Déclaration conjointe en solidarité avec le personnel enseignant de l’Alberta

 

OTTAWA, le 28 octobre 2025 — L‘Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), la Fédération des enseignantes et des enseignants de l’élémentaire de l’Ontario (ETFO/FEEO), la Ontario English Catholic Teachers’ Association (OECTA), le Conseil des syndicats des conseils scolaires de l’Ontario (SCFP-CSCSO), et la Fédération des enseignantes-enseignants des écoles secondaires de l’Ontario (OSSTF/FEESO) ont émis une déclaration conjointe :  

« Nous nous dressons en toute solidarité aux côtés de nos collègues, le personnel enseignant de l’Alberta, qui luttent pour obtenir une entente juste afin d’assurer de meilleures conditions d’apprentissage et de travail pour le personnel enseignant, les travailleuses et travailleurs en éducation et les élèves.  

Nous sommes profondément alarmées et alarmés et indignées et indignés par la décision du gouvernement de l’Alberta de légiférer pour forcer le personnel enseignant à retourner au travail et par son recours à la clause dérogatoire pour imposer une convention collective. Il s’agit d’un abus de pouvoir dangereux et antidémocratique. En invoquant la clause dérogatoire, le gouvernement a délibérément bafoué les droits constitutionnels du personnel enseignant de l’Alberta à une négociation collective libre, équitable et pertinente, réduisant ainsi au silence leur capacité à se défendre elles-mêmes et eux-mêmes, à défendre leurs élèves et à défendre leur profession.  

La clause dérogatoire n’est pas censée être un outil de convenance politique ou une arme visant à priver les travailleuses et les travailleurs de leurs droits fondamentaux. Son utilisation par le gouvernement de l’Alberta porte atteinte à la démocratie et crée un précédent profondément troublant qui menace les droits de toutes les Canadiennes et de tous les Canadiens.  

Le mouvement syndical de l’Ontario a déjà connu cela par le passé. Quand le gouvernement Ford a utilisé la clause dérogatoire contre les travailleuses et les travailleurs en éducation du SCFP-CSCSO en 2022, nous nous sommes unies et unis à nos alliées et alliés de partout au Canada et avons forcé le gouvernement à revenir sur sa décision et à abroger le projet de loi. Le gouvernement de l’Alberta doit maintenant faire la même chose et abroger cette loi honteuse de retour au travail.  

Partout au pays, le personnel enseignant et les travailleuses et travailleurs en éducation sont unies et unis par un engagement commun à soutenir chaque élève, à renforcer l’éducation financée à même les fonds publics et à bâtir une société juste et équitable. Le personnel enseignant de l’Alberta a fait preuve d’un courage et d’une unité extraordinaires face à l’inaction et au manque de respect du gouvernement. Leur combat en est un que nous comprenons et défendons tous — la lutte pour des écoles financées adéquatement, des classes dotées d’effectifs qui garantissent la réussite et le respect essentiel pour soutenir au mieux les élèves dans leur apprentissage, leur croissance et leur épanouissement.  

À tous les membres du personnel enseignant de l’Alberta, vous n’êtes pas seuls. Les syndicats et le personnel en éducation de l’Ontario se dressent à vos côtés. Votre force, votre détermination et votre solidarité nous inspirent tous. »  

 

Martha Hradowy, présidente de l’OSSTF/FEESO
René Jansen in de Wal, président de l’OECTA
Gabrielle Lemieux, présidente de l’AEFO
David Mastin, président de l’ETFO
Joe Tigani, président du SCFP-CSCSO

 

Pour plus d’information, veuillez contacter :

AEFO—Marianne Raina au 613-218-3702 ou mraina@aefo.on.ca
CUPE—Shannon Carranco au 514-703-8358 ou scarranco@cupe.ca
ETFO—Carla Pereira au 416-962-3836 ext. 2332 ou cpereira@etfo.org
OECTA—Michelle Despault au 416-925-2493 ext. 509 ou m.despault@catholicteachers.ca
OSSTF/FEESO—Caitlin Reid au 416-576-8346 ou caitlin.reid@osstf.ca

 

 

 

 

Les syndicats de l’éducation de l’Ontario unis contre le projet de loi 33

OTTAWA, le 21 octobre 2025  — Alors que la législature provinciale reprend ses travaux, l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), la Fédération des enseignantes et des enseignants de l’élémentaire de l’Ontario (ETFO), l’Association des enseignantes et des enseignants catholiques anglo-ontariens (OECTA), le Conseil des syndicats des conseils scolaires de l’Ontario (SCFP-OSBCU) et la Fédération des enseignantes et des enseignants des écoles secondaires de l’Ontario (OSSTF/FEESO) publient la déclaration conjointe suivante :

Plus tôt cette année, le gouvernement Ford a présenté le projet de loi 33, Loi sur le soutien aux enfants, aux élèves et aux étudiants. Il s’agit d’une mesure législative rétrograde qui ne fait rien pour soutenir les élèves, et qui vise uniquement à concentrer davantage de pouvoir entre les mains du ministre de l’Éducation, Paul Calandra.

