Réaction au rapport de la vérificatrice générale de l’Ontario sur l’éducation spécialisée

OTTAWA, le 13 mai 2026 – Gabrielle Lemieux, présidente de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), a émis la déclaration suivante en réaction au rapport de la vérificatrice générale de l’Ontario sur l’éducation spécialisée :

« Le rapport de la vérificatrice générale confirme plusieurs préoccupations que l’AEFO soulève depuis longtemps concernant l’éducation spécialisée en Ontario.

Nos membres, enseignantes et enseignants, personnel de soutien et professionnelles et professionnels de l’éducation accompagnent chaque jour les élèves ayant des besoins particuliers avec compétence, dévouement et bienveillance, souvent dans des conditions difficiles et avec des ressources limitées. Sur le terrain, elles et ils voient chaque jour les effets du manque de ressources, des délais d’attente trop longs pour obtenir des services spécialisés et du manque de personnel pour répondre adéquatement aux besoins réels des élèves.

Le rapport met aussi en lumière une réalité bien connue des familles d’élèves à besoins particuliers : un système souvent compliqué et difficile à naviguer, notamment en ce qui concerne les comités d’identification, de placement et de révision (CIPR) et l’accès aux services.

Les constats liés aux plans d’enseignement individualisés (PEI) sont également préoccupants. Les PEI sont essentiels à la réussite des élèves, mais leur qualité dépend directement du temps, de la formation et des ressources accordés au personnel pour les préparer adéquatement.

L’AEFO accueille favorablement les recommandations de la vérificatrice générale visant à réduire les délais, améliorer les services et rendre le système plus clair pour les familles qui souhaitent avant tout que leurs enfants reçoivent les services et l’appui nécessaires pour réussir et s’épanouir à l’école.

L’AEFO réaffirme sa volonté de collaborer avec le ministre de l’Éducation et l’ensemble des partenaires du milieu scolaire pour mettre en place des solutions concrètes et durables. C’est en travaillant ensemble que nous pourrons mieux répondre aux besoins des élèves et renforcer la confiance des familles envers le système d’éducation. Les élèves ayant des besoins particuliers, tout comme le personnel qui les accompagne au quotidien, méritent un soutien réel et à la hauteur des besoins. »

 

Gabrielle Lemieux
Présidente de l’AEFO

Réaction à la diffusion des résultats du Test de compétences en mathématiques

OTTAWA, le 5 mai 2026 – Gabrielle Lemieux, présidente de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), a émis la déclaration suivante en réaction à la diffusion, par la Fédération des enseignantes et enseignants de l’Ontario (FEO), de données liées au Test de compétences en mathématiques (TCM), exigé pour la certification depuis février 2025 :

« Les données rendues publiques sur le TCM soulèvent de sérieuses préoccupations quant à sa validité et son équité.

Dès la première tentative à ce test, un écart marqué apparaît : 71 % de réussite chez les anglophones contre 44 % chez les francophones; un écart important qui persiste et qui désavantage clairement les francophones.

Quand un test produit constamment ce type de résultats, il est normal de se questionner sur sa validité et son équité. D’autant plus que rien ne démontre que le TCM forme de meilleures enseignantes et enseignants. Au contraire, il semble aller à l’encontre des données de recherche et des orientations de la FEO.

Les résultats montrent aussi un taux d’échec plus élevé chez les francophones dans la composante pédagogique, ce qui soulève des doutes sur les aspects linguistiques et culturels du test.

Ces constats ne sont pas nouveaux : des préoccupations ont été soulevées par la FEO dès 2019, et en 2021, la Cour divisionnaire de l’Ontario a jugé le TCM discriminatoire et inconstitutionnel.

Dans un contexte de défis majeurs de recrutement de personnel enseignant, le TCM devient un obstacle de plus à l’entrée dans la profession. Il freine l’accès, particulièrement pour les francophones, et limite la diversité des parcours, ce qui soulève des enjeux de discrimination systémique et d’équité, notamment pour les personnes nouvellement arrivées et racisées. Un non-sens alors que le système a besoin de relève.

Bref, le TCM pose un réel problème d’équité et de pertinence. Les données actuelles montrent clairement qu’il est temps de le revoir sérieusement. »

 

Gabrielle Lemieux
Présidente de l’AEFO

Réaction à l’annonce visant à améliorer l’accès aux services en français

OTTAWA, le 17 avril 2026 – Gabrielle Lemieux, présidente de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), a émis la déclaration suivante en réaction à l’annonce du gouvernement pour un renforcement de l’accès aux services en français :

« L’AEFO salue l’annonce du gouvernement de l’Ontario visant à améliorer l’accès aux services en français. 

