L’AEFO lance son microsite sur la violence en milieux scolaires : un outil centralisé pour agir avec assurance

Des mesures concrètes pour outiller, former, revendiquer et collaborer

TORONTO (Ontario), le 21 novembre 2025 — Dans le cadre de sa conférence des déléguées syndicales et délégués syndicaux, l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO) a lancé aujourd’hui son tout nouveau microsite DireNonÀLaViolence.ca, une plateforme numérique centralisée qui vise à outiller ses membres et à faciliter les démarches dans les situations de violence en milieu de travail.

Cette initiative s’inscrit dans la continuité du Plan d’action provincial pour contrer la violence dans les milieux scolaires de l’AEFO, dévoilé en octobre dernier et constitue une réponse directe à une situation qui s’aggrave, se banalise et met à risque la santé et la sécurité du personnel scolaire.

« La violence dans nos écoles est une réalité de plus en plus présente, et elle ne peut plus être tolérée ni banalisée. C’est inacceptable! L’AEFO prend cette situation très au sérieux : nos membres nous parlent de blessures physiques, de détresse psychologique et d’une surcharge qui s’ajoute à des conditions déjà difficiles. Tous nos membres et les élèves ont droit à des environnements d’apprentissage sains et sécuritaires », déclare Gabrielle Lemieux, présidente de l’AEFO.

Le microsite DireNonALaViolence.ca regroupe des ressources fiables, à des outils pratiques et à des informations essentielles concernant leurs droits. Il vise également à remédier à un problème majeur : des mécanismes de signalement souvent ambiguës qui génèrent de la confusion., ce qui contribue au climat de silence et d’insécurité dans les écoles.

 

Un outil concret issu du Plan d’action provincial

Le microsite lancé aujourd’hui découle directement des engagements pris par l’AEFO dans son plan d’action provincial qui s’articule autour de quatre axes : outiller, former, revendiquer et collaborer. Il vise à simplifier, clarifier et renforcer les démarches de signalements d’incidents, un élément crucial alors que la violence est en hausse dans les écoles élémentaires comme secondaires.

Concrètement, le microsite propose :

  • des fiches informatives décrivant les premiers gestes à poser après un incident de violence ;
  • des modèles de formulaires et un guide complet sur les types de signalement conformes aux obligations légales ;
  • des parcours guidés selon les responsabilités de chacun, que vous soyez membre, déléguée ou délégué syndical, présidence d’unité ou membre d’un comité mixte sur la santé et la sécurité au travail ;
  • un répertoire des politiques pertinentes, des références juridiques et des ressources provinciales ; et
  • les coordonnées des personnes-ressources à contacter pour discuter d’une situation de violence ou obtenir un accompagnement personnalisé.

« Ce microsite est un pas important, mais il ne remplace pas les investissements que le gouvernement doit faire en prévention, en formation et en ressources humaines, notamment pour appuyer l’intégration des élèves à besoins particuliers. Sans personnel suffisant, sans formation en résolution de conflits et en désescalade, et sans mécanismes de signalement efficaces, la violence continuera d’augmenter », ajoute madame Lemieux.

L’AEFO demeure pleinement engagée dans la lutte contre la violence en milieu scolaire et participe activement au groupe de travail provincial en santé et sécurité pour améliorer les pratiques, les formations et les outils disponibles dans les écoles de l’Ontario.

 

L’AEFO compte plus de 12 500 membres et représente les enseignantes et les enseignants des écoles élémentaires et secondaires de langue française de l’Ontario, tant catholiques que publiques, en plus du personnel professionnel et de soutien œuvrant dans différents lieux de travail francophones.

 

Pour information et demandes d’entrevues :
Marianne Raina
Cadre, service des communications à l’AEFO
Courriel : mraina@aefo.on.ca
Tél. : 613-218-3702*

(*Compte tenu du volume élevé de demandes, nous recommandons de nous contacter par courriel.)

 

Réaction au fait que l’Alberta invoque la disposition de dérogation pour des lois sur les personnes trans

OTTAWA, le 19 novembre 2025 – Gabrielle Lemieux, présidente de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), a émis la déclaration suivante en réaction à la décision du gouvernement de l’Alberta de suspendre les droits protégés par la Charte pour les jeunes trans :

« La décision du gouvernement albertain de recourir à la clause dérogatoire pour retirer des protections constitutionnelles aux jeunes trans et 2SLGBTQIA+ constitue une violation grave des droits humains. C’est un recul inquiétant qui met en danger la santé, la sécurité et le bien-être de jeunes déjà vulnérables. Il ne s’agit pas du premier projet de loi déposé en Alberta qui touche aux droits, une multiplication particulièrement alarmante.