Nos écoles traversent une crise, mais pas celle que ce gouvernement prétend vouloir résoudre. Le système d’éducation publique de l’Ontario s’effondre sous le poids du sous-financement. Certaines classes sont pleines à craquer. Des programmes essentiels sont supprimés. Le personnel enseignant et les travailleuses et travailleurs en éducation sont poussés à bout. Les besoins des élèves peuvent être négligés, ce qui entraîne des retards d’apprentissage et une hausse de la violence en milieu scolaire. En clair, il manque cruellement de personnel qualifié et de services pour soutenir adéquatement nos élèves.

Nous avons déjà vu ce scénario. La centralisation du pouvoir, l’érosion de la démocratie locale et l’imposition de systèmes punitifs sont les marques de fabrique des politiques à l’américaine. Malheureusement, le premier ministre Ford semble déterminé à toutes les reproduire. Ce n’est pas l’Ontario auquel croit la majorité d’entre nous.

Le premier acte législatif du ministre Paul Calandra dans ses nouvelles fonctions n’a rien à voir avec la sécurité ou la réussite des élèves : il s’agit d’une manœuvre politique calculée, conçue pour détourner l’attention de la véritable crise qui frappe l’éducation en Ontario : le sous-financement chronique et la réduction drastique du personnel. Au lieu d’investir dans des classes plus petites et dans le soutien aux élèves, le gouvernement préfère faire des conseillères et conseillers scolaires des boucs émissaires, tout en dissimulant le fait que, depuis 2018, il a retranché 6,3 milliards de dollars de notre système d’éducation publique.

Au début de septembre, le ministre Calandra a déclaré qu’il envisageait « à cent pour cent » d’éliminer le rôle des conseillères et conseillers scolaires. Ces derniers, élus par leurs communautés, pourraient être remplacés par des personnes nommées par le gouvernement ou par des superviseures et superviseurs pour la plupart des conseils scolaires, comme c’est déjà le cas pour cinq conseils scolaires de l’Ontario. Depuis plus de 175 ans, les conseillères et conseillers scolaires élus localement représentent fidèlement les voix des parents, des élèves, des proches aidantes et aidants et des communautés.

Nous savons que les conseillères et conseillers scolaires ne sont pas parfaits, mais ce rôle demeure essentiel au bon fonctionnement de notre système d’éducation. Elles et ils sont accessibles et redevables aux Ontariennes et Ontariens qui les élisent. Et s’ils ne remplissent pas leurs responsabilités envers leurs communautés, ils peuvent être remplacés par un vote. Quant aux superviseures et superviseurs nommés, ces derniers ne rendent de comptes qu’au gouvernement Ford et à personne d’autre — pas aux parents, pas aux élèves, ni aux résidentes et résidents locaux. C’est ainsi que meurt la démocratie.

Les élèves de l’Ontario ont besoin de milliers d’enseignantes, d’enseignants et de travailleuses et travailleurs qualifiés supplémentaires dans leurs écoles. Ils ont besoin de classes moins nombreuses, d’un meilleur soutien en éducation spécialisée et en santé mentale, et de programmes entièrement financés qui répondent à leurs besoins. Ce dont ils n’ont pas besoin, c’est d’un contrôle accru de la part d’un gouvernement qui refuse d’investir dans leur réussite.

Nous devons faire front commun — personnel enseignant, parents, élèves et Ontariennes et Ontariens préoccupés — pour défendre nos écoles contre cette ingérence politique flagrante. Des écoles fortes reposent sur des voix locales fortes. Le gouvernement Ford doit renoncer à cette mesure législative rétrograde et investir de manière significative dans ce que méritent nos élèves et notre personnel éducatif. Il est temps de tourner la page sur les compressions et les projets de centralisation — les élèves de l’Ontario méritent un avenir à la hauteur de leur potentiel.

 

Martha Hradowy, présidente de l’OSSTF/FEESO
René Jansen in de Wal, président de l’OECTA
Gabrielle Lemieux, présidente de l’AEFO
David Mastin, président de l’ETFO
Joe Tigani, président du SCFP-CSCSO

 

Pour plus d’information, veuillez contacter :

AEFO—Marianne Raina au 613-218-3702 ou mraina@aefo.on.ca
CUPE—Shannon Carranco au 514-703-8358 ou scarranco@cupe.ca
ETFO—Carla Pereira au 416-962-3836 ext. 2332 ou cpereira@etfo.org
OECTA—Michelle Despault au 416-925-2493 ext. 509 ou m.despault@catholicteachers.ca
OSSTF/FEESO—Caitlin Reid au 416-576-8346 ou caitlin.reid@osstf.ca

