OTTAWA, le 14 avril 2026 – Gabrielle Lemieux, présidente de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), a émis la déclaration suivante en réaction à l’annonce du gouvernement sur la réforme de la gouvernance des conseils scolaires :
« Ce qui se passe en ce moment avec les conseils scolaires est profondément inquiétant. En retirant des pouvoirs aux instances locales pour les concentrer à Queen’s Park, le gouvernement impose une ingérence politique sans précédent.
Je veux être très claire : l’AEFO est solidaire des conseils de langue anglaise et de nos collègues. Ce qu’elles et ils vivent est inacceptable, avec une perte d’autonomie, des élues et élus mis de côté et des décisions imposées sans consultation.
C’est tout le concept de démocratie locale qui est fragilisé. Réduire les pouvoirs des conseils scolaires, c’est réduire au silence la voix des parents, des élèves et du personnel.
On le voit déjà : des décisions importantes qui touchent directement nos membres, notamment sur l’évaluation des élèves, l’assiduité et l’organisation scolaire, se prennent sans consultation.
Oui, le ministre reconnaît le droit des francophones à gérer leurs écoles. Mais une reconnaissance ne suffit pas. Elle doit se traduire en actions concrètes, et cela passe aussi par le respect des conseils scolaires de langue anglaise.
Il ne doit pas y avoir de système à deux standards entre francophones et anglophones. Les décisions en éducation doivent rester ancrées localement.
Au fond, c’est simple : affaiblir la gouvernance des conseils scolaires, c’est fragiliser tout le système d’éducation.»
Gabrielle Lemieux
Présidente de l’AEFO
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