L’AEFO condamne fermement toute mesure cherchant à invisibiliser ou discriminer des personnes en quête d’équité. Les écoles doivent demeurer des milieux inclusifs, sécuritaires et respectueux pour toutes et tous.

L’usage de la clause dérogatoire pour éviter l’examen judiciaire d’une loi discriminatoire crée un précédent dangereux et affaiblit les protections de la Charte. La répétition de ce recours en Alberta trace une pente dangereuse qui menace l’intégrité démocratique et exige une vigilance accrue.

L’AEFO réitère sa solidarité envers les communautés trans et 2SLGBTQIA+ et poursuivra son engagement à défendre leurs droits et leur dignité. »

 

Gabrielle Lemieux
Présidente de l’AEFO

Réaction suite au décès de Rolande Faucher

OTTAWA, le 18 novembre 2025 — Gabrielle Lemieux, présidente de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), a émis la déclaration suivante à la suite du décès de madame Rolande Faucher :

« C’est avec tristesse que nous avons appris le décès de Rolande Faucher, samedi dernier, à l’âge de 84 ans. Rolande était une bâtisseuse, une alliée dont l’engagement a marqué l’éducation en français en Ontario.

 

Une vie au service de la francophonie

Rolande a été de tous les combats. L’obtention de la gestion scolaire, en 1997. La reconnaissance des droits linguistiques et scolaires des francophones en milieu minoritaire. Pendant sept ans, elle a été recherchiste au Comité des langues officielles du Parlement canadien. De 1993 à 1996, elle a présidé le Conseil de l’éducation et de la formation franco-ontarienne. Elle a par ailleurs défendu la création d’une université de langue française en Ontario — ce qui deviendra une réalité en 2017, lors de la fondation de l’Université de l’Ontario français. Toujours avec la même conviction : transformer les revendications en réalité.

Rolande savait rassembler. Mais elle savait aussi rappeler que nos droits ne se défendent pas tout seuls. Consultante en langues officielles, en santé, en justice et en formation professionnelle, elle a produit des rapports qui demeurent des références. Elle a participé à d’innombrables panels — dont un panel sur l’avenir de l’éducation en langue française, lors du Congrès 2006 de l’AEFO. Des groupes de travail, aussi, et des consultations publiques. Son livre sur le sénateur Jean-Robert Gauthier, qui lui a valu le prix Champlain en 2009, et ses travaux sur l’école en milieu minoritaire restent des repères en Ontario français.

Chevalière de l’Ordre de la Pléiade, elle a reçu l’Ordre du mérite de l’AJEFO et le Prix du Centre de recherche en civilisation canadienne-française. En 2014, elle a été nommée membre honoraire du Réseau des services de santé en français de l’Ontario.

Au nom de l’AEFO et de tous ses membres, j’offre nos plus sincères condoléances à la famille et aux proches de Rolande Faucher. Nous lui devons beaucoup. »

 

Gabrielle Lemieux
Présidente de l’AEFO

Les syndicats de l’éducation de l’Ontario font une mise en garde contre l’adoption du projet de loi 33

OTTAWA, le 18 novembre 2025 — L’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), la Fédération des enseignantes et des enseignants de l’élémentaire de l’Ontario (ETFO/FEEO), Ontario English Catholic Teachers’ Association (OECTA), le Conseil des syndicats des conseils scolaires de l’Ontario (SCFP-CSCSO) et la Fédération des enseignantes-enseignants des écoles secondaires de l’Ontario (OSSTF/FEESO) ont publié la déclaration conjointe suivante au sujet de l’adoption probable du projet de loi 33, intitulé la Loi sur le soutien aux enfants, aux élèves et aux étudiants :

 « Les écoles de l’Ontario sont confrontées à de vraies crises : classes pleines à craquer, montée de la violence, infrastructures délabrées et réduction massive des services d’éducation spécialisée. Or, le projet de loi 33 ne fait que détourner l’attention de chacun de ces problèmes, et risque même de les exacerber.