 

 

 

 

Réaction au retrait des programmes-cadres PANA et ALF du curriculum

OTTAWA, le 8 octobre 2025 – Gabrielle Lemieux, présidente de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), a émis la déclaration suivante en lien avec le retrait des programmes-cadres Programme d’appui aux nouveaux arrivants (PANA) et Actualisation linguistique en français (ALF) du curriculum :

« En août dernier, à peine quelques jours avant le retour en classe, le ministère de l’Éducation a publié la Directive en matière de politiques et de programmes (NPP) 172, qui officialisait le retrait des programmes-cadres PANA et ALF du curriculum et leur intégration au programme régulier, laissant les conseils scolaires et le personnel éducatif en panique pour s’organiser pour la rentrée. Selon le ministère, cette décision découle non seulement de démarches soutenues de groupes communautaires représentant des personnes en quête d’équité qui y voient une victoire importante dans la lutte contre la discrimination et le racisme systémique, mais également de changements démographiques de la clientèle scolaire, de résultats issus de la recherche en éducation inclusive ainsi que de rétroactions provenant du système éducatif.

Nous avons respecté cette perspective et suivi attentivement l’évolution depuis la rentrée pour voir si cette mesure améliorerait réellement la situation. Nous reconnaissons l’importance de ces objectifs et le fait que l’implémentation passée de ces programmes n’était pas parfaite. Toutefois, les solutions imposées par le ministère, sans consultation avec les communautés et le personnel éducatif, risquent d’aggraver la situation et de retirer un soutien essentiel aux élèves qui en ont le plus besoin.

De mon côté, j’entends beaucoup de frustrations en lien avec cette modification et je comprends que cette mesure soulève plusieurs préoccupations. Cette décision a été annoncée à la dernière minute, sans réelle consultation sur le terrain, sans temps de transition et sans mesures pour atténuer l’impact du retrait de ces programmes-cadres.

De toute évidence, le contexte actuel est loin d’être optimal.

Nous évaluons actuellement l’impact de cette mesure sur nos membres et leurs élèves. Ce que nous observons sur le terrain est préoccupant et inquiétant, et cette question reste définitivement sur notre radar. Soyez assurés que l’AEFO suivra de très près l’évolution de la situation au cours des prochaines semaines en recueillant et analysant attentivement les données provenant de nos membres.

L’AEFO est d’avis que lorsqu’un ministère impose des NPP ou d’autres mesures, il est essentiel d’évaluer au préalable l’impact sur le terrain, tant pour les élèves que pour le personnel éducatif. La consultation avec les enseignantes, enseignants et le personnel sur le terrain demeure le meilleur moyen de comprendre l’ampleur réelle de ces décisions sur le service aux élèves. L’inclusion sans le soutien nécessaire c’est l’abandon et nous le répétons : nous implorons le gouvernement de consulter et nous restons ouverts et prêts à engager ce dialogue. Surtout, nous exigeons que les moyens mis en place soient à la hauteur de nos ambitions collectives — accueillir, accompagner et faire cheminer chaque élève. »

 

Gabrielle Lemieux
Présidente de l’AEFO

Le temps de préparation : un outil essentiel pour le personnel enseignant

Par Véronique-Marie Kaye, adjointe aux communications

Cette rubrique fait le point sur des sujets relatifs aux conditions de travail et aux droits des membres de l’AEFO.

Dans le quotidien des enseignantes et enseignants des écoles franco-ontariennes, ce qu’on appelle « le temps de préparation » est bien plus qu’un simple moment hors classe. C’est un espace professionnel vital qui permet au personnel enseignant de réfléchir, de créer, de collaborer et de s’épanouir dans sa mission éducative.

Ce temps, prévu dans l’horaire de travail, est consacré à des tâches pédagogiques fondamentales : planification de cours, correction, échanges avec les collègues, communication avec les familles… Autant d’activités qui nourrissent la qualité de l’enseignement et soutiennent la réussite des élèves.

Une autonomie précieuse

Le temps de préparation est aussi un espace d’autonomie. C’est aux enseignantes et enseignants de décider comment l’utiliser, selon leurs besoins professionnels, leur rythme et leur réalité.

Cette autonomie professionnelle leur permet de mieux gérer la charge de travail. Elle pourrait même soutenir la rétention du personnel enseignant.

Un droit à respecter

Malgré son importance reconnue, le temps de préparation est souvent précaire. À tous les paliers – élémentaire, intermédiaire, secondaire –, le personnel enseignant rapporte un manque de temps pour répondre aux exigences du travail (préparation des cours et des évaluations, correction des travaux, etc.).

