Réaction à l’annonce du gouvernement au sujet des résultats provinciaux des tests de l’OQRE

OTTAWA, le 3 décembre 2025 – Gabrielle Lemieux, présidente de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), a émis la déclaration suivante en réaction à l’annonce du gouvernement concernant les résultats provinciaux des tests de l’Office de la qualité et de responsabilité en éducation (OQRE) :

« Les résultats publiés aujourd’hui par l’OQRE reflètent une réalité bien connue du personnel scolaire : les élèves ont des besoins grandissants et les écoles manquent cruellement de ressources, de soutien et d’investissements ciblés. La santé mentale des élèves demeure préoccupante, les services spécialisés sont insuffisants, et des mesures comme le décloisonnement sont imposées sans appui additionnel pour les mettre en œuvre.

Plutôt que de reconnaître ces défis réels, le ministre choisit encore une fois de détourner l’attention en blâmant la gouvernance des conseils scolaires. L’annonce du ministre Calandra de ce matin divise et détourne l’attention du réel problème: le système fonctionne depuis trop longtemps en contexte de sous-financement. Ce que les résultats des tests de l’OQRE montrent, ce n’est pas un problème de gouvernance : c’est un manque de ressources sur le terrain. De plus, ces tests standardisés ne constituent pas le meilleur outil pour évaluer la réussite des élèves et ne reflètent pas la totalité des apprentissages ni les progrès authentiques réalisés en classe. Depuis plus de huit ans, les décisions majeures du gouvernement sont prises sans consulter véritablement les partenaires en éducation, alors qu’elles et ils sont les mieux placés pour identifier les solutions.

Si le gouvernement souhaite réellement améliorer la réussite scolaire, il doit investir dans le système d’éducation en langue française, renforcer le soutien au personnel scolaire et écouter enfin les personnes qui sont en première ligne. L’AEFO est prête à collaborer, mais il est temps que les actions du gouvernement reflètent les besoins réels des élèves et du personnel. »

 

Gabrielle Lemieux
Présidente de l’AEFO

Réaction au fait que l’Alberta invoque la disposition de dérogation pour des lois sur les personnes trans

OTTAWA, le 19 novembre 2025 – Gabrielle Lemieux, présidente de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), a émis la déclaration suivante en réaction à la décision du gouvernement de l’Alberta de suspendre les droits protégés par la Charte pour les jeunes trans :

« La décision du gouvernement albertain de recourir à la clause dérogatoire pour retirer des protections constitutionnelles aux jeunes trans et 2SLGBTQIA+ constitue une violation grave des droits humains. C’est un recul inquiétant qui met en danger la santé, la sécurité et le bien-être de jeunes déjà vulnérables. Il ne s’agit pas du premier projet de loi déposé en Alberta qui touche aux droits, une multiplication particulièrement alarmante.

L’AEFO condamne fermement toute mesure cherchant à invisibiliser ou discriminer des personnes en quête d’équité. Les écoles doivent demeurer des milieux inclusifs, sécuritaires et respectueux pour toutes et tous.

L’usage de la clause dérogatoire pour éviter l’examen judiciaire d’une loi discriminatoire crée un précédent dangereux et affaiblit les protections de la Charte. La répétition de ce recours en Alberta trace une pente dangereuse qui menace l’intégrité démocratique et exige une vigilance accrue.

L’AEFO réitère sa solidarité envers les communautés trans et 2SLGBTQIA+ et poursuivra son engagement à défendre leurs droits et leur dignité. »

 

Gabrielle Lemieux
Présidente de l’AEFO

Réaction suite au décès de Rolande Faucher

OTTAWA, le 18 novembre 2025 — Gabrielle Lemieux, présidente de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), a émis la déclaration suivante à la suite du décès de madame Rolande Faucher :

« C’est avec tristesse que nous avons appris le décès de Rolande Faucher, samedi dernier, à l’âge de 84 ans. Rolande était une bâtisseuse, une alliée dont l’engagement a marqué l’éducation en français en Ontario.