Une fois de plus, le gouvernement conservateur utilisera sa majorité comme une arme. Non pas pour venir en aide aux élèves, mais pour réduire des collectivités au silence et éroder la confiance du public. Le projet de loi 33 n’est rien de moins qu’une prise de contrôle hostile de la gouvernance de l’éducation financée par des fonds publics, et une attaque stratégique contre la démocratie, présentée sous le masque de la modernisation et de la responsabilisation.

Cette loi mettra à l’écart les conseillères et conseillers scolaires locaux démocratiquement élus, ce qui privera les familles de leur pouvoir, compromettra la transparence et ouvrira la voie à des décisions politiques qui font fi des besoins des élèves et de la parole des communautés. Elle accordera des pouvoirs à des superviseurs nommés par le Ministère qui n’ont souvent aucune expérience en éducation, aucun lien avec les communautés locales, possiblement aucune compréhension de la mission des écoles de langue française, et aucun engagement en faveur de l’équité ou les droits de la personne. Ces superviseurs n’auront de comptes à rendre qu’au gouvernement Ford, alors qu’ils devraient être redevables aux personnes que nos écoles sont censées servir. À ce jour, les actions du gouvernement sont éloquentes : coupes dans l’enseignement spécialisé, réduction du soutien à l’apprentissage de l’anglais et du français, et financement centralisé des arts qui en limite l’accès. Sa mission est claire : réduire les coûts, au mépris de l’impact sur la réussite et le bien‑être des élèves.

Les conseillères et conseillers scolaires élus ne sont pas parfaits. Certaines ou certains ont commis des erreurs, d’autres ont manqué à leurs responsabilités envers leurs communautés. Mais dans une démocratie, c’est à la population qu’il faut rendre des comptes. Pas aux élites politiques. Si le gouvernement Ford se souciait vraiment de la reddition de comptes, il commencerait par examiner son propre bilan, entaché de scandales et d’un mépris flagrant pour le contrôle citoyen.

Le ministre de l’Éducation veut faire croire à la population ontarienne que les conseillères et conseillers scolaires sont le problème, mais soyons clairs : la véritable crise, c’est le sous-financement chronique de nos écoles. Depuis des décennies, les conseils scolaires doivent étirer au maximum des budgets toujours plus restreints, alors que les besoins des élèves ne cessent de croître. La province n’a fait qu’empirer les choses en forçant les conseillères et conseillers scolaires à en faire plus avec moins, puis en leur faisant porter le blâme des conséquences.

L’adoption du projet de loi 33 ne sera pas un incident isolé. Cela s’inscrit dans un programme plus vaste et profondément troublant qui vise à démanteler l’enseignement public et à livrer les écoles à des intérêts privés. Le personnel en éducation de l’Ontario ne restera pas les bras croisés pendant que le gouvernement prive le peuple de son pouvoir et met en péril l’avenir des élèves de notre province. »

 

Martha Hradowy, présidente de l’OSSTF/FEESO
René Jansen in de Wal, président de l’OECTA
Gabrielle Lemieux, présidente de l’AEFO
David Mastin, président de la FEEO
Joe Tigani, président du SCFP-CSCSO

 

Pour plus d’informations, veuillez communiquer avec :

AEFO – Marianne Raina au 613-218-3702 ou mraina@aefo.on.ca
SCFP-CSCSO – Shannon Carranco au 514-703-8358 ou scarranco@cupe.ca
FEEO – Carla Pereira au 416-962-3836, poste 2332 ou cpereira@etfo.org
OECTA – Michelle Despault au 416-925-2493, poste 509 ou m.despault@catholicteachers.ca
OSSTF/FEESO – Caitlin Reid au 416-576-8346 ou caitlin.reid@osstf.ca

 

Réaction à l’annonce du gouvernement au sujet de nouveaux bureaux d’assistance aux élèves et aux familles

OTTAWA, le 13 novembre 2025 – Gabrielle Lemieux, présidente de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), a émis la déclaration suivante en réaction à l’annonce du gouvernement concernant la création de nouveaux bureaux d’assistance aux élèves et aux familles dans chaque conseil scolaire :

« Cette nouvelle annonce du gouvernement démontre une fois de plus l’ingérence persistante du gouvernement dans la gouvernance des conseils scolaires, tout en préparant le terrain pour une élimination graduelle des postes d’élues et élus scolaires.

Sous prétexte d’offrir une solution rapide, le gouvernement met en place un mécanisme parallèle qui ne règle rien aux véritables problèmes dans les écoles : surcharge, manque de services, ratios intenables et besoins criants en santé mentale.

Les conseils scolaires disposent déjà de procédures claires et formelles pour traiter les préoccupations des élèves et des familles. En imposant un nouveau mécanisme sans ajouter de ressources, le gouvernement alimente la confusion et laisse croire qu’il agit.

Plutôt que de multiplier les structures administratives, il serait préférable d’investir là où les besoins se trouvent réellement : dans les salles de classe, en soutenant le personnel enseignant et en donnant aux élèves les meilleures chances de réussite. »

 

Gabrielle Lemieux
Présidente de l’AEFO

Réaction à l’Exposé économique de l’automne 2025 de l’Ontario

OTTAWA, le 8 novembre 2025 – Gabrielle Lemieux, présidente de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), a émis la déclaration suivante en lien avec L’exposé économique de l’automne 2025 de l’Ontario : 

« Encore une fois, on constate l’absence d’une véritable vision pour l’éducation financée par les fonds publics dans l’énoncé économique du gouvernement. En cette période de grands bouleversements économiques et sociaux, investir dans l’éducation, c’est pourtant miser sur l’avenir de l’Ontario. 

Malgré des besoins criants dans nos écoles, aucun investissement concret n’est prévu pour soutenir les élèves, le personnel enseignant ou la santé mentale. De plus, la francophonie ontarienne, pourtant essentielle à la vitalité de la province, est à peine mentionnée dans cet énoncé. Nous saluons le soutien au MIFO et à l’Université de Sudbury, mais ces quelques appuis ponctuels ne remplacent pas une stratégie durable de financement et de développement. 

Nous continuons d’éplucher l’énoncé économique afin d’en mesurer pleinement les impacts potentiels sur nos membres et leurs élèves. L’AEFO poursuivra également ses efforts de revendication auprès du gouvernement pour que l’éducation publique et francophone retrouve enfin la place qu’elle mérite parmi ses priorités. » 

Gabrielle Lemieux
Présidente de l’AEFO

Déclaration de la présidence à l’occasion du décès de Bernard Grandmaître

OTTAWA, le 29 octobre 2025 – Gabrielle Lemieux, présidente de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), a émis la déclaration suivante à la suite du décès de monsieur Bernard Grandmaître :

« C’est avec une profonde émotion que nous avons appris le décès de Bernard Grandmaître, ce 28 octobre 2025, à l’âge de 92 ans. Bernard n’était pas seulement une figure publique : pour nous, il était un bâtisseur, un allié, un homme dont l’engagement a changé concrètement la vie des francophones de l’Ontario.

Maire de Vanier, puis député d’Ottawa–Vanier à partir de 1984, il a porté nos aspirations avec une conviction inébranlable. En tant que ministre délégué aux Affaires francophones, il a été l’artisan de la Loi sur les services en français, adoptée le 19 novembre 1986. Ce n’était pas qu’une victoire politique : c’était une avancée majeure pour des milliers de familles, d’enfants, de travailleuses et de travailleurs qui, grâce à lui, ont pu enfin être servis dans leur langue.

En Ontario, avant cette loi, communiquer avec le gouvernement provincial en français, c’était presque impensable. Un rêve fou, une utopie. Mais pour Bernard Grandmaître, c’était autre chose — un but à atteindre absolument. Un droit à conquérir. Et il a réussi.

Cette loi historique a transformé l’Ontario français. Rien n’est parfait, on le comprend et l’AEFO continue à veiller, à revendiquer; et à défendre chaque avancée. Mais un droit est un droit. Et celui qui garantit l’accès aux services gouvernementaux en français dans 25 régions désignées de la province demeure. C’est un acquis que l’AEFO protège farouchement. Et qui n’est plus à négocier. »

 

Une mission de vie

« Pour Bernard Grandmaître, la francophonie n’était pas une cause parmi tant d’autres. C’était une passion, un combat quotidien, chaque pas en avant se gagnait par le travail et la persévérance. Il a tracé la voie à celles et ceux qui continuent à se battre pour notre langue française.

Il a reçu l’Ordre du Canada en 2013. Une école et un aréna portent son nom à Ottawa; et le Prix Bernard-Grandmaître célèbre chaque année des gens qui s’engagent pour la francophonie. Mais son vrai legs, c’est un Ontario où les francophones ont le droit de vivre, pleinement et fièrement, dans leur langue.

Au nom de l’AEFO et de tous ses membres, j’offre nos plus sincères condoléances à la famille et aux proches de Bernard Grandmaître. Nous lui devons une reconnaissance éternelle. »

 

Gabrielle Lemieux
Présidente de l’AEFO

Déclaration conjointe en solidarité avec le personnel enseignant de l’Alberta

 

OTTAWA, le 28 octobre 2025 — L‘Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), la Fédération des enseignantes et des enseignants de l’élémentaire de l’Ontario (ETFO/FEEO), la Ontario English Catholic Teachers’ Association (OECTA), le Conseil des syndicats des conseils scolaires de l’Ontario (SCFP-CSCSO), et la Fédération des enseignantes-enseignants des écoles secondaires de l’Ontario (OSSTF/FEESO) ont émis une déclaration conjointe :  

« Nous nous dressons en toute solidarité aux côtés de nos collègues, le personnel enseignant de l’Alberta, qui luttent pour obtenir une entente juste afin d’assurer de meilleures conditions d’apprentissage et de travail pour le personnel enseignant, les travailleuses et travailleurs en éducation et les élèves.  

Nous sommes profondément alarmées et alarmés et indignées et indignés par la décision du gouvernement de l’Alberta de légiférer pour forcer le personnel enseignant à retourner au travail et par son recours à la clause dérogatoire pour imposer une convention collective. Il s’agit d’un abus de pouvoir dangereux et antidémocratique. En invoquant la clause dérogatoire, le gouvernement a délibérément bafoué les droits constitutionnels du personnel enseignant de l’Alberta à une négociation collective libre, équitable et pertinente, réduisant ainsi au silence leur capacité à se défendre elles-mêmes et eux-mêmes, à défendre leurs élèves et à défendre leur profession.  

La clause dérogatoire n’est pas censée être un outil de convenance politique ou une arme visant à priver les travailleuses et les travailleurs de leurs droits fondamentaux. Son utilisation par le gouvernement de l’Alberta porte atteinte à la démocratie et crée un précédent profondément troublant qui menace les droits de toutes les Canadiennes et de tous les Canadiens.  

Le mouvement syndical de l’Ontario a déjà connu cela par le passé. Quand le gouvernement Ford a utilisé la clause dérogatoire contre les travailleuses et les travailleurs en éducation du SCFP-CSCSO en 2022, nous nous sommes unies et unis à nos alliées et alliés de partout au Canada et avons forcé le gouvernement à revenir sur sa décision et à abroger le projet de loi. Le gouvernement de l’Alberta doit maintenant faire la même chose et abroger cette loi honteuse de retour au travail.  

Partout au pays, le personnel enseignant et les travailleuses et travailleurs en éducation sont unies et unis par un engagement commun à soutenir chaque élève, à renforcer l’éducation financée à même les fonds publics et à bâtir une société juste et équitable. Le personnel enseignant de l’Alberta a fait preuve d’un courage et d’une unité extraordinaires face à l’inaction et au manque de respect du gouvernement. Leur combat en est un que nous comprenons et défendons tous — la lutte pour des écoles financées adéquatement, des classes dotées d’effectifs qui garantissent la réussite et le respect essentiel pour soutenir au mieux les élèves dans leur apprentissage, leur croissance et leur épanouissement.  

À tous les membres du personnel enseignant de l’Alberta, vous n’êtes pas seuls. Les syndicats et le personnel en éducation de l’Ontario se dressent à vos côtés. Votre force, votre détermination et votre solidarité nous inspirent tous. »  

 

Martha Hradowy, présidente de l’OSSTF/FEESO
René Jansen in de Wal, président de l’OECTA
Gabrielle Lemieux, présidente de l’AEFO
David Mastin, président de l’ETFO
Joe Tigani, président du SCFP-CSCSO

 

Pour plus d’information, veuillez contacter :

AEFO—Marianne Raina au 613-218-3702 ou mraina@aefo.on.ca
CUPE—Shannon Carranco au 514-703-8358 ou scarranco@cupe.ca
ETFO—Carla Pereira au 416-962-3836 ext. 2332 ou cpereira@etfo.org
OECTA—Michelle Despault au 416-925-2493 ext. 509 ou m.despault@catholicteachers.ca
OSSTF/FEESO—Caitlin Reid au 416-576-8346 ou caitlin.reid@osstf.ca

 

 

 

 

Les syndicats de l’éducation de l’Ontario unis contre le projet de loi 33

OTTAWA, le 21 octobre 2025  — Alors que la législature provinciale reprend ses travaux, l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), la Fédération des enseignantes et des enseignants de l’élémentaire de l’Ontario (ETFO), l’Association des enseignantes et des enseignants catholiques anglo-ontariens (OECTA), le Conseil des syndicats des conseils scolaires de l’Ontario (SCFP-OSBCU) et la Fédération des enseignantes et des enseignants des écoles secondaires de l’Ontario (OSSTF/FEESO) publient la déclaration conjointe suivante :

Plus tôt cette année, le gouvernement Ford a présenté le projet de loi 33, Loi sur le soutien aux enfants, aux élèves et aux étudiants. Il s’agit d’une mesure législative rétrograde qui ne fait rien pour soutenir les élèves, et qui vise uniquement à concentrer davantage de pouvoir entre les mains du ministre de l’Éducation, Paul Calandra.

Nos écoles traversent une crise, mais pas celle que ce gouvernement prétend vouloir résoudre. Le système d’éducation publique de l’Ontario s’effondre sous le poids du sous-financement. Certaines classes sont pleines à craquer. Des programmes essentiels sont supprimés. Le personnel enseignant et les travailleuses et travailleurs en éducation sont poussés à bout. Les besoins des élèves peuvent être négligés, ce qui entraîne des retards d’apprentissage et une hausse de la violence en milieu scolaire. En clair, il manque cruellement de personnel qualifié et de services pour soutenir adéquatement nos élèves.

Nous avons déjà vu ce scénario. La centralisation du pouvoir, l’érosion de la démocratie locale et l’imposition de systèmes punitifs sont les marques de fabrique des politiques à l’américaine. Malheureusement, le premier ministre Ford semble déterminé à toutes les reproduire. Ce n’est pas l’Ontario auquel croit la majorité d’entre nous.

Le premier acte législatif du ministre Paul Calandra dans ses nouvelles fonctions n’a rien à voir avec la sécurité ou la réussite des élèves : il s’agit d’une manœuvre politique calculée, conçue pour détourner l’attention de la véritable crise qui frappe l’éducation en Ontario : le sous-financement chronique et la réduction drastique du personnel. Au lieu d’investir dans des classes plus petites et dans le soutien aux élèves, le gouvernement préfère faire des conseillères et conseillers scolaires des boucs émissaires, tout en dissimulant le fait que, depuis 2018, il a retranché 6,3 milliards de dollars de notre système d’éducation publique.

Au début de septembre, le ministre Calandra a déclaré qu’il envisageait « à cent pour cent » d’éliminer le rôle des conseillères et conseillers scolaires. Ces derniers, élus par leurs communautés, pourraient être remplacés par des personnes nommées par le gouvernement ou par des superviseures et superviseurs pour la plupart des conseils scolaires, comme c’est déjà le cas pour cinq conseils scolaires de l’Ontario. Depuis plus de 175 ans, les conseillères et conseillers scolaires élus localement représentent fidèlement les voix des parents, des élèves, des proches aidantes et aidants et des communautés.

Nous savons que les conseillères et conseillers scolaires ne sont pas parfaits, mais ce rôle demeure essentiel au bon fonctionnement de notre système d’éducation. Elles et ils sont accessibles et redevables aux Ontariennes et Ontariens qui les élisent. Et s’ils ne remplissent pas leurs responsabilités envers leurs communautés, ils peuvent être remplacés par un vote. Quant aux superviseures et superviseurs nommés, ces derniers ne rendent de comptes qu’au gouvernement Ford et à personne d’autre — pas aux parents, pas aux élèves, ni aux résidentes et résidents locaux. C’est ainsi que meurt la démocratie.

Les élèves de l’Ontario ont besoin de milliers d’enseignantes, d’enseignants et de travailleuses et travailleurs qualifiés supplémentaires dans leurs écoles. Ils ont besoin de classes moins nombreuses, d’un meilleur soutien en éducation spécialisée et en santé mentale, et de programmes entièrement financés qui répondent à leurs besoins. Ce dont ils n’ont pas besoin, c’est d’un contrôle accru de la part d’un gouvernement qui refuse d’investir dans leur réussite.

Nous devons faire front commun — personnel enseignant, parents, élèves et Ontariennes et Ontariens préoccupés — pour défendre nos écoles contre cette ingérence politique flagrante. Des écoles fortes reposent sur des voix locales fortes. Le gouvernement Ford doit renoncer à cette mesure législative rétrograde et investir de manière significative dans ce que méritent nos élèves et notre personnel éducatif. Il est temps de tourner la page sur les compressions et les projets de centralisation — les élèves de l’Ontario méritent un avenir à la hauteur de leur potentiel.

 

Martha Hradowy, présidente de l’OSSTF/FEESO
René Jansen in de Wal, président de l’OECTA
Gabrielle Lemieux, présidente de l’AEFO
David Mastin, président de l’ETFO
Joe Tigani, président du SCFP-CSCSO

 

Pour plus d’information, veuillez contacter :

AEFO—Marianne Raina au 613-218-3702 ou mraina@aefo.on.ca
CUPE—Shannon Carranco au 514-703-8358 ou scarranco@cupe.ca
ETFO—Carla Pereira au 416-962-3836 ext. 2332 ou cpereira@etfo.org
OECTA—Michelle Despault au 416-925-2493 ext. 509 ou m.despault@catholicteachers.ca
OSSTF/FEESO—Caitlin Reid au 416-576-8346 ou caitlin.reid@osstf.ca

 

 

 

 

Réaction au retrait des programmes-cadres PANA et ALF du curriculum

OTTAWA, le 8 octobre 2025 – Gabrielle Lemieux, présidente de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), a émis la déclaration suivante en lien avec le retrait des programmes-cadres Programme d’appui aux nouveaux arrivants (PANA) et Actualisation linguistique en français (ALF) du curriculum :

« En août dernier, à peine quelques jours avant le retour en classe, le ministère de l’Éducation a publié la Directive en matière de politiques et de programmes (NPP) 172, qui officialisait le retrait des programmes-cadres PANA et ALF du curriculum et leur intégration au programme régulier, laissant les conseils scolaires et le personnel éducatif en panique pour s’organiser pour la rentrée. Selon le ministère, cette décision découle non seulement de démarches soutenues de groupes communautaires représentant des personnes en quête d’équité qui y voient une victoire importante dans la lutte contre la discrimination et le racisme systémique, mais également de changements démographiques de la clientèle scolaire, de résultats issus de la recherche en éducation inclusive ainsi que de rétroactions provenant du système éducatif.

Nous avons respecté cette perspective et suivi attentivement l’évolution depuis la rentrée pour voir si cette mesure améliorerait réellement la situation. Nous reconnaissons l’importance de ces objectifs et le fait que l’implémentation passée de ces programmes n’était pas parfaite. Toutefois, les solutions imposées par le ministère, sans consultation avec les communautés et le personnel éducatif, risquent d’aggraver la situation et de retirer un soutien essentiel aux élèves qui en ont le plus besoin.

De mon côté, j’entends beaucoup de frustrations en lien avec cette modification et je comprends que cette mesure soulève plusieurs préoccupations. Cette décision a été annoncée à la dernière minute, sans réelle consultation sur le terrain, sans temps de transition et sans mesures pour atténuer l’impact du retrait de ces programmes-cadres.

De toute évidence, le contexte actuel est loin d’être optimal.

Nous évaluons actuellement l’impact de cette mesure sur nos membres et leurs élèves. Ce que nous observons sur le terrain est préoccupant et inquiétant, et cette question reste définitivement sur notre radar. Soyez assurés que l’AEFO suivra de très près l’évolution de la situation au cours des prochaines semaines en recueillant et analysant attentivement les données provenant de nos membres.

L’AEFO est d’avis que lorsqu’un ministère impose des NPP ou d’autres mesures, il est essentiel d’évaluer au préalable l’impact sur le terrain, tant pour les élèves que pour le personnel éducatif. La consultation avec les enseignantes, enseignants et le personnel sur le terrain demeure le meilleur moyen de comprendre l’ampleur réelle de ces décisions sur le service aux élèves. L’inclusion sans le soutien nécessaire c’est l’abandon et nous le répétons : nous implorons le gouvernement de consulter et nous restons ouverts et prêts à engager ce dialogue. Surtout, nous exigeons que les moyens mis en place soient à la hauteur de nos ambitions collectives — accueillir, accompagner et faire cheminer chaque élève. »

 

Gabrielle Lemieux
Présidente de l’AEFO

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