Une étude pancanadienne récente de la Fédération canadienne des enseignantes et enseignants (FCE) confirme cette réalité :

  • 65% du personnel de l’éducation considère l’augmentation du temps de préparation comme une priorité;
  • 73% travaillent plus de 45 heures par semaine actuellement, et 35 % dépassent les 48 heures.

À cela s’ajoutent une surcharge chronique de travail, notamment en raison de tâches administratives ayant peu ou pas de lien avec l’enseignement, ainsi que le manque de ressources en période de pénurie de personnel. On comprend mieux pourquoi il arrive que le personnel enseignant soit à bout de souffle!

Dans un milieu professionnel où il existe de plus en plus de contraintes, il n’est donc pas étonnant que le temps de préparation soit considéré comme un appui indispensable… à prolonger.

Des revendications légitimes

Le temps de préparation n’est pas un privilège, car il est inscrit clairement et sans équivoque dans les conventions collectives. C’est un droit, négocié et reconnu, qui vise à soutenir la pratique professionnelle des enseignantes et enseignants.

Bien qu’il soit protégé, ce droit mériterait d’être adapté aux réalités actuelles de l’enseignement. Comme le rappelle souvent l’AEFO, augmenter le temps de préparation serait une façon directe de valoriser la profession enseignante Promouvoir une culture de respect de ce temps auprès des employeurs en serait une autre. Et reconnaître que les leçons bien construites, les échanges constructifs avec les élèves et la qualité de l’enseignement dépendent, en grande partie, du temps consacré par les enseignantes et enseignants à répondre aux exigences de la profession… tout en exerçant leur autonomie professionnelle, bien évidemment!

Un droit négocié, pas un privilège

Le temps de préparation est un droit clairement établi dans votre convention collective. Ce droit n’est nullement une faveur accordée par la direction : c’est une garantie négociée, destinée à soutenir votre pratique professionnelle et à protéger l’équilibre entre votre vie personnelle et professionnelle.

Selon toutes les conventions collectives du personnel enseignant régulier et suppléant, vos heures de préparation doivent être intégrées dans votre horaire et réservées exclusivement à vos tâches pédagogiques, telles que planifier vos leçons, corriger et évaluer des travaux, créer du matériel pédagogique, collaborer avec vos collègues, etc.

Les directions des écoles élémentaires n’ont aucun pouvoir décisionnel sur l’utilisation de ce temps par le personnel enseignant, tandis que les directions du secondaire disposent d’un pouvoir très limité.

Palier élémentaire et intermédiaire

  • 240 minutes par cycle de 5 jours.
  • Tâches pédagogiques choisies entièrement par le personnel enseignant.
  • Bon à savoir : le conseil scolaire doit s’efforcer d’intégrer le temps de préparation dans l’horaire par blocs d’au moins 40 minutes. Des périodes de moins de 20 minutes sont interdites par la convention.

À moins d’une situation exceptionnelle, votre temps de préparation ne peut pas être utilisé pour surveiller la cour, la cafétéria ou les autobus, couvrir des absences, assister à des réunions administratives, effectuer des tâches de gestion non pédagogiques.

Palier secondaire 

  • Une période de 75 minutes de temps non assigné.
  • Tâches pédagogiques choisies par le personnel enseignant.
  • La direction a le droit de vous assigner deux types de tâches : la suppléance interne et la surveillance.

Toute demande d’utilisation de votre temps de préparation à d’autres fins doit être exceptionnelle, justifiée et compensée.

ATTENTION : toutes les conventions collectives du personnel enseignant régulier et suppléant ne sont pas identiques. Il est donc important de consulter votre convention collective pour connaître les dispositions précises qui s’appliquent à vous.

 

Comment protéger votre temps de préparation

  • Connaissez les clauses de votre convention collective concernant le temps de préparation.
  • Documentez les manquements de la direction en notant les dates, les raisons données et les durées.
  • Assurez-vous de suivre les procédures de votre conseil scolaire en cas de report du temps de préparation.
  • Proposez des solutions pour récupérer le temps perdu.
  • En cas de mésentente avec votre employeur, communiquez avec votre agente ou agent d’unité.

 

Questions fréquentes

Que faire si ma direction veut réduire mon temps de préparation?
Sachez tout d’abord qu’une direction n’a pas le droit de réduire votre temps de préparation.

Si cela se produit, discutez avec elle d’un moment pour le rattraper. La récupérer du temps perdu ne doit pas se faire en dehors de vos heures de travail ou durant vos pauses.

En cas de problèmes récurrents, l’AEFO vous conseille de documenter la situation (dates, heures, raisons, durées du temps perdu), et de communiquer dès que possible avec votre agente ou agent d’unité.

 

Puis-je refuser de faire une tâche administrative pendant mon temps de préparation?
En principe, un remplacement ponctuel peut être demandé en situation d’urgence, mais il ne doit pas devenir une pratique courante.