Rendre obligatoire le bilinguisme pour le poste d’Ombudsman représente un pas concret pour mieux protéger les droits linguistiques et assurer une surveillance plus rigoureuse sur la livraison des services en français. Cela permettra aussi de simplifier les échanges et de mieux répondre aux réalités des communautés francophones. 

Cette mesure contribue à un accès plus direct, plus équitable et sans entrave aux services en français, particulièrement pour les francophones qui font face aux mêmes enjeux que la majorité mais pour qui la langue devient souvent un enjeu supplémentaire. 

À l’instar de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario, l’AEFO y voit une avancée attendue. Ombudsman Ontario doit être pleinement en mesure d’agir et de communiquer dans les deux langues officielles, sans dépendre d’intermédiaires.» 

Gabrielle Lemieux
Présidente de l’AEFO 

Réaction à l’annonce de réforme de la gouvernance des conseils scolaires

OTTAWA, le 14 avril 2026 – Gabrielle Lemieux, présidente de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), a émis la déclaration suivante en réaction à l’annonce du gouvernement sur la réforme de la gouvernance des conseils scolaires : 

« Ce qui se passe en ce moment avec les conseils scolaires est profondément inquiétant. En retirant des pouvoirs aux instances locales pour les concentrer à Queen’s Park, le gouvernement impose une ingérence politique sans précédent. 

Je veux être très claire : l’AEFO est solidaire des conseils de langue anglaise et de nos collègues. Ce qu’elles et ils vivent est inacceptable, avec une perte d’autonomie, des élues et élus mis de côté et des décisions imposées sans consultation. 

C’est tout le concept de démocratie locale qui est fragilisé. Réduire les pouvoirs des conseils scolaires, c’est réduire au silence la voix des parents, des élèves et du personnel. 

On le voit déjà : des décisions importantes qui touchent directement nos membres, notamment sur l’évaluation des élèves, l’assiduité et l’organisation scolaire, se prennent sans consultation. 

Oui, le ministre reconnaît le droit des francophones à gérer leurs écoles. Mais une reconnaissance ne suffit pas. Elle doit se traduire en actions concrètes, et cela passe aussi par le respect des conseils scolaires de langue anglaise.  

Il ne doit pas y avoir de système à deux standards entre francophones et anglophones. Les décisions en éducation doivent rester ancrées localement. 

Au fond, c’est simple : affaiblir la gouvernance des conseils scolaires, c’est fragiliser tout le système d’éducation.» 

Gabrielle Lemieux
Présidente de l’AEFO 

Réaction à l’annonce du gouvernement sur la réduction du programme de formation à l’enseignement

OTTAWA, le 10 avril 2026 – Gabrielle Lemieux, présidente de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), a émis la déclaration suivante en réaction à l’annonce du gouvernement sur la réduction du programme de formation à l’enseignement à 12 mois.

« L’AEFO accueille positivement l’annonce du gouvernement de l’Ontario concernant la réforme de la formation à l’enseignement. Cette annonce envoie un signal attendu et encourageant pour le milieu de l’éducation. Les principales orientations vont dans le sens d’une formation plus accessible, plus flexible et mieux adaptée aux réalités actuelles.

Elle reconnaît aussi clairement l’ampleur du défi de main-d’œuvre dans le système d’éducation, particulièrement en contexte francophone. C’est un pas important de voir que cet enjeu est pris au sérieux et qu’il y a une volonté d’agir.

Un programme de formation plus court est un pas dans la bonne direction. Le modèle de deux ans créait un désavantage pour le secteur francophone, notamment en limitant l’accès à la profession. En raccourcissant le parcours, on pourra former plus rapidement du nouveau personnel, ce qui aidera à répondre à certains besoins sur le terrain.

L’augmentation du nombre de journées de stage est également une avancée très encourageante. En misant davantage sur l’expérience terrain, on donne aux futures enseignantes et futurs enseignants de meilleurs outils pour se préparer concrètement à la réalité de la classe.

Cela dit, former davantage de personnes ne suffira pas à régler tous les défis actuels. La rétention du personnel enseignant demeure un enjeu central. Il faut améliorer concrètement les conditions de travail, notamment en assurant un lieu de travail sécuritaire, pour donner envie aux enseignantes et enseignants de rester dans la profession.

Le manque de personnel enseignant qualifié francophone a des impacts qui dépassent l’école. Les écoles de langue française jouent un rôle clé dans la vitalité et l’identité des communautés francophones. Lorsqu’elles sont fragilisées, ce sont toutes les communautés franco-ontariennes et même la société ontarienne dans son ensemble qui en ressentent les effets. »

Gabrielle Lemieux
Présidente de l’AEFO

Réaction à la création d’un fonds pour les fournitures de classe

OTTAWA, le 11 mars 2026 – Gabrielle Lemieux, présidente de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), a émis la déclaration suivante en réaction à l’annonce du gouvernement au sujet de la création d’un fonds pour les fournitures de classe destiné aux enseignantes et enseignants à l’élémentaire. 

« L’AEFO reconnaît que la création d’un fonds pour les fournitures scolaires peut sembler aider un peu en classe, mais elle rappelle qu’il faut rester vigilantes et vigilants. Même si cette mesure semble apporter de l’aide, elle met en lumière la tendance du ministère à offrir des solutions incomplètes au lieu de soutenir durablement le système d’éducation.  

Trop souvent, les enseignantes et enseignants doivent acheter eux-mêmes les fournitures de base pour faire leur travail, ce qui ne devrait pas être leur responsabilité. Ce fonds ne doit pas devenir un prétexte pour transférer une charge supplémentaire sur les enseignantes et les enseignants. Elles et ils doivent pouvoir se concentrer sur l’élève. Une aide pour les fournitures ne compense pas des années de sous-financement.  

Des investissements solides et durables tant dans les ressources matérielles que dans les ressources humaines et les services spécialisés sont essentiels pour permettre aux écoles et aux enseignantes et enseignants d’avoir ce dont elles et ils ont besoin pour soutenir l’apprentissage, répondre à la complexité croissante des salles de classe, et favoriser la réussite des élèves. 

L’AEFO demeure préoccupée par le sous-financement du système d’éducation financé par les fonds publiques, particulièrement en langue française, ce qui limite la capacité à répondre adéquatement aux besoins croissants des élèves. Nous rappelons au ministre que nous sommes toujours disponibles pour partager nos réflexions, nos préoccupations, notre expertise sur le terrain et nos recommandations, tant sur ces enjeux que sur d’autres dossiers prioritaires touchant l’éducation en langue française en Ontario. » 

Gabrielle Lemieux
Présidente de l’AEFO 

Réaction à l’annonce de la création d’un organisme consultatif pour évaluer l’apprentissage des élèves de l’Ontario

OTTAWA, le 4 mars 2026 – Gabrielle Lemieux, présidente de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), a émis la déclaration suivante en réaction à l’annonce du gouvernement concernant la création d’un organisme consultatif expert qui mènera un examen exhaustif de la réussite des élèves partout en province :

« L’AEFO souligne l’annonce du gouvernement de l’Ontario concernant la nomination d’un organisme consultatif chargé d’évaluer l’apprentissage des élèves, notamment à la lumière des résultats provinciaux des tests de l’Office de la qualité et de responsabilité en éducation (OQRE).

Nous reconnaissons l’importance de se pencher sur les défis réels des élèves et de rassembler les expertises afin de mieux répondre à leurs besoins grandissants.

L’AEFO rappelle qu’elle possède une expertise essentielle liée aux réalités du terrain et aux besoins spécifiques de l’éducation en langue française. Les personnes qui travaillent au quotidien auprès des élèves sont les mieux placées pour identifier des solutions concrètes et porteuses.

Nous réitérons notre volonté de collaborer de façon constructive aux travaux de cet organisme et d’être pleinement consultés, afin que les mesures proposées reflètent concrètement les réalités vécues dans nos écoles et contribuent de manière tangible à la réussite de tous les élèves. »

 

Gabrielle Lemieux
Présidente de l’AEFO

Réaction à la visite du ministre Calandra en Angleterre

OTTAWA, le 27 janvier 2026 – Gabrielle Lemieux, présidente de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), a émis la déclaration suivante en réaction à la visite du ministre de l’Éducation, Paul Calandra, en Angleterre, dans le cadre de ses démarches visant à s’inspirer de modèles étrangers en matière d’éducation :

« Bien que nous reconnaissions l’importance de s’informer des meilleures pratiques à l’international, nous estimons essentiel que toute réflexion sur l’avenir du système d’éducation ontarien soit d’abord ancrée dans la réalité des élèves, du personnel scolaire et des communautés de la province.

Nous sommes également préoccupés par les coûts associés à ce déplacement en Angleterre, dans un contexte où chaque dollar public investi devrait prioritairement servir à soutenir directement les élèves et le personnel.

L’AEFO demeure préoccupée par le sous-financement du système d’éducation financé par les fonds publics, et particulièrement en langue française, qui limite la capacité à répondre adéquatement aux besoins croissants des élèves. Nous sommes également inquiets des risques de privatisation de l’éducation, qui pourraient découler de certaines orientations inspirées de modèles internationaux qui privilégient les entreprises et les mieux nantis, notamment à la suite de la visite du ministre d’une école à charte.

Avant d’importer des approches d’ailleurs, il est impératif d’investir pleinement dans notre système d’éducation et de consulter de façon significative les actrices et acteurs du milieu. L’éducation doit demeurer un bien collectif, accessible, équitable et géré dans l’intérêt des communautés.

D’ailleurs, nous avons hâte de rencontrer le ministre afin de lui faire part de nos réflexions, de nos préoccupations et de nos recommandations, tant sur ces enjeux que sur d’autres dossiers prioritaires touchant l’éducation en langue française en Ontario. »

 

Gabrielle Lemieux
Présidente de l’AEFO

Réaction à l’annonce du gouvernement au sujet des résultats provinciaux des tests de l’OQRE

OTTAWA, le 3 décembre 2025 – Gabrielle Lemieux, présidente de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), a émis la déclaration suivante en réaction à l’annonce du gouvernement concernant les résultats provinciaux des tests de l’Office de la qualité et de responsabilité en éducation (OQRE) :

« Les résultats publiés aujourd’hui par l’OQRE reflètent une réalité bien connue du personnel scolaire : les élèves ont des besoins grandissants et les écoles manquent cruellement de ressources, de soutien et d’investissements ciblés. La santé mentale des élèves demeure préoccupante, les services spécialisés sont insuffisants, et des mesures comme le décloisonnement sont imposées sans appui additionnel pour les mettre en œuvre.

Plutôt que de reconnaître ces défis réels, le ministre choisit encore une fois de détourner l’attention en blâmant la gouvernance des conseils scolaires. L’annonce du ministre Calandra de ce matin divise et détourne l’attention du réel problème: le système fonctionne depuis trop longtemps en contexte de sous-financement. Ce que les résultats des tests de l’OQRE montrent, ce n’est pas un problème de gouvernance : c’est un manque de ressources sur le terrain. De plus, ces tests standardisés ne constituent pas le meilleur outil pour évaluer la réussite des élèves et ne reflètent pas la totalité des apprentissages ni les progrès authentiques réalisés en classe. Depuis plus de huit ans, les décisions majeures du gouvernement sont prises sans consulter véritablement les partenaires en éducation, alors qu’elles et ils sont les mieux placés pour identifier les solutions.

Si le gouvernement souhaite réellement améliorer la réussite scolaire, il doit investir dans le système d’éducation en langue française, renforcer le soutien au personnel scolaire et écouter enfin les personnes qui sont en première ligne. L’AEFO est prête à collaborer, mais il est temps que les actions du gouvernement reflètent les besoins réels des élèves et du personnel. »

 

Gabrielle Lemieux
Présidente de l’AEFO

Réaction au fait que l’Alberta invoque la disposition de dérogation pour des lois sur les personnes trans

OTTAWA, le 19 novembre 2025 – Gabrielle Lemieux, présidente de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), a émis la déclaration suivante en réaction à la décision du gouvernement de l’Alberta de suspendre les droits protégés par la Charte pour les jeunes trans :

« La décision du gouvernement albertain de recourir à la clause dérogatoire pour retirer des protections constitutionnelles aux jeunes trans et 2SLGBTQIA+ constitue une violation grave des droits humains. C’est un recul inquiétant qui met en danger la santé, la sécurité et le bien-être de jeunes déjà vulnérables. Il ne s’agit pas du premier projet de loi déposé en Alberta qui touche aux droits, une multiplication particulièrement alarmante.

L’AEFO condamne fermement toute mesure cherchant à invisibiliser ou discriminer des personnes en quête d’équité. Les écoles doivent demeurer des milieux inclusifs, sécuritaires et respectueux pour toutes et tous.

L’usage de la clause dérogatoire pour éviter l’examen judiciaire d’une loi discriminatoire crée un précédent dangereux et affaiblit les protections de la Charte. La répétition de ce recours en Alberta trace une pente dangereuse qui menace l’intégrité démocratique et exige une vigilance accrue.

L’AEFO réitère sa solidarité envers les communautés trans et 2SLGBTQIA+ et poursuivra son engagement à défendre leurs droits et leur dignité. »

 

Gabrielle Lemieux
Présidente de l’AEFO

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