Élection d’un nouveau comité exécutif à l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO)

OTTAWA, le 21 février 2024, — Près de 170 déléguées et délégués, membres de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), participeront à l’assemblée annuelle du syndicat les 24 et 25 février 2024. Lors de cette assemblée, les déléguées et délégués éliront les membres du comité exécutif provincial de l’AEFO et notamment une nouvelle présidence provinciale. L’actuelle présidente, Anne Vinet-Roy, termine son deuxième mandat, sur une possibilité de deux mandats, à la fin août 2024.

Les médias sont invités à assister au scrutin du comité exécutif pour les élections des postes de conseillères et conseillers, de vice-présidences (première et deuxième) et de présidence provinciale qui se tiendra le dimanche 25 février 2024.

 

Quand : 25 février 2024

Heures : À compter de 9 h

Où : Hôtel Westin Ottawa – 11, promenade Colonel By, Ottawa – Salle Confédération 2 et 3

 

Les médias sont priés de se présenter à la table des inscriptions à leur arrivée.

Les membres du comité exécutif élus seront disponibles pour des entrevues après la levée de l’assemblée vers 11 h 30.

Pour toute demande d’entrevue média et pour assister au scrutin, les médias doivent confirmer leur présence en envoyant un courriel à mboillon@aefo.on.ca.

 

L’AEFO compte environ 12 000 membres et représente les enseignantes et les enseignants des écoles élémentaires et secondaires de langue française de l’Ontario, tant catholiques que publiques, en plus du personnel professionnel et de soutien oeuvrant dans différents lieux de travail francophones.

 

L’AEFO conclut une entente de principe pour les enseignantes et les enseignants franco-ontariens

OTTAWA, le 15 février 2024 — Après plus d’un an et demi de négociations, l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO) a conclu une entente de principe avec le gouvernement et le Conseil des associations d’employeurs, qui représente les conseils scolaires francophones, pour le renouvellement de la partie A des conventions collectives des membres du personnel enseignant et suppléant, échues depuis le 31 août 2022.

« Merci aux membres du personnel enseignant et suppléant pour leur appui pendant ces longues négociations. C’est grâce à leur solidarité et leur force collective que nous avons réussi à démontrer au gouvernement et aux conseils scolaires que l’éducation en français se doit d’être reconnue à sa juste valeur, qu’elle doit être financée de manière équitable et que ses besoins particuliers doivent être pris en compte, sans oublier qu’il est essentiel de prioriser les appuis et les ressources en salle de classe pour améliorer les conditions d’apprentissage des élèves. » a déclaré Anne Vinet-Roy, présidente de l’AEFO.

Les détails de l’entente demeurent confidentiels jusqu’à ce que les membres de l’AEFO la ratifient. La date du vote de ratification sera connue dans un futur rapproché.

En lien avec l’entente, mais de manière distincte, les membres de l’AEFO recevront une rétroaction salariale suivant l’invalidation de la Loi 124 pour la période de 2019 à 2022. La décision de l’arbitre William Kaplan rendue le vendredi 9 février dernier s’appliquera aux membres de l’AEFO qui se verront accorder 0,75 % pour l’année 2019-2020, 0,75 % pour l’année 2020-2021 et 2,75 % pour l’année 2021-2022. Les questions sur la rémunération pour la période de 2022 à 2026 seront quant à elles réglées devant un arbitre neutre.

La partie B des conventions collectives sera négociée localement dans chaque unité.  L’AEFO s’est engagée à ne pas déclencher de grève lors de ses négociations locales pour assurer une stabilité pour les élèves et les membres à quelques mois de la fin de l’année scolaire.

 

L’AEFO compte environ 12 000 membres et représente les enseignantes et les enseignants des écoles élémentaires et secondaires de langue française de l’Ontario, tant catholiques que publiques, en plus du personnel professionnel et de soutien œuvrant dans différents lieux de travail francophones.

AEFO reaches a tentative agreement for Franco-Ontarian teachers

OTTAWA, February 15, 2024 — After over a year and a half of negotiations, the Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), representing Ontario’s French-language elementary and secondary school teachers and occasional teachers, has reached a tentative agreement with the government and the Council of Trustee’s Associations for the renewal of Part A of the collective agreements of its members, which expired on August 31, 2022.

« AEFO would like to thank its members for their support during these lengthy negotiations. Their solidarity and collective strength have succeeded in demonstrating to the government and school boards that French-language education must be recognized, funded fairly, and that its specific needs be taken into consideration, without forgetting that it is essential to prioritize support and resources in the classroom to improve learning conditions for students. » said Anne Vinet-Roy, President of AEFO.

The details of the tentative agreement remain confidential until ratified by AEFO members. The date for the ratification vote will be announced as soon as it is confirmed.

As part of the agreement, but as a distinct matter, AEFO members will receive salary adjustments following the invalidation of Bill 124, for the 2019 – 2022 period. The February 9th ruling by arbitrator William Kaplan will be applicable to AEFO members who will receive a 0,75% increase for 2019-2020, a 0,75% increase for 2020-2021, and a 2,75% increase for 2021-2022. A neutral arbitrator will address the compensation for the 2022-2026 period.

Part B of the collective agreements will be negotiated locally by each unit. AEFO has pledged not to strike during its local negotiations to ensure stability for students and members, since we are only a few months away from the end of the school year.

 

AEFO has 12,000 members and represents French-language elementary and high school teachers in Ontario, from both Catholic and public school boards, and professional and support staff working in various French-language workplaces.

Une importante victoire pour le mouvement syndical !

OTTAWA, le 12 février 2024 — Anne Vinet-Roy, présidente de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO) a fait, aujourd’hui, la déclaration suivante en réaction à l’invalidation du projet de loi 124, la Loi de 2019 visant à préserver la viabilité du secteur public pour les générations futures :

« La force de solidarité a fait une différence ! Le projet de loi 124, la Loi de 2019 visant à préserver la viabilité du secteur public pour les générations futures est enfin invalidée pour toutes les employées et tous les employés syndiqués. La décision de la Cour d’appel confirme que cette loi est une attaque inconstitutionnelle contre les droits des travailleuses et des travailleurs de négocier collectivement et de faire la grève afin d’améliorer leur rémunération et leurs conditions de travail. Aujourd’hui, un important pas en avant a été franchi et il s’agit d’une grande victoire pour la protection des droits démocratiques. » – Anne Vinet-Roy, présidente de l’AEFO.

Annonce du gouvernement sur l’introduction d’un apprentissage obligatoire sur l’histoire des Noir.e.s et sur la révision des curriculums

OTTAWA, le 8 février 2024— Anne Vinet-Roy, présidente de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), a fait aujourd’hui la déclaration suivante à l’annonce du gouvernement de l’Ontario pour l’introduction d’un apprentissage obligatoire sur l’histoire des Noir.e.s et sur la révision des curriculums tous les cinq ans :

« Nous saluons l’annonce du gouvernement de l’Ontario pour l’introduction d’un apprentissage obligatoire sur l’histoire des Noir.e.s. Il s’agit d’un pas en avant pour bâtir une société plurielle, plus juste et plus équitable. Cela dit, il est essentiel de se rappeler notre histoire, mais il faudra s’assurer que ces apprentissages inclus également de la valorisation et de la reconnaissance des contributions des communautés noires francophones d’aujourd’hui et celles de demain. Il sera primordial que les curriculums en français et en anglais reconnaissent l’apport important des personnes noires francophones en Ontario, au Canada et ailleurs dans le monde qui ont façonné notre histoire et qui contribuent à forger notre avenir.

Par ailleurs, l’AEFO prendra le temps d’analyser l’annonce sur la révision des curriculums tous les cinq ans. Chose certaine, le gouvernement peut faire beaucoup mieux pour faire participer nantes et les enseignants francophones dans l’élaboration des curriculums. Le personnel en éducation doit être mieux informé des recherches que mène le gouvernement en préparation aux révisions pour leur permettre de participer activement aux consultations. Il doit aussi pouvoir prendre connaissance des curriculums avant leur sortie publique pour s’assurer qu’ils répondent réellement aux besoins en salle de classe et plus particulièrement à ceux du système d’éducation en langue française. De plus, le gouvernement doit absolument prévoir les fonds nécessaires pour assurer un accès équitable à des ressources professionnelles d’appui et de formation prêtes à être utilisées en classe avant et pendant la mise en œuvre des curriculums. Ces ressources ne peuvent pas être développées une fois les curriculums sortis. » – Anne Vinet-Roy, présidente de l’AEFO.

Notre patience a atteint ses limites!

OTTAWA, le 6 février 2024— Anne Vinet-Roy, présidente de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), a fait aujourd’hui la déclaration suivante à l’occasion d’une mise à jour sur la négociation collective du personnel enseignant :

« L’AEFO est déçue de constater que lors des quatre dernières journées de négociation pour le renouvellement des conventions collectives du personnel enseignant et suppléant, les négociations n’avancent pas en raison du manque flagrant de flexibilité de certains conseils scolaires catholiques qui s’entêtent à refuser des conditions de travail sans égard à la charge de travail de nos membres; celles-ci sont pourtant déjà acceptées par d’autres conseils scolaires catholiques ainsi que par tous les conseils scolaires publics. Notre patience a atteint ses limites. Nous méritons des conditions de travail à la hauteur des importants services que nous offrons aux élèves. Si aucune avancée n’est faite lors des prochaines rencontres, l’AEFO n’hésitera pas à déclencher la grève si nécessaire. Nous nous mobiliserons pour que l’éducation en français soit reconnue à sa juste valeur, qu’elle soit financée de manière équitable et que ses besoins particuliers soient pris en compte. » – Anne Vinet-Roy, présidente, AEFO

L’AEFO appuie l’Alberta Teacher’s Association et leurs préoccupations sur l’annonce la nouvelle politique sur l’identité de genre

OTTAWA, le 5 février 2024— Anne Vinet-Roy, présidente de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), a fait aujourd’hui la déclaration suivante à l’occasion de l’annonce par le gouvernement albertain de sa nouvelle politique sur l’identité de genre :

« L’AEFO appuie ses homologues de l’Alberta Teacher’s Association et leurs préoccupations sur l’annonce par le gouvernement albertain de sa nouvelle politique sur l’identité de genre qui prévoit, entre autres que le consentement parental sera désormais exigé pour changer de prénom ou de pronom à l’école en Alberta.

Nous reconnaissons et respectons l’important rôle que joue les parents dans la vie de leurs enfants. Nous nous inquiétons toutefois de cette nouvelle politique et de ses impacts sur la sécurité des élèves, notamment les plus vulnérables dans nos écoles.

Nous nous joignons à nos homologues de l’Alberta, aux organismes et aux communautés de partout au Canada qui se portent à la défense des communautés 2ELGBTQIA+ pour dénoncer toute forme d’oppression et de discrimination. Nous réitérons l’importance de consulter le personnel enseignant et les organismes qui œuvrent dans ce domaine dans l’élaboration et la mise en œuvre de politiques, surtout lorsque celles-ci entraînent des conséquences sur les élèves. »

Nous vous invitons à en apprendre plus sur l’identité de genre en consultant :

Resources – Egale

Droits des personnes LGBTI – Canada.ca

Identité sexuelle et expression de l’identité sexuelle | Commission ontarienne des droits de la personne (ohrc.on.ca)

Position de FrancoQueer contre la montée de la violence et de l’intolérance visant les jeunes 2SLGBTQIA+ (yapla.com)

Nouveau site Web et site sécurisé pour les membres de l’AEFO

Pour cette nouvelle année 2024, l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO) fait peau neuve en vous dévoilant des outils de communication renouvelés et dynamiques qui sauront, nous l’espérons, susciter votre intérêt et votre engagement!

Complètement redessinés, le nouveau site Web et le site sécurisé pour les membres de l’AEFO se démarquent par leur navigation simplifiée, de l’information plus facile à trouver et un design modernisé pour les rendre plus engageants. Vous cherchez votre convention collective? Vous avez besoin d’un conseil ou d’un appui de votre syndicat? En quelques clics, vous saurez trouver les réponses à vos questions.

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Un syndicat unique en son genre à redécouvrir

Prenez un moment pour redécouvrir votre syndicat : l’AEFO, branchée sur l’éducation et la francophonie.

Une infolettre renouvelée

L’infolettre dédiée aux membres (anciennement Info AEFO) s’appelle désormais En bref. Ce titre de publication, bien connu pour l’association, existe depuis 1977. En bref sera dorénavant votre publication hebdomadaire de choix pour rester informée et informé des dernières nouvelles concernant votre syndicat et pour prendre connaissance d’une foule d’informations qui vous seront utiles dans le cadre de votre travail. Surveillez vos courriels pour lire très prochainement votre En bref.

Un magazine au cœur des enjeux qui sont importants pour vous

Restez à l’affût de notre nouveau magazine numérique Le Trait d’union. Ce magazine trimestriel, destiné aux membres, au grand public et à nos partenaires, saura piquer votre curiosité avec des articles et des ressources pertinentes pour en savoir davantage sur les priorités syndicales, les unités locales et les dossiers de l’heure, tout en mettant en vedette des membres. Un magazine qui, nous l’espérons, entretiendra votre flamme syndicale!

Pénurie de personnel enseignant francophone : une menace pour l’éducation franco – ontarienne

Par Amélie Cournoyer, rédactrice agréée

L’évaluation de vos qualifications à des fins salariales ne se fait pas automatiquement; c’est à vous d’y voir!

En 2015, le gouvernement Ford décidait de réduire de moitié le nombre de diplômes décernés en enseignement chaque année ainsi que de prolonger le programme de formation d’un an. « Ces mesures ont été prises pour diminuer le surplus important de main-d’œuvre dans le système scolaire anglophone et aussi pour arrimer la durée du programme de formation avec les autres provinces canadiennes. Mais elles ne tenaient pas compte du relatif équilibre que nous avions, nous, dans le système francophone », explique Anne Vinet-Roy, présidente de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO). Elle ajoute : « Ces mesures ont aujourd’hui des conséquences importantes sur la pérennité de notre système d’éducation en langue française. »

Les facultés d’éducation certifient maintenant environ 500 nouvelles enseignantes et nouveaux enseignants annuellement, alors qu’il en faudrait un peu plus du double. « Les conseils scolaires réussissent à pourvoir les postes. Mais le problème se déplace vers la suppléance à court et à long termes. Nos listes de suppléance sont à peu près vides, ce qui fragilise énormément le système », précise Isabelle Girard, directrice générale de l’Association des conseils scolaires des écoles publiques de l’Ontario (ACÉPO).

En parallèle, les écoles de langue française en Ontario ont connu une hausse de leurs inscriptions d’environ 2 000 élèves par année entre 2015 et 2021, ce qui représente une augmentation totale de près de 13 %. « Cette importante hausse est entre autres due à l’augmentation de l’immigration francophone et de la population en général », indique Yves Lévesque, directeur général de l’Association franco-ontarienne des conseils scolaires catholiques (AFOCSC). Mais ce n’est pas tout. « Nous sommes victimes de notre succès. Les parents reconnaissent la qualité de notre enseignement et de nos milieux d’éducation », affirme Isabelle Girard.

Des problèmes de rétention de main-d’œuvre 

Les difficultés de rétention de la main-d’œuvre expliquent aussi la pénurie de personnel. Selon un rapport de l’Ordre des enseignantes et des enseignants de l’Ontario (OEEO) publié en 2021, 30 % des diplômées et diplômés des programmes de formation en langue française ne renouvellent pas leur certificat de qualification après cinq ans. « L’expérience éducative des élèves francophones est semblable à celle des élèves anglophones, mais cela a un prix : la charge de travail est beaucoup plus grande du côté francophone à cause du manque flagrant de ressources pédagogiques et professionnelles en français. Cette pression pourrait expliquer en partie qu’il y a plus de francophones qui quittent la profession », avance la présidente de l’AEFO.

Le personnel enseignant qualifié provenant d’autres provinces canadiennes ou de l’étranger ainsi que les enseignants et enseignantes à la retraite sont appelés en renfort. « Mais c’est seulement l’une des nombreuses actions qui doivent être posées si nous voulons surmonter le problème », soutient Isabelle Girard. « Les solutions devraient venir de chez nous », pense pour sa part Yves Lévesque, en évoquant entre autres le phénomène généralisé de pénurie de main-d’œuvre dans l’ensemble des provinces canadiennes. « On doit augmenter le nombre de candidates et de candidats à l’enseignement dans nos institutions universitaires », poursuit-il.

Une augmentation importante des permissions intérimaires

Résultat : le nombre de personnes non certifiées qui enseignent en vertu d’une permission intérimaire est passé d’environ 200 à plus de 700 entre 2017 et 2022. Et ce nombre pourrait atteindre 2 500 d’ici 2026. « La moitié des permissions intérimaires sont accordées à des conseils scolaires francophones, alors que le personnel du système d’éducation en langue française représente seulement 5 % des effectifs », souligne Anne Vinet-Roy.

Cet afflux de personnel non certifié affecte la qualité de l’enseignement. « Il y a des gens qui se retrouvent devant les élèves sans formation en pédagogie ni en gestion de classe. Connaître la matière et l’enseigner, c’est deux choses différentes, il y a des habiletés et des stratégies pédagogiques qui sont nécessaires », poursuit la présidente de l’AEFO. Yves Lévesque tient à ajouter : « Les élèves francophones continuent d’obtenir de meilleurs résultats que les élèves anglophones dans les examens de l’OQRE [Office de la qualité et de la responsabilité en éducation] mais, avec la pénurie d’enseignantes et d’enseignants et l’augmentation de la charge de travail, ça met tout notre système sous pression. »

Un rapport, 37 recommandations

Un groupe de travail sur la pénurie des enseignantes et des enseignants dans le système d’éducation en langue française de l’Ontario a été créé en 2019, regroupant l’AEFO, l’ACÉPO, l’AFOCSC et le ministère de l’Éducation de l’Ontario. Après une trentaine de rencontres en un peu plus d’un an, le groupe a soumis son rapport au ministre de l’Éducation, Stephen Lecce, en février 2021.

Le document contient 37 recommandations visant à réduire la pénurie, voire à l’enrayer. Les autrices et auteurs du rapport insistent notamment sur la nécessité d’arrimer la diplomation avec les besoins du système scolaire francophone, de favoriser l’insertion professionnelle et la rétention du nouveau personnel enseignant, de valoriser publiquement les professions en éducation et de promouvoir les opportunités d’emploi en éducation en français.

Un manque de volonté politique 

En mai 2023, l’AEFO, l’ACÉPO et l’AFOCSC ont uni leurs voix pour décrier publiquement l’inaction du gouvernement dans la mise en œuvre des recommandations, alors que des solutions concrètes lui avaient été soumises plus de deux ans auparavant. « Le gouvernement a repris certains éléments pour développer sa propre stratégie [la Stratégie ontarienne de recrutement et de rétention du personnel enseignant de langue française 2021-2025], qui ne donne aucun résultat concret, parce que celui-ci n’est pas prêt à faire des investissements significatifs et qu’il semble croire que l’éducation de langue française et les programmes d’immersion ont les mêmes besoins », déplore Anne Vinet-Roy.

Le groupe de travail signale que ses recommandations phares ont été écartées, telles que la nécessité de former au moins 500 enseignantes et enseignants supplémentaires par année ainsi que d’offrir une aide financière pour favoriser le recrutement (pour les stages ou la formation du personnel) et couvrir les coûts additionnels engendrés par les programmes de formation à l’enseignement en français en contexte minoritaire. « Le gouvernement a les solutions, le budget et la collaboration de tous les partenaires nécessaires à la mise en œuvre des recommandations. Il ne manque que la volonté politique pour assurer des résultats concrets, rapides, structurants et permanents pour le système scolaire de langue française », ont conjointement déclaré les associations du groupe de travail par voie de communiqué.

Des pas dans la bonne direction

Au niveau fédéral, le nouveau Plan d’action pour les langues officielles 2023-2028 et l’injection d’un milliard de dollars supplémentaires pour les minorités francophones prévue au budget 2023 arrivent à point selon les trois associations francophones.

Le gouvernement provincial a lui aussi fait quelques avancées. Isabelle Girard salue notamment la nouvelle initiative consistant à réduire de moitié le nombre maximum de jours pour l’évaluation par l’OEEO des dossiers d’enseignantes et d’enseignants qualifiés provenant de l’étranger. De plus, en septembre dernier, le gouvernement Ford a annoncé l’ajout de 110 places dans le baccalauréat en éducation en français de l’Université d’Ottawa (70 places) et de l’Université de l’Ontario français (40 places). « C’est un pas dans la bonne direction, mais ce n’est pas suffisant », regrettent les porte-parole des trois associations.

La nécessité d’investir

Selon le groupe de travail, le gouvernement provincial doit rapidement investir dans le système d’éducation francophone. « On ne peut pas gérer le système d’éducation francophone comme le système anglophone, soutient Yves Lévesque. Le système est différent, il a des besoins différents, donc le financement doit être bonifié pour atteindre un niveau d’éducation équitable. »

Le groupe de travail soutient que les 45 millions de dollars non dépensés du montant total alloué à l’éducation dans le budget 2022-2023 de l’Ontario auraient pu servir à contrer la pénurie. « On continue de faire de fortes pressions sur le gouvernement pour qu’il réponde à ses obligations constitutionnelles d’offrir une éducation réellement équivalente à celle de la majorité anglophone. Présentement, ce droit est menacé », affirme Anne Vinet-Roy, en faisant référence à l’article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés garantissant le droit à l’instruction dans la langue de la minorité.

Une question de survie pour les communautés francophones

Le groupe de travail tient à rappeler que la vitalité et la survie des communautés franco-ontariennes dépendent en grande partie de l’éducation dispensée aux jeunes francophones de la province.

« Le mandat des écoles de langue française est, oui, de former académiquement les élèves, mais elles ont aussi un mandat de construction identitaire, de développement d’un sentiment d’appartenance à notre langue et à notre culture. Si on veut créer une communauté franco-ontarienne riche pour le futur, il faut avoir des écoles qui vont être des pôles pour développer cette richesse communautaire », conclut la présidente de l’AEFO.

Redécouvrez l’AEFO, branchée sur l’éducation et la francophonie!

OTTAWA, le 30 janvier 2024 – Alors qu’elle s’apprête à donner le coup d’envoi des célébrations entourant son 85e anniversaire, l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO) fait peau neuve en dévoilant des outils de communication renouvelés et innovants.

Complètement redessiné, le nouveau site Web de l’association se démarque par sa navigation simplifiée, de l’information plus facile à trouver et un design modernisé pour le rendre plus engageant et dynamique. « Comme syndicat à l’écoute de nos membres et de leurs besoins, il est essentiel pour l’AEFO de se renouveler afin de toujours mieux communiquer les services de haute qualité que nous offrons aux membres pour les représenter et défendre leurs intérêts professionnels et économiques. », déclare Anne Vinet-Roy, présidente de l’AEFO.

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Un nouveau magazine

L’AEFO lance également un tout nouveau magazine numérique: Le Trait d’union. Ce magazine trimestriel destiné à ses membres, au grand public et à ses partenaires présentera des articles et des ressources pertinentes sur les priorités syndicales, les unités locales et les dossiers de l’heure, tout en mettant en vedette des membres. « Ce magazine traitera d’enjeux qui sont importants pour nos membres et nos communautés franco-ontariennes. Le Trait d’union, comme son nom l’indique, servira de lien entre l’association et ses membres, en démontrant l’impact que peut avoir la force collective et syndicale pour accomplir de grandes choses ensemble. » conclut Anne Vinet-Roy.

 

L’AEFO compte environ 12 000 membres et représente les enseignantes et les enseignants des écoles élémentaires et secondaires de langue française de l’Ontario, tant catholiques que publiques, en plus du personnel professionnel et de soutien œuvrant dans différents lieux de travail francophones.

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