À l’élémentaire, votre convention collective prévoit que le temps de préparation est réservé à vos tâches pédagogiques uniquement.

Au secondaire, ce temps est alloué à vos tâches pédagogiques, mais la direction a le droit de vous demander de faire de la surveillance ou de la suppléance pour un maximum de 12 périodes par année scolaire. Si la direction veut dépasser ce nombre de périodes, n’hésitez pas à en informer votre agente ou agent d’unité.

Ajout de deux PSAE pour des congés liés à des situations médicales graves

Par Amélie Cournoyer, rédactrice agréée 

Cette rubrique fait le point sur des sujets relatifs aux conditions de travail et aux droits des membres de l’AEFO.

Savez-vous que le personnel enseignant membre de l’AEFO a désormais droit à des prestations supplémentaires d’assurance-emploi (PSAE) dans le cas d’un congé familial pour raison médicale et d’un congé en cas de maladie grave? Ces prestations supplémentaires viennent couvrir 100 % du salaire pour une période maximale de huit semaines.

Ce soutien financier important pour les membres du personnel enseignant de l’AEFO qui doivent faire face à des situations familiales difficiles a été obtenu dans le cadre de la dernière ronde de négociations collectives 2022-2026 qui s’est conclue en décembre dernier. « C’est un avantage indéniable pour nos membres de pouvoir se prévaloir de ces congés prévus par la loi tout en recevant un plein salaire pendant huit semaines », affirme Michel Charron, cadre en relations de travail à l’AEFO.

À noter que parmi les membres de l’AEFO, seul le personnel enseignant a droit aux PSAE. Or, l’ensemble des membres ont accès au congé en cas de maladie grave et au congé familial pour raison médicale.

 

Le congé en cas de maladie grave

Le congé en cas de maladie grave en Ontario permet aux membres de l’AEFO de s’absenter du travail pour s’occuper d’un membre de leur famille. Au cours d’une période de 52 semaines, le congé peut atteindre 37 semaines dans le cas d’un enfant mineur et 17 semaines dans le cas d’une personne adulte. Les semaines peuvent être prises de façon consécutive ou séparée.

La définition de membres de la famille inclut notamment la conjointe ou le conjoint, les parents, les enfants, les sœurs et frères, les grands-parents, les petits-enfants, les tantes et oncles ainsi que les nièces et neveux. Quant au terme gravement malade, il fait référence à une personne « dont l’état de santé habituel a subi un changement important et dont la vie se trouve en danger en raison d’une maladie ou d’une blessure, à l’exception d’une maladie chronique ».

Ce congé s’adresse à l’ensemble du personnel à temps plein ou à temps partiel, permanent ou contractuel, qui est au service d’un employeur depuis au moins six mois sans interruption et qui est couvert par la Loi de 2000 sur les normes d’emploi (LNE).

Pour obtenir ce congé, la personne doit fournir à l’employeur un certificat médical attestant la gravité de la maladie, la nécessité des soins ou du soutien de la part de la famille, de même que la durée prévue de ces besoins. L’intention par écrit de prendre congé doit également être fournie à l’employeur, accompagnée d’un plan écrit indiquant ses semaines de congé.

Pour en savoir plus, allez lire la page Congé en cas de maladie grave du gouvernement de l’Ontario.

 

Le congé familial pour raison médicale

Pour sa part, le congé familial pour raison médicale permet aux membres de l’AEFO de s’absenter du travail pendant jusqu’à 28 semaines par période de 52 semaines afin de fournir des soins ou du soutien à une personne gravement malade, dont le décès est probable au cours des 26 semaines suivantes. Cette personne peut faire partie de la famille ou être considérée comme telle.

Toutes les employées et tous les employés visés par la LNE sont admissibles, à la condition de fournir un certificat médical attestant la gravité de la maladie et le risque important de décès. La personne qui désire prendre congé doit également informer son employeur par écrit de son intention et lui fournir un plan écrit précisant ses semaines de congé.

Pour en savoir plus, veuillez consulter la page Congé familial pour raison médicale du gouvernement de l’Ontario.

 

Bon à savoir…

  • Le congé en cas de maladie grave et le congé familial pour raison médicale sont non payés, mais l’ensemble des membres de l’AEFO ont le droit de toucher des prestations d’assurance-emploi (AE), soit les prestations pour proches aidants ou encore les prestations de soins de compassion. Pour plus d’informations, rendez-vous à la page Prestations pour proches aidants de l’assurance-emploi.
  • Les membres qui ont recours à ces deux types de congés ont les mêmes droits que leurs collègues qui prennent un congé de maternité ou un congé parental. Cela signifie que l’employeur ne peut pas menacer, congédier ni pénaliser de quelconque façon le personnel qui prend ou qui envisage de prendre ces congés.
  • Une personne pourrait être admissible aux deux types de congés si elle respecte les conditions spécifiques à chacun. Par exemple, elle pourrait prendre un congé en cas de maladie grave pour s’occuper d’un parent très malade, mais qui ne risque pas d’en mourir. Au cours de l’année, si l’état de santé du parent se dégrade au point de présenter un risque de décès dans les 26 semaines, la personne pourrait ensuite être admissible au congé familial pour raison médicale.
  • Les PSAE peuvent seulement être demandées par le personnel enseignant, et ce, durant sa période de travail, c’est-à-dire durant l’année scolaire ou le mandat de travail.

 

Démarche pour la demande de PSAE

Pour bénéficier des prestations bonifiées, la ou le membre de l’AEFO doit procéder aux étapes suivantes :

  1. Faire une demande de congé auprès de son employeur. Il est important de noter que l’employeur ne peut pas refuser une demande de congé conforme aux dispositions de la LNE.
  1. Déposer une demande de prestations d’assurance-emploi (AE) dès que le congé est approuvé par l’employeur. Une fois que Santé Canada a confirmé l’admissibilité à l’AE, la ou le membre doit demander les PSAE auprès de son employeur.

 

Une bonification bienvenue

Les PSAE permettent aux membres du personnel enseignant admissibles de se consacrer pleinement à leurs proches malades, sans craindre une baisse de revenu. Pour l’AEFO, il s’agit d’un pas de plus vers la reconnaissance des responsabilités familiales des travailleuses et travailleurs.

« Cette bonification des prestations de l’AE est une reconnaissance essentielle du rôle que jouent plusieurs de nos membres dans le soutien à des proches confrontés à des enjeux de santé majeurs. Elle s’inscrit dans une volonté plus large d’humaniser les conditions de travail en permettant aux membres de conjuguer plus aisément leurs responsabilités professionnelles et personnelles », conclut Michel Charron.

L’AEFO invite ses membres à communiquer avec leur agente ou agent d’unité pour toute question au sujet de leur admissibilité ou pour recevoir un accompagnement dans leurs démarches.

Réaction à l’annonce du ministre de l’Éducation du 29 mai 2025

OTTAWA, le 29 mai 2025 – Gabrielle Lemieux, présidente de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), a émis la déclaration suivante en lien avec l’annonce du ministre Calandra concernant le Programme des agents scolaires de l’Ontario et la gouvernance des conseils scolaires :

« Je tiens d’abord à souligner l’importance fondamentale de la gouvernance scolaire locale et ce, particulièrement pour les conseils francophones pour lesquels nous avons tant milité. Toute mesure imposée de manière centralisée, sans tenir compte du contexte communautaire francophone affaiblit le principe de gouvernance partagée.

L’approche du gouvernement risque de miner la confiance des familles, des élèves et du personnel enseignant envers les conseils et nos écoles francophones, en plus d’avoir un impact significatif sur le bon fonctionnement de notre système scolaire francophone.

Au lieu de s’en prendre aux conseils scolaires, nous implorons le gouvernement d’investir adéquatement dans le système d’éducation pour assurer la pérennité du système de langue française, pour adresser la violence dans les écoles et remédier à la pénurie croissante de personnel qualifié.

Nous prenons également connaissance avec préoccupation de l’annonce concernant la réintroduction obligatoire de la présence policière dans les écoles de la province.

Il est impératif que toute décision liée à la sécurité dans les écoles repose sur une approche fondée sur les droits de la personne, la recherche probante incluant Rêves repoussés : les élèves noirs du système public d’éducation de l’Ontario de la Commission ontarienne des droits de la personne (CODP) et l’écoute des élèves et des communautés noires, racialisées, autochtones et 2SLGBTQIA+, tout en s’assurant que les initiatives du gouvernement ne nuisent pas, même indirectement, au bien-être des élèves.

L’AEFO prendra le temps d’analyser le projet de loi qui sera déposé sous peu afin de tenir compte des impacts potentiels sur nos membres, nos communautés et surtout nos élèves. »

Gabrielle Lemieux
Présidente de l’AEFO

Déclaration commune de leaders en éducation au Canada

SASKATOON, le 28 mai 2025 Les présidences des organisations enseignantes du Canada se sont réunies à Whitecap, en Saskatchewan, les 26 et 27 mai 2025, pour discuter de la défense de l’éducation publique à travers le pays. Les échanges ont porté sur deux préoccupations majeures : les défis persistants liés à la rétention et au recrutement du personnel enseignant, ainsi que la hausse des incidents de violence et d’agression dans les écoles. 

Les présidences ont réaffirmé leur engagement commun envers l’éducation publique et ont lancé un appel aux gouvernements pour qu’ils investissent davantage dans le personnel enseignant, les services de soutien aux élèves et des milieux scolaires plus sécuritaires. 

Leurs positions sont appuyées par les récentes conclusions du sondage l’enquête Parachute 2024 de la Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants (CTF/FCE), qui soulignent la gravité de la situation : 

Près de 80 % des membres du personnel de l’éducation se disent aux prises avec une charge de travail imprévisible et de plus en plus lourde. Pour 70 % de ces personnes, les piètres conditions de travail sont en cause. 

  • 95 % de professionnelles et professionnels de l’éducation font observer que les pénuries de personnel ont une incidence négative sur les élèves. L’insatisfaction des besoins éducatifs et l’érosion des services et des mesures de soutien spécialisés sont considérées comme les conséquences les plus graves. 
  • 55 % des membres du personnel de l’éducation ont été victimes de violence ou d’agression au cours de la dernière année.  
  • Malgré un taux de signalement élevé de ces incidents, les comités ou les personnes responsables de la santé et de la sécurité n’ont pris des mesures appropriées que dans 25% des cas. Les directions scolaires sont débordées. 

Ces constats témoignent d’une pression croissante exercée sur le personnel enseignant et l’ensemble du système d’éducation publique. Les élèves et le personnel scolaire à travers le Canada méritent des environnements d’apprentissage et de travail sécuritaires et bienveillants. Pourtant, de nombreux établissements continuent de faire face à des conditions difficiles nuisant au bien-être et à la réussite scolaire des élèves. Sans action immédiate, la profession risque de perdre davantage d’enseignantes et d’enseignants qualifiés et chevronnés, ce qui compliquera encore plus le recrutement et la rétention de nouveau personnel. Les défis actuels poussent des travailleuses et travailleurs du milieu à quitter la profession et en découragent d’autres à s’y engager. 

Il n’est pas trop tard pour renverser la tendance, mais des problèmes comme la violence scolaire nécessitent une attention urgente. 

Ensemble, les présidences interpellent les gouvernements provinciaux et territoriaux ainsi que le Conseil des ministres de l’Éducation du Canada pour qu’ils prennent des mesures immédiates dans l’intérêt des élèves à travers le pays. 

Les présidences, ainsi que les organisations qu’elles représentent, sont prêtes à collaborer avec les gouvernements pour améliorer l’éducation publique. Les priorités clés comprennent : 

  • La réduction de l’effectif des classes, pour permettre un enseignement de qualité et un meilleur soutien aux élèves. 
  • L’augmentation du personnel de soutien et de spécialistes dans les écoles.  
  • Des dispositions concrètes concernant la complexité des classes et de la sécurité des environnements d’apprentissage. 
  • La transparence du processus de signalement des incidents violents, y compris les mesures prises. 

Ces priorités reflètent ce qui est essentiel et urgent pour créer les conditions nécessaires à la réussite des élèves et du personnel enseignant. L’accès à une éducation publique de qualité pour tous les élèves est un pilier fondamental de la culture et des valeurs canadiennes, et contribue à une économie forte et à une démocratie vigoureuse.  

Signataires
Jason Schilling — The Alberta Teachers’ Association (ATA)
Gabrielle Lemieux — Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO)
Stéphanie Babineau — Association des enseignantes et des enseignants francophones du Nouveau-Brunswick, Fédération des enseignants du Nouveau-Brunswick (AEFNB/FENB)
Clint Johnston — Fédération des enseignantes et enseignants de la Colombie-Britannique (FECB)
Heidi Yetman — Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants (CTF/FCE)
Mona-Élise Sévigny — Éducatrices et éducateurs francophones du Manitoba (ÉFM)
Karen Brown — Fédération des enseignantes et des enseignants de l’élémentaire de l’Ontario (FEEO)
Lillian Klausen — The Manitoba Teachers’ Society (MTS)
Peter Lagacy — New Brunswick Teachers’ Association, Fédération des enseignants du Nouveau-Brunswick (NBTA/FENB)
Trent Langdon — Newfoundland and Labrador Teachers’ Association (NLTA)
Peter Day — Nova Scotia Teachers’ Union (NSTU)
Justin Matchett — Association des enseignants et enseignantes du Nunavut (AEN)
Rita Mueller — Association des enseignants et enseignantes des Territoires du Nord-Ouest (AETNO)
René Jansen in de Wal — Ontario English Catholic Teachers’ Association (OECTA)
Karen Littlewood — Fédération des enseignantes-enseignants des écoles secondaires de l’Ontario (OSSTF/FEESO)
Mike Foulds — Fédération des enseignantes et des enseignants de l’Ontario (FEO)
Andy Doran — Prince Edward Island Teachers’ Federation (PEITF)
Samantha Becotte — Fédération des enseignantes et enseignants de la Saskatchewan (FES)
Ted Hupé — Association des professionnels de l’éducation du Yukon (APEY)

Réaction au Budget de l’Ontario 2025

OTTAWA, le 16 mai 2025 – Gabrielle Lemieux, présidente de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), a émis la déclaration suivante en lien avec le Budget de l’Ontario 2025 :

« Une fois de plus, le gouvernement Ford affirme faire de l’éducation une priorité, mais le budget provincial dévoilé hier révèle une réalité bien différente. Bien que nous comprenions que nous faisons face à une situation sans précédent, notamment en raison de la guerre tarifaire avec nos voisins du Sud, cela ne saurait justifier les compressions qui affectent directement nos écoles, nos élèves et l’avenir de notre société.

Malgré certaines annonces positives, notamment un investissement de 55,8 millions de dollars sur deux ans pour former 2 600 nouveaux enseignants, le budget ne prévoit aucune augmentation significative du financement de l’éducation pour au moins les trois prochaines années. Cette stagnation prolonge le sous-financement chronique qui affecte notre système éducatif depuis 2018, mettant sérieusement en péril la qualité et l’accessibilité à l’éducation en langue française financée par les fonds publics dans toute la province.

Investir dans l’éducation, c’est investir dans l’avenir de nos enfants et de l’Ontario. Or, le plafonnement annoncé des investissements, qui ne suivent même pas l’inflation, constitue un recul déguisé particulièrement alarmant. Cela risque d’exacerber les défis majeurs auxquels nos écoles sont déjà confrontées, notamment la pénurie persistante de personnel qualifié et la violence scolaire grandissante.

J’aimerais rappeler au gouvernement que les défis du système d’éducation publique en langue française exigent des solutions concrètes et durables, qui vont bien au-delà de mesures superficielles. Je suis curieuse de voir de quelle façon les ressources additionnelles annoncées seront mises en applications, mais sans une répartition équitable pour la formation du personnel enseignant, la situation dans les écoles franco-ontariennes pourrait empirer davantage.

L’AEFO exhorte donc le gouvernement à écouter attentivement le personnel enseignant et à reconnaître leur rôle essentiel dans la formation de la jeunesse franco-ontarienne. Il est impératif que l’éducation devienne une véritable priorité pour garantir l’équité et la prospérité future de notre province.

Par ailleurs, concernant l’investissement crucial de plus de 303 millions de dollars pour les services communautaires en santé mentale et en lutte contre les dépendances, nous saluons cette annonce et veillerons de près à ce que ces fonds soient réellement acheminés au bénéfice direct des travailleuses et travailleurs dans ces services et à nos communautés qui en ont le plus besoin.

Je réitère le fait que nous sommes prêtes et prêts à travailler en partenariat avec le gouvernement afin de trouver des solutions efficaces et équitables. Pour y parvenir, il nous faut un interlocuteur gouvernemental réellement engagé et déterminé à investir dans l’avenir de nos élèves francophones. »

 

Gabrielle Lemieux
Présidente de l’AEFO

Réaction au rapport « Au bout du rouleau » sur la violence dans les écoles ontariennes.

OTTAWA, 8 mai 2025 – Gabrielle Lemieux, présidente de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), a émis la déclaration suivante en réaction à la récente publication du rapport Au bout du rouleau – Violence, austérité et négligence institutionnelle dans les écoles ontariennes rédigé par une équipe de recherche de l’Université d’Ottawa :

« Le portrait qui se dégage du rapport de l’Université d’Ottawa est alarmant, mais malheureusement pas surprenant. Il confirme ce que nos membres vivent et dénoncent depuis des années : un niveau de violence inacceptable dans les écoles, un épuisement généralisé, et un sentiment d’abandon face à des conditions de travail qui ne cessent de se dégrader. Nous sommes vraiment au bout du rouleau.

Le système d’éducation en langue française financé par les fonds publics est à bout de souffle. L’intégration des élèves à besoins particuliers sans appui supplémentaire a déjà mis nos membres à rude épreuve en ce qui concerne la violence en milieu de travail.

Ce rapport confirme ce que nos données internes et les témoignages de membres sur le terrain nous indiquaient déjà : le statu quo n’est pas soutenable. Ce que nous vivons est symptomatique d’un manque d’investissement chronique dans le système. Ce sous-financement exacerbe la crise existante et place le personnel enseignant et les élèves dans un environnement toujours plus éprouvant et insécurisant.

L’AEFO exige du gouvernement de l’Ontario et des employeurs un plan d’action concret et immédiat pour notamment stabiliser les effectifs, réduire les ratios, renforcer le soutien en classe, former le personnel enseignant, et investir massivement en santé et sécurité dans les écoles. Il faut que ces investissements ne se limitent pas à de simples lignes budgétaires, mais qu’ils se rendent jusque dans les écoles, dans les classes, auprès de nos élèves et de nos collègues.

Tous nos membres et leurs élèves méritent de pouvoir travailler et apprendre dans des environnements sains et sécuritaires. »

 

Gabrielle Lemieux
Présidente de l’AEFO

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