 

Une vie au service de la francophonie

Rolande a été de tous les combats. L’obtention de la gestion scolaire, en 1997. La reconnaissance des droits linguistiques et scolaires des francophones en milieu minoritaire. Pendant sept ans, elle a été recherchiste au Comité des langues officielles du Parlement canadien. De 1993 à 1996, elle a présidé le Conseil de l’éducation et de la formation franco-ontarienne. Elle a par ailleurs défendu la création d’une université de langue française en Ontario — ce qui deviendra une réalité en 2017, lors de la fondation de l’Université de l’Ontario français. Toujours avec la même conviction : transformer les revendications en réalité.

Rolande savait rassembler. Mais elle savait aussi rappeler que nos droits ne se défendent pas tout seuls. Consultante en langues officielles, en santé, en justice et en formation professionnelle, elle a produit des rapports qui demeurent des références. Elle a participé à d’innombrables panels — dont un panel sur l’avenir de l’éducation en langue française, lors du Congrès 2006 de l’AEFO. Des groupes de travail, aussi, et des consultations publiques. Son livre sur le sénateur Jean-Robert Gauthier, qui lui a valu le prix Champlain en 2009, et ses travaux sur l’école en milieu minoritaire restent des repères en Ontario français.

Chevalière de l’Ordre de la Pléiade, elle a reçu l’Ordre du mérite de l’AJEFO et le Prix du Centre de recherche en civilisation canadienne-française. En 2014, elle a été nommée membre honoraire du Réseau des services de santé en français de l’Ontario.

Au nom de l’AEFO et de tous ses membres, j’offre nos plus sincères condoléances à la famille et aux proches de Rolande Faucher. Nous lui devons beaucoup. »

 

Gabrielle Lemieux
Présidente de l’AEFO

Réaction à l’annonce du gouvernement au sujet de nouveaux bureaux d’assistance aux élèves et aux familles

OTTAWA, le 13 novembre 2025 – Gabrielle Lemieux, présidente de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), a émis la déclaration suivante en réaction à l’annonce du gouvernement concernant la création de nouveaux bureaux d’assistance aux élèves et aux familles dans chaque conseil scolaire :

« Cette nouvelle annonce du gouvernement démontre une fois de plus l’ingérence persistante du gouvernement dans la gouvernance des conseils scolaires, tout en préparant le terrain pour une élimination graduelle des postes d’élues et élus scolaires.

Sous prétexte d’offrir une solution rapide, le gouvernement met en place un mécanisme parallèle qui ne règle rien aux véritables problèmes dans les écoles : surcharge, manque de services, ratios intenables et besoins criants en santé mentale.

Les conseils scolaires disposent déjà de procédures claires et formelles pour traiter les préoccupations des élèves et des familles. En imposant un nouveau mécanisme sans ajouter de ressources, le gouvernement alimente la confusion et laisse croire qu’il agit.

Plutôt que de multiplier les structures administratives, il serait préférable d’investir là où les besoins se trouvent réellement : dans les salles de classe, en soutenant le personnel enseignant et en donnant aux élèves les meilleures chances de réussite. »

 

Gabrielle Lemieux
Présidente de l’AEFO

Réaction à l’Exposé économique de l’automne 2025 de l’Ontario

OTTAWA, le 8 novembre 2025 – Gabrielle Lemieux, présidente de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), a émis la déclaration suivante en lien avec L’exposé économique de l’automne 2025 de l’Ontario : 

« Encore une fois, on constate l’absence d’une véritable vision pour l’éducation financée par les fonds publics dans l’énoncé économique du gouvernement. En cette période de grands bouleversements économiques et sociaux, investir dans l’éducation, c’est pourtant miser sur l’avenir de l’Ontario. 

Malgré des besoins criants dans nos écoles, aucun investissement concret n’est prévu pour soutenir les élèves, le personnel enseignant ou la santé mentale. De plus, la francophonie ontarienne, pourtant essentielle à la vitalité de la province, est à peine mentionnée dans cet énoncé. Nous saluons le soutien au MIFO et à l’Université de Sudbury, mais ces quelques appuis ponctuels ne remplacent pas une stratégie durable de financement et de développement. 

Nous continuons d’éplucher l’énoncé économique afin d’en mesurer pleinement les impacts potentiels sur nos membres et leurs élèves. L’AEFO poursuivra également ses efforts de revendication auprès du gouvernement pour que l’éducation publique et francophone retrouve enfin la place qu’elle mérite parmi ses priorités. » 

Gabrielle Lemieux
Présidente de l’AEFO

Déclaration de la présidence à l’occasion du décès de Bernard Grandmaître

OTTAWA, le 29 octobre 2025 – Gabrielle Lemieux, présidente de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), a émis la déclaration suivante à la suite du décès de monsieur Bernard Grandmaître :

« C’est avec une profonde émotion que nous avons appris le décès de Bernard Grandmaître, ce 28 octobre 2025, à l’âge de 92 ans. Bernard n’était pas seulement une figure publique : pour nous, il était un bâtisseur, un allié, un homme dont l’engagement a changé concrètement la vie des francophones de l’Ontario.

Maire de Vanier, puis député d’Ottawa–Vanier à partir de 1984, il a porté nos aspirations avec une conviction inébranlable. En tant que ministre délégué aux Affaires francophones, il a été l’artisan de la Loi sur les services en français, adoptée le 19 novembre 1986. Ce n’était pas qu’une victoire politique : c’était une avancée majeure pour des milliers de familles, d’enfants, de travailleuses et de travailleurs qui, grâce à lui, ont pu enfin être servis dans leur langue.

En Ontario, avant cette loi, communiquer avec le gouvernement provincial en français, c’était presque impensable. Un rêve fou, une utopie. Mais pour Bernard Grandmaître, c’était autre chose — un but à atteindre absolument. Un droit à conquérir. Et il a réussi.

Cette loi historique a transformé l’Ontario français. Rien n’est parfait, on le comprend et l’AEFO continue à veiller, à revendiquer; et à défendre chaque avancée. Mais un droit est un droit. Et celui qui garantit l’accès aux services gouvernementaux en français dans 25 régions désignées de la province demeure. C’est un acquis que l’AEFO protège farouchement. Et qui n’est plus à négocier. »

 

Une mission de vie

« Pour Bernard Grandmaître, la francophonie n’était pas une cause parmi tant d’autres. C’était une passion, un combat quotidien, chaque pas en avant se gagnait par le travail et la persévérance. Il a tracé la voie à celles et ceux qui continuent à se battre pour notre langue française.

Il a reçu l’Ordre du Canada en 2013. Une école et un aréna portent son nom à Ottawa; et le Prix Bernard-Grandmaître célèbre chaque année des gens qui s’engagent pour la francophonie. Mais son vrai legs, c’est un Ontario où les francophones ont le droit de vivre, pleinement et fièrement, dans leur langue.

Au nom de l’AEFO et de tous ses membres, j’offre nos plus sincères condoléances à la famille et aux proches de Bernard Grandmaître. Nous lui devons une reconnaissance éternelle. »

 

Gabrielle Lemieux
Présidente de l’AEFO

Réaction au retrait des programmes-cadres PANA et ALF du curriculum

OTTAWA, le 8 octobre 2025 – Gabrielle Lemieux, présidente de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), a émis la déclaration suivante en lien avec le retrait des programmes-cadres Programme d’appui aux nouveaux arrivants (PANA) et Actualisation linguistique en français (ALF) du curriculum :

« En août dernier, à peine quelques jours avant le retour en classe, le ministère de l’Éducation a publié la Directive en matière de politiques et de programmes (NPP) 172, qui officialisait le retrait des programmes-cadres PANA et ALF du curriculum et leur intégration au programme régulier, laissant les conseils scolaires et le personnel éducatif en panique pour s’organiser pour la rentrée. Selon le ministère, cette décision découle non seulement de démarches soutenues de groupes communautaires représentant des personnes en quête d’équité qui y voient une victoire importante dans la lutte contre la discrimination et le racisme systémique, mais également de changements démographiques de la clientèle scolaire, de résultats issus de la recherche en éducation inclusive ainsi que de rétroactions provenant du système éducatif.

Nous avons respecté cette perspective et suivi attentivement l’évolution depuis la rentrée pour voir si cette mesure améliorerait réellement la situation. Nous reconnaissons l’importance de ces objectifs et le fait que l’implémentation passée de ces programmes n’était pas parfaite. Toutefois, les solutions imposées par le ministère, sans consultation avec les communautés et le personnel éducatif, risquent d’aggraver la situation et de retirer un soutien essentiel aux élèves qui en ont le plus besoin.

De mon côté, j’entends beaucoup de frustrations en lien avec cette modification et je comprends que cette mesure soulève plusieurs préoccupations. Cette décision a été annoncée à la dernière minute, sans réelle consultation sur le terrain, sans temps de transition et sans mesures pour atténuer l’impact du retrait de ces programmes-cadres.

De toute évidence, le contexte actuel est loin d’être optimal.

Nous évaluons actuellement l’impact de cette mesure sur nos membres et leurs élèves. Ce que nous observons sur le terrain est préoccupant et inquiétant, et cette question reste définitivement sur notre radar. Soyez assurés que l’AEFO suivra de très près l’évolution de la situation au cours des prochaines semaines en recueillant et analysant attentivement les données provenant de nos membres.

L’AEFO est d’avis que lorsqu’un ministère impose des NPP ou d’autres mesures, il est essentiel d’évaluer au préalable l’impact sur le terrain, tant pour les élèves que pour le personnel éducatif. La consultation avec les enseignantes, enseignants et le personnel sur le terrain demeure le meilleur moyen de comprendre l’ampleur réelle de ces décisions sur le service aux élèves. L’inclusion sans le soutien nécessaire c’est l’abandon et nous le répétons : nous implorons le gouvernement de consulter et nous restons ouverts et prêts à engager ce dialogue. Surtout, nous exigeons que les moyens mis en place soient à la hauteur de nos ambitions collectives — accueillir, accompagner et faire cheminer chaque élève. »

 

Gabrielle Lemieux
Présidente de l’AEFO

Réaction à l’annonce du ministre de l’Éducation du 29 mai 2025

OTTAWA, le 29 mai 2025 – Gabrielle Lemieux, présidente de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), a émis la déclaration suivante en lien avec l’annonce du ministre Calandra concernant le Programme des agents scolaires de l’Ontario et la gouvernance des conseils scolaires :

« Je tiens d’abord à souligner l’importance fondamentale de la gouvernance scolaire locale et ce, particulièrement pour les conseils francophones pour lesquels nous avons tant milité. Toute mesure imposée de manière centralisée, sans tenir compte du contexte communautaire francophone affaiblit le principe de gouvernance partagée.

L’approche du gouvernement risque de miner la confiance des familles, des élèves et du personnel enseignant envers les conseils et nos écoles francophones, en plus d’avoir un impact significatif sur le bon fonctionnement de notre système scolaire francophone.

Au lieu de s’en prendre aux conseils scolaires, nous implorons le gouvernement d’investir adéquatement dans le système d’éducation pour assurer la pérennité du système de langue française, pour adresser la violence dans les écoles et remédier à la pénurie croissante de personnel qualifié.

Nous prenons également connaissance avec préoccupation de l’annonce concernant la réintroduction obligatoire de la présence policière dans les écoles de la province.

Il est impératif que toute décision liée à la sécurité dans les écoles repose sur une approche fondée sur les droits de la personne, la recherche probante incluant Rêves repoussés : les élèves noirs du système public d’éducation de l’Ontario de la Commission ontarienne des droits de la personne (CODP) et l’écoute des élèves et des communautés noires, racialisées, autochtones et 2SLGBTQIA+, tout en s’assurant que les initiatives du gouvernement ne nuisent pas, même indirectement, au bien-être des élèves.

L’AEFO prendra le temps d’analyser le projet de loi qui sera déposé sous peu afin de tenir compte des impacts potentiels sur nos membres, nos communautés et surtout nos élèves. »

Gabrielle Lemieux
Présidente de l’AEFO

Déclaration commune de leaders en éducation au Canada

SASKATOON, le 28 mai 2025 Les présidences des organisations enseignantes du Canada se sont réunies à Whitecap, en Saskatchewan, les 26 et 27 mai 2025, pour discuter de la défense de l’éducation publique à travers le pays. Les échanges ont porté sur deux préoccupations majeures : les défis persistants liés à la rétention et au recrutement du personnel enseignant, ainsi que la hausse des incidents de violence et d’agression dans les écoles. 

Les présidences ont réaffirmé leur engagement commun envers l’éducation publique et ont lancé un appel aux gouvernements pour qu’ils investissent davantage dans le personnel enseignant, les services de soutien aux élèves et des milieux scolaires plus sécuritaires. 

Leurs positions sont appuyées par les récentes conclusions du sondage l’enquête Parachute 2024 de la Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants (CTF/FCE), qui soulignent la gravité de la situation : 

Près de 80 % des membres du personnel de l’éducation se disent aux prises avec une charge de travail imprévisible et de plus en plus lourde. Pour 70 % de ces personnes, les piètres conditions de travail sont en cause. 

  • 95 % de professionnelles et professionnels de l’éducation font observer que les pénuries de personnel ont une incidence négative sur les élèves. L’insatisfaction des besoins éducatifs et l’érosion des services et des mesures de soutien spécialisés sont considérées comme les conséquences les plus graves. 
  • 55 % des membres du personnel de l’éducation ont été victimes de violence ou d’agression au cours de la dernière année.  
  • Malgré un taux de signalement élevé de ces incidents, les comités ou les personnes responsables de la santé et de la sécurité n’ont pris des mesures appropriées que dans 25% des cas. Les directions scolaires sont débordées. 

Ces constats témoignent d’une pression croissante exercée sur le personnel enseignant et l’ensemble du système d’éducation publique. Les élèves et le personnel scolaire à travers le Canada méritent des environnements d’apprentissage et de travail sécuritaires et bienveillants. Pourtant, de nombreux établissements continuent de faire face à des conditions difficiles nuisant au bien-être et à la réussite scolaire des élèves. Sans action immédiate, la profession risque de perdre davantage d’enseignantes et d’enseignants qualifiés et chevronnés, ce qui compliquera encore plus le recrutement et la rétention de nouveau personnel. Les défis actuels poussent des travailleuses et travailleurs du milieu à quitter la profession et en découragent d’autres à s’y engager. 

Il n’est pas trop tard pour renverser la tendance, mais des problèmes comme la violence scolaire nécessitent une attention urgente. 

Ensemble, les présidences interpellent les gouvernements provinciaux et territoriaux ainsi que le Conseil des ministres de l’Éducation du Canada pour qu’ils prennent des mesures immédiates dans l’intérêt des élèves à travers le pays. 

Les présidences, ainsi que les organisations qu’elles représentent, sont prêtes à collaborer avec les gouvernements pour améliorer l’éducation publique. Les priorités clés comprennent : 

  • La réduction de l’effectif des classes, pour permettre un enseignement de qualité et un meilleur soutien aux élèves. 
  • L’augmentation du personnel de soutien et de spécialistes dans les écoles.  
  • Des dispositions concrètes concernant la complexité des classes et de la sécurité des environnements d’apprentissage. 
  • La transparence du processus de signalement des incidents violents, y compris les mesures prises. 

Ces priorités reflètent ce qui est essentiel et urgent pour créer les conditions nécessaires à la réussite des élèves et du personnel enseignant. L’accès à une éducation publique de qualité pour tous les élèves est un pilier fondamental de la culture et des valeurs canadiennes, et contribue à une économie forte et à une démocratie vigoureuse.  

Signataires
Jason Schilling — The Alberta Teachers’ Association (ATA)
Gabrielle Lemieux — Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO)
Stéphanie Babineau — Association des enseignantes et des enseignants francophones du Nouveau-Brunswick, Fédération des enseignants du Nouveau-Brunswick (AEFNB/FENB)
Clint Johnston — Fédération des enseignantes et enseignants de la Colombie-Britannique (FECB)
Heidi Yetman — Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants (CTF/FCE)
Mona-Élise Sévigny — Éducatrices et éducateurs francophones du Manitoba (ÉFM)
Karen Brown — Fédération des enseignantes et des enseignants de l’élémentaire de l’Ontario (FEEO)
Lillian Klausen — The Manitoba Teachers’ Society (MTS)
Peter Lagacy — New Brunswick Teachers’ Association, Fédération des enseignants du Nouveau-Brunswick (NBTA/FENB)
Trent Langdon — Newfoundland and Labrador Teachers’ Association (NLTA)
Peter Day — Nova Scotia Teachers’ Union (NSTU)
Justin Matchett — Association des enseignants et enseignantes du Nunavut (AEN)
Rita Mueller — Association des enseignants et enseignantes des Territoires du Nord-Ouest (AETNO)
René Jansen in de Wal — Ontario English Catholic Teachers’ Association (OECTA)
Karen Littlewood — Fédération des enseignantes-enseignants des écoles secondaires de l’Ontario (OSSTF/FEESO)
Mike Foulds — Fédération des enseignantes et des enseignants de l’Ontario (FEO)
Andy Doran — Prince Edward Island Teachers’ Federation (PEITF)
Samantha Becotte — Fédération des enseignantes et enseignants de la Saskatchewan (FES)
Ted Hupé — Association des professionnels de l’éducation du Yukon (APEY)

Réaction au Budget de l’Ontario 2025

OTTAWA, le 16 mai 2025 – Gabrielle Lemieux, présidente de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), a émis la déclaration suivante en lien avec le Budget de l’Ontario 2025 :

« Une fois de plus, le gouvernement Ford affirme faire de l’éducation une priorité, mais le budget provincial dévoilé hier révèle une réalité bien différente. Bien que nous comprenions que nous faisons face à une situation sans précédent, notamment en raison de la guerre tarifaire avec nos voisins du Sud, cela ne saurait justifier les compressions qui affectent directement nos écoles, nos élèves et l’avenir de notre société.

Malgré certaines annonces positives, notamment un investissement de 55,8 millions de dollars sur deux ans pour former 2 600 nouveaux enseignants, le budget ne prévoit aucune augmentation significative du financement de l’éducation pour au moins les trois prochaines années. Cette stagnation prolonge le sous-financement chronique qui affecte notre système éducatif depuis 2018, mettant sérieusement en péril la qualité et l’accessibilité à l’éducation en langue française financée par les fonds publics dans toute la province.

Investir dans l’éducation, c’est investir dans l’avenir de nos enfants et de l’Ontario. Or, le plafonnement annoncé des investissements, qui ne suivent même pas l’inflation, constitue un recul déguisé particulièrement alarmant. Cela risque d’exacerber les défis majeurs auxquels nos écoles sont déjà confrontées, notamment la pénurie persistante de personnel qualifié et la violence scolaire grandissante.

J’aimerais rappeler au gouvernement que les défis du système d’éducation publique en langue française exigent des solutions concrètes et durables, qui vont bien au-delà de mesures superficielles. Je suis curieuse de voir de quelle façon les ressources additionnelles annoncées seront mises en applications, mais sans une répartition équitable pour la formation du personnel enseignant, la situation dans les écoles franco-ontariennes pourrait empirer davantage.

L’AEFO exhorte donc le gouvernement à écouter attentivement le personnel enseignant et à reconnaître leur rôle essentiel dans la formation de la jeunesse franco-ontarienne. Il est impératif que l’éducation devienne une véritable priorité pour garantir l’équité et la prospérité future de notre province.

Par ailleurs, concernant l’investissement crucial de plus de 303 millions de dollars pour les services communautaires en santé mentale et en lutte contre les dépendances, nous saluons cette annonce et veillerons de près à ce que ces fonds soient réellement acheminés au bénéfice direct des travailleuses et travailleurs dans ces services et à nos communautés qui en ont le plus besoin.

Je réitère le fait que nous sommes prêtes et prêts à travailler en partenariat avec le gouvernement afin de trouver des solutions efficaces et équitables. Pour y parvenir, il nous faut un interlocuteur gouvernemental réellement engagé et déterminé à investir dans l’avenir de nos élèves francophones. »

 

Gabrielle Lemieux
Présidente de l’AEFO

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