers.ca
OSSTF/FEESO – Caitlin Reid au 416-576-8346 ou caitlin.reid@osstf.ca

 

 

Réaction à l’annonce visant à améliorer l’accès aux services en français

OTTAWA, le 17 avril 2026 – Gabrielle Lemieux, présidente de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), a émis la déclaration suivante en réaction à l’annonce du gouvernement pour un renforcement de l’accès aux services en français :

« L’AEFO salue l’annonce du gouvernement de l’Ontario visant à améliorer l’accès aux services en français. 

Rendre obligatoire le bilinguisme pour le poste d’Ombudsman représente un pas concret pour mieux protéger les droits linguistiques et assurer une surveillance plus rigoureuse sur la livraison des services en français. Cela permettra aussi de simplifier les échanges et de mieux répondre aux réalités des communautés francophones. 

Cette mesure contribue à un accès plus direct, plus équitable et sans entrave aux services en français, particulièrement pour les francophones qui font face aux mêmes enjeux que la majorité mais pour qui la langue devient souvent un enjeu supplémentaire. 

À l’instar de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario, l’AEFO y voit une avancée attendue. Ombudsman Ontario doit être pleinement en mesure d’agir et de communiquer dans les deux langues officielles, sans dépendre d’intermédiaires.» 

Gabrielle Lemieux
Présidente de l’AEFO 

Réaction à l’annonce de réforme de la gouvernance des conseils scolaires

OTTAWA, le 14 avril 2026 – Gabrielle Lemieux, présidente de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), a émis la déclaration suivante en réaction à l’annonce du gouvernement sur la réforme de la gouvernance des conseils scolaires : 

« Ce qui se passe en ce moment avec les conseils scolaires est profondément inquiétant. En retirant des pouvoirs aux instances locales pour les concentrer à Queen’s Park, le gouvernement impose une ingérence politique sans précédent. 

Je veux être très claire : l’AEFO est solidaire des conseils de langue anglaise et de nos collègues. Ce qu’elles et ils vivent est inacceptable, avec une perte d’autonomie, des élues et élus mis de côté et des décisions imposées sans consultation. 

C’est tout le concept de démocratie locale qui est fragilisé. Réduire les pouvoirs des conseils scolaires, c’est réduire au silence la voix des parents, des élèves et du personnel. 

On le voit déjà : des décisions importantes qui touchent directement nos membres, notamment sur l’évaluation des élèves, l’assiduité et l’organisation scolaire, se prennent sans consultation. 

Oui, le ministre reconnaît le droit des francophones à gérer leurs écoles. Mais une reconnaissance ne suffit pas. Elle doit se traduire en actions concrètes, et cela passe aussi par le respect des conseils scolaires de langue anglaise.  

Il ne doit pas y avoir de système à deux standards entre francophones et anglophones. Les décisions en éducation doivent rester ancrées localement. 

Au fond, c’est simple : affaiblir la gouvernance des conseils scolaires, c’est fragiliser tout le système d’éducation.» 

Gabrielle Lemieux
Présidente de l’AEFO 

Réaction à l’annonce du gouvernement sur la réduction du programme de formation à l’enseignement

OTTAWA, le 10 avril 2026 – Gabrielle Lemieux, présidente de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), a émis la déclaration suivante en réaction à l’annonce du gouvernement sur la réduction du programme de formation à l’enseignement à 12 mois.

« L’AEFO accueille positivement l’annonce du gouvernement de l’Ontario concernant la réforme de la formation à l’enseignement. Cette annonce envoie un signal attendu et encourageant pour le milieu de l’éducation. Les principales orientations vont dans le sens d’une formation plus accessible, plus flexible et mieux adaptée aux réalités actuelles.

Elle reconnaît aussi clairement l’ampleur du défi de main-d’œuvre dans le système d’éducation, particulièrement en contexte francophone. C’est un pas important de voir que cet enjeu est pris au sérieux et qu’il y a une volonté d’agir.

Un programme de formation plus court est un pas dans la bonne direction. Le modèle de deux ans créait un désavantage pour le secteur francophone, notamment en limitant l’accès à la profession. En raccourcissant le parcours, on pourra former plus rapidement du nouveau personnel, ce qui aidera à répondre à certains besoins sur le terrain.

L’augmentation du nombre de journées de stage est également une avancée très encourageante. En misant davantage sur l’expérience terrain, on donne aux futures enseignantes et futurs enseignants de meilleurs outils pour se préparer concrètement à la réalité de la classe.

Cela dit, former davantage de personnes ne suffira pas à régler tous les défis actuels. La rétention du personnel enseignant demeure un enjeu central. Il faut améliorer concrètement les conditions de travail, notamment en assurant un lieu de travail sécuritaire, pour donner envie aux enseignantes et enseignants de rester dans la profession.

Le manque de personnel enseignant qualifié francophone a des impacts qui dépassent l’école. Les écoles de langue française jouent un rôle clé dans la vitalité et l’identité des communautés francophones. Lorsqu’elles sont fragilisées, ce sont toutes les communautés franco-ontariennes et même la société ontarienne dans son ensemble qui en ressentent les effets. »

Gabrielle Lemieux
Présidente de l’AEFO

Les syndicats de l’éducation de l’Ontario s’unissent : le budget confirme l’urgence de négociations anticipées

OTTAWA (Ontario) — L’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), la Fédération des enseignantes et des enseignants de l’élémentaire de l’Ontario (FEEO), l’Association des enseignantes et des enseignants catholiques anglo-ontariens (OECTA), le Conseil des syndicats des conseils scolaires de l’Ontario (SCFP-CSCSO) et la Fédération des enseignantes et des enseignants des écoles secondaires de l’Ontario (OSSTF/FEESO) publient la déclaration commune suivante en réaction à l’annonce du budget de l’Ontario :

« Les familles, les enseignantes et enseignants et le personnel scolaire de l’Ontario continuent d’entendre le gouvernement Ford soutenir que le système d’éducation financé par les fonds publics bénéficie d’investissements sans précédent. Mais dans nos écoles, la réalité est sans appel : notre système est en crise et le budget proposé par le gouvernement, qui échoue encore à soutenir les élèves, les enseignantes et enseignants et le personnel scolaire, ne fera qu’empirer la situation.

Le sous-financement chronique se traduit par des classes bondées, une montée de la violence et un besoin urgent d’agir pour retenir et recruter le personnel enseignant et scolaire. Les élèves ayant des besoins particuliers attendent des années pour des évaluations et des services, et nos membres s’épuisent à répondre à des besoins de plus en plus complexes, sans disposer des moyens nécessaires. Ce ne sont pas là les signes d’investissements “historiques”, mais les conséquences prévisibles d’années de négligence.

En dépit des déclarations du gouvernement, le financement par élève (une fois corrigé pour tenir compte de l’inflation) est plus bas qu’au début de son mandat. Nous sommes prêtes et prêts à collaborer de manière constructive et à trouver des solutions dans le cadre du processus de négociation, dès que le gouvernement sera prêt à s’asseoir à la table.

Le ministre de l’Éducation, Paul Calandra, a refusé d’entamer les négociations de manière anticipée, mais la crise des écoles ontariennes exige du leadership, pas d’autres délais. Il est temps d’entamer sans attendre le processus pour bâtir le système éducatif stable et bien outillé dont les élèves sont privés depuis trop longtemps.

À la table des négociations, nous défendrons les conditions et le soutien dont ont besoin les élèves, le personnel scolaire et les enseignantes et enseignants, tout en continuant d’exiger du gouvernement qu’il investisse réellement dans l’éducation.

Nous sommes solidaires et travaillons ensemble pour nos écoles financées par les fonds publics. Nous rencontrerons ce gouvernement à la table des négociations et ferons valoir les investissements dont les élèves de l’Ontario ont besoin pour réussir. »

Martha Hradowy, présidente d’OSSTF/FEESO
René Jansen in de Wal, président de l’OECTA
Gabrielle Lemieux, présidente de l’AEFO
David Mastin, président de la FEEO
Joe Tigani, président du SCFP-CSCSO

 

 

AEFO – Marianne Raina au 613-218-3702 ou mraina@aefo.on.ca
SCFP-CSCSO – Shannon Carranco au 514-703-8358 ou scarranco@cupe.ca
FEEO – Carla Pereira au 416-962-3836, poste 2332 ou cpereira@etfo.org
OECTA – Michelle Despault au 416-925-2493, poste 509 ou m.despault@catholicteachers.ca
OSSTF/FEESO – Caitlin Reid au 416-576-8346 ou caitlin.reid@osstf.